Marche mondiale des femmes

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  • 23 août 2010 – par Eve Cantin Lafrance

    La Marche mondiale au Québec accessible à toutes !

    Mobilisation et accessibilité pour les femmes handicapées

    Nous avons à cœur l’accessibilité et la participation des femmes handicapées à la Marche mondiale des emmes. Afin de faciliter une meilleure accessibilité des événements que vous organisez, nous avons colligé quelques trucs et conseils concrets qui faciliteront la participation des femmes handicapées aux actions que vous organisez dans vos régions! Vous pouvez consulter ou télécharger le document dans la section spéciale sur la Marche mondiale des femmes, en cliquant sur l’onglet «Informations pratiques».

  • 9 août 2010 – par Isabelle Langlois

    L’ONU reconnaît que l’accès à l’eau est un droit

    Le 28 juillet dernier, l’Assemblée générale de l’ONU a voté une résolution reconnaissant l’accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme un droit humain.

    Le hic, c’est que le Canada de M. Harper s’est abstenu. Autre éloquent exemple de la volonté sans limites des conservateurs de marchander tout ce qui est marchandable et d’en tirer profit.

    Or les féministes du monde et du Québec le revendiqueront tant qu’il le faudra: l’eau; comme la santé, l’éducation, et le vent, n’est PAS UNE MARCHANDISE!!!

    En 2010, la Marche mondiale des femmes demande que l’Assemblée nationale du Québec interpelle le gouvernement canadien afin qu’il reconnaisse que l’eau est un droit fondamental qui doit être exclu de l’ALÉNA.

    Que c’est satisfaisant de faire partie d’un tel mouvement!

  • 1 juin 2010 – par Claudette Lambert

    On a hissé le drapeau de la Marche à Rivière-du-Loup

    Félicitations aux filles du Bas St-Laurent qui ont convaincu leur MRC de faire flotter le drapeau aux couleurs de la Marche mondiale des femmes au mat de l’hôtel de ville de Rivière-du-Loup. Cette action vise à faire connaitre les revendications de la Marche et offre une visibilité extraordinaire. Une belle initiative, qui pourait être reprise dans d’autres régions ?

    Lire l’article dans l’info dimanche

  • 20 mai 2010 – par Claudette Lambert

    Des femmes inspirantes

    Marche AMUN à MontréalHier, nous avons vécu un moment émouvant en accueillant les marcheuses de la Marche AMUN. Ces femmes, parties de Wendake le 4 mai dernier, se dirigent vers Ottawa. 500km de marche ! Pourquoi ? Pour sensibiliser la population québécoises sur les discriminations dont sont victimes les femmes autochtones dans la Loi sur les Indiens depuis 1876. Les marcheuses demandent au gouvernement canadien de mettre fin une fois pour toute aux discriminations basées sur le sexe.

    Nous étions côte à côte pour crier notre indignation devant tant d’injustices commises envers les femmes autochtones et nous seront aussi ensemble en octobre pour la Marche mondiale des femmes. Nous sommes déterminées et nous n’allons pas nous taire.

    Pour connaitre toutes les revendications de la Marche AMUN, Lire le communiqué de Presse

  • 6 mai 2010 – par Claudette Lambert

    Des nouvelles de l’international (MMF)

    Les progrès réalisés dans chaque pays en travaillant avec divers groupes de femmes. L’intensification de nos relations avec des femmes du mouvement mixte. L’augmentation de la participation des jeunes. Le fait que, dans plusieurs pays, il y a eu un renouvellement de l’approche du féminisme par les médias. Tous ces éléments ont été des progrès très positifs qui peuvent déjà être observés dans les actions qui ont ouvert notre Troisième Action Internationale, du 8 au 18 mars. 

    En même temps, le scénario dans lequel l’action internationale s’est développée présente des défis, comme ceux de réaliser des actions dans des contextes politiques marqués par des conflits et par une crise systémique, ce qui cause des changements idéologiques (l’augmentation de l’offensive conservatrice et contre les droits acquis), et aussi rend l’accès aux ressources plus difficile. Il a également été observé la nécessité d’organiser des débats et séminaires pour approfondir les thèmes et élaborer des plateformes nationales relatives à chacun des quatre champs d’action. 

    Cette édition fait un panorama de ce qui s’est passé durant la première étape. Jusqu’à la fermeture de cette édition, nous avons reçu des nouvelles de 45 pays. Les photos ci-dessous sont issues de pays qui n’ont pas eu de photos publiées dans l’édition de mars. 

