Discrimination

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  • 23 août 2010 – par Eve Cantin Lafrance

    La Marche mondiale au Québec accessible à toutes !

    Mobilisation et accessibilité pour les femmes handicapées

    Nous avons à cœur l’accessibilité et la participation des femmes handicapées à la Marche mondiale des emmes. Afin de faciliter une meilleure accessibilité des événements que vous organisez, nous avons colligé quelques trucs et conseils concrets qui faciliteront la participation des femmes handicapées aux actions que vous organisez dans vos régions! Vous pouvez consulter ou télécharger le document dans la section spéciale sur la Marche mondiale des femmes, en cliquant sur l’onglet «Informations pratiques».

  • 2 juillet 2010 – par Isabelle Langlois

    Une répression policière qui me fait honte!

    Depuis la fin de semaine dernière, nous apprenons dans quel contexte ont eu lieu la majorité des plus de 900 arrestations à Toronto dans le cadre des manifestations contre le G-8 et le G-20, et comment les personnes arrêtées ont par la suite été traitées. Ce que j’apprends me révolte et me fait honte: Arrestations sans raisons, profilage linguistique, intimidation, non respect des droits et de la dignité humaine et, comme si la liste n’était pas assez longue et choquante: harcèlement sexuel voire agression. Alors que nos gouvernements font des campagnes publicitaires pour dénoncer le harcèlement sexuel, il est tout simplement inacceptable que des policiers menacent de violer des femmes dans le cadre de leurs fonctions, d’autant plus parce nombreuses de ces femmes ont été emprisonnées sans raisons valables. Je suis outragée, remplie de compassion envers ces femmes, et déterminée à ce que je puisse léguer à mon enfant un monde où il est toujours possible d’exprimer publiquement sans menaces une vision du monde autre que celle de l’ordre établit.

  • 28 juin 2010 – par Claudette Lambert

    Appui au projet de loi C-304

    La Fédération des femmes du Québec et le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale vous invite à appuyer le projet de loi C-304, un projet de loi qui vise à assurer aux Canadiennes et aux Canadiens un logement sûr, adéquat, accessible et abordable. 

    Nous n’avons pas réussi à convaincre le Bloc québécois de voter en faveur du projet de loi C-304 qui nous donnerait plus de poignées pour faire valoir le droit à un logement sécuritaire et abordable dans l’avenir. 

    Pour nous aider à convaincre le Bloc québécois, nous vous invitons à signer cette pétition en ligne dès maintenant :

    http://salsa.wiredforchange.com/o/2749/c/4714/t/5818/campaign.jsp?campaign_KEY=2240

    Merci de votre aide !

  • 11 juin 2010 – par Alexandra Pierre

    Profilage racial : rendons les femmes visibles!

    C’est en substance que la FFQ est allée plaider hier lors des consultations de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) sur le profilage racial. Les membres de la Commission ont semblé apprécier notre contribution féministe et nos pistes de réflexions, soit :

    • se pencher sur les impacts spécifiques du profilage racial sur les femmes comme citoyennes, mères, conjointes, etc.;
    • élargir la définition du profilage afin qu’elle prenne en compte des  discriminations qui se traduisent par une invisibilité des problématiques. Par exemple, le manque protection des femmes autochtones par la police, en lien avec des préjugés tenaces.

    Le profilage, qu’il soit racial, social ou politique, est une question qui soulève beaucoup de passions en ce moment. En plus des consultations de la CDPDJ, la FFQ participe, hier et aujourd’hui, à un colloque de la Ligue des droits et libertés et du RAPSIM sur le profilage discriminatoire. Ce colloque pose des questions essentielles : À qui appartient l’espace public? Les itinérantEs, les personnes racisées ou minorités visibles, les militantEs politiques et autres marginaliséEs ont-ils la légitimité pour l’occuper? Évidemment, à la dernière interrogation, les participantEs du colloque répondent fermement : Oui! Le racisme et les discriminations ne peuvent JAMAIS être le prétexte évoqué pour « maintenir l’ordre public ».

    Le phénomène du profilage nous rappelle quand même que les rapports de domination s’expriment aussi dans les espaces publics. Cependant, comme les lieux de travail pour les marxistes ou l’espace domestique pour les féministes, c’est aussi dans ces lieux porteurs de sens qu’il est possible d’agir collectivement.

    Lire la position défendue par la FFQ dans le cadre de la commission

    Pour en savoir plus sur les consultations de la CDPDJ

  • 10 juin 2010 – par Alexandra Pierre