    En solidarité féministe,

    Secrétariat International

  • 28 avril 2010 – par Claudette Lambert

    Alexa Conradi à la première chaîne de Radio-Canada

    Une longue et bonne entrevue de la Présidente de la FFQ, Alexa Conradi, sur le refus du gouvernement Harper d’inclure le financement des services d’avortement à l’étranger.

    Cliquez ici

  • 23 avril 2010 – par Alexa Conradi

    L’ABC d’une rencontre internationale et un rendez-vous en RDC

    Nos journées se passent en français, en anglais et en espagnol. Une équipe d’interprètes au nombre de deux nous permet de travailler ensemble. Parmi les membres du comité international, la plupart ont pour langue maternelle une de nos trois langues, certaines en parlent trois mais pour quelques-unes, les langues de travail constituent leur deuxième ou troisième langue. Vous pouvez imaginer que la communication est forcément longue et peut s’avérer ardue. Pendant qu’une fait une intervention dans un micro, on entend les deux femmes faire l’interprétation, car elles sont juste à côté de nous. Donc trois personnes parlent simultanément alors qu’en plus les écouteurs émettent un bruit de fond. Nos réunions durent en moyenne dix heures sans compter la pause du midi. À la fin de la journée, les membres du comité international sont très épuisées.

    Le comité international est composé de deux femmes par continent et se réunit deux fois l’an. Nous sommes ici pour entamer le bilan des actions de 2010. Certains pays ont déjà fait leurs actions alors qu’au Québec et ailleurs, la majeure partie reste à venir. Aussi, nous planifions davantage l’action en République démocratique du Congo (RDC) qui sera le rendez-vous international pour clôturer les actions de 2010. Nous identifions des priorités pour les trois années à venir pour faire face aux défis posés par le caractère patriarcal des crises économiques, politiques, alimentaires et climatiques et leurs impacts sur les droits des femmes. Enfin, nous parlons d’alliances avec d’autres réseaux féministes internationaux et avec des mouvements comme Via Campesina, l’Assemblée des mouvements sociaux tout comme de notre rôle au sein du Forum social mondial. Nous ajoutons à cela des priorités pour faire face aux défis au niveau de la consolidation et du développement d’un réseau si grand, mais avec si peu de ressources financières.

    Je m’arrête donc sur un seul de ces sujets : l’événement international qui clôturera la 3e action internationale de la Marche en octobre 2010. Pourquoi nous allons en République démocratique du Congo (RDC) ? Le pays sort d’un conflit majeur qui a duré plus de seize ans. Pendant ce conflit, beaucoup de femmes ont subi des agressions sexuelles que les forces armées ont utilisées comme stratégie de guerre. On nous a rapporté plusieurs histoires révoltantes comme celle de ces 13 femmes qui ont été enterrées vivantes après avoir subi des viols. Il s’agit d’un moyen pour affaiblir la résistance des femmes voire même du peuple entier. C’est aussi un moyen pour propager le VIH/SIDA dans la population.

    Les Congolaises accueilleront des femmes de partout dans le monde et plus particulièrement des pays des Grands Lacs de l’Afrique. Cette région a connu aussi des conflits armés. Nous voulons ainsi mettre l’emphase sur les critiques féministes de la guerre et de la militarisation. Les Congolaises souhaitent ériger un monument à la mémoire des femmes agressées sexuellement. Nous souhaitons aussi, par notre action, renforcer l’autonomie socio-économique des femmes ainsi que leur influence dans leur pays en demandant la construction d’une maison pour femmes. Alors que la guerre est terminée, des milices continuent à sévir dans l’est et le nord du pays. Nous profiterons également de l’activité pour dénoncer les intérêts économiques qui maintiennent le conflit dans la RDC notamment avec la complicité des milices. On pense ici aux entreprises transnationales qui pillent davantage les ressources minières sans que le gouvernement n’intervienne, car trop occupé par la lutte contre les milices locales et étrangères. Enfin, nous voulons contribuer à l’avènement d’une paix durable en commençant par la démilitarisation de l’Est de la RDC et le désengagement progressif et concerté de la MONUC (les forces de l’ONU).  

    Cette action internationale qui réunira entre 600 et 1000 femmes de la Marche mondiale des femmes venant d’une cinquantaine de pays sera l’occasion de bâtir des solidarités entre femmes vivant en zone de conflit. Les femmes, notamment celles venant de pays en paix, approfondiront leur compréhension des enjeux en échangeant avec celles qui sont jusqu’à très récemment touchées par l’insécurité et la violence.

    Malgré nos longues journées, notamment la dernière qui a terminé à 01h30 (du matin), je sors de cette réunion d’autant plus ferme dans mon attachement à la Marche mondiale des femmes comme lieu de création des alternatives et pour nous donner de l’espoir. Les femmes du comité international ont une connaissance, une expertise et une passion qui est extrêmement touchante et inspirante. On ne savait pas il y a plus de dix ans lorsqu’on a créé ce réseau mondial de féministes dans l’action qu’il allait résonner tant dans la vie des femmes qui l’ont adopté. C’est magnifique de voir des femmes du Sud, du Nord, de l’Est et de l’Ouest travailler ensemble dans un esprit engagé et sans trace de charité nord-sud. Nous avons une lutte commune à poursuivre contre le patriarcat, le capitalisme et le racisme, trois grands systèmes d’oppression des femmes prenant certes des formes différentes, que ce soit au Québec ou au Pakistan, mais puisant ses forces des mêmes sources. Avec le Congo, on voit comment le patriarcat (viols), capitalisme (pillage des ressources par des entreprises transnationales) et militarisation (guerre) se combinent pour rendre la vie invivable pour les femmes. Cette situation nous permet de comprendre pourquoi même en 2010, tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche.

  • 19 avril 2010 – par Alexa Conradi

    De Montréal à Cape Town pour la MMF

    Je suis à Cape Town en Afrique du Sud pour une réunion du comité international de la Marche mondiale des femmes. C’est la première fois que je suis en contact direct avec notre mouvement international. En 2000, mes responsabilités m’ont tenu loin des rencontres et  actions internationales de la Marche. C’est donc avec une grande fébrilité que j’ai quitté Montréal pour aller à la rencontre de ces femmes des cinq continents.

    Le voyage pour se rendre est très long. De Montréal, on fait une escale à Amsterdam pour arriver au Cape vingt-quatre heures plus tard. En arrivant à l’aéroport du Cape, je suis passée aux douanes. Après avoir expliqué les raisons de ma visite, le douanier m’a souhaité la bienvenue en Afrique du Sud. Sous l’Apartheid, jamais un noir ne m’aurait pu accueillir. J’étais très émue de fouler le sol de ce pays ayant connu une lutte si fondamentale pour la dignité humaine et la justice raciale.

    C’est fantastique de pouvoir enfin voir ce pays qui m’a tant inspirée. Ma première manifestation était contre l’Apartheid. J’ai suivi le parcours de ce pays depuis la libération de Mandela aux démarches de la Commission sur la vérité et la réconciliation qui a permis une transition pacifique vers la démocratie. Même mes recherches universitaires sur les relations entre autochtones et non-autochtones se sont inspirées des expériences de l’Afrique du Sud.

    L’Apartheid marque les expériences des femmes. Willemina, notre hôtesse, nous raconte comment les plages qui parcourent les berges du Cape étaient jadis réservées aux blancs. Il n’y avait qu’un endroit où elle et les autres personnes de couleurs pouvaient se baigner, soit dans un port plein de boues et du détritus. Ça lui arrive encore d’être émue devant le fait qu’elle peut maintenant se promener librement et se baigner sur la plage de son choix.

    Même si la situation politique et civique a changé pour le mieux, les divisions économiques raciales demeurent vives. Hier soir, des travailleuses domestiques faisant partie d’un syndicat sont venues souper avec nous. Il y en a 500 000 dont la majorité est noire au service de familles blanches. Elles se sont donné une protection syndicale et la force qui l’accompagne, chose impossible selon les lois québécoises actuelles. C’est inspirant de constater leur démarche. 

    J’arrête là pour le moment, car le travail m’appelle. Aussitôt que possible, je vous écrirai sur les objets de notre rencontre.

    Alexa

  • 13 avril 2010 – par Claudette Lambert

    Imaginez 3 minutes sans les femmes

    Avez-vous vu ce clip ? Il a été réalisé dans le cadre de la Journée internationale des femmes 2010. Un super freeze collectif au Complexe Desjardins, imaginé par la Coalition régionale montréalaise de la Marche mondiale des femmes 2010.  Félicitations à toutes ça pourrait en inspiere d’autres….

    http://marinoarseno.wordpress.com/2010/04/13/imaginez-3-minutes-sans-les-femmes/

    Mots-clés : ,
    Luttes : Marche mondiale des femmes
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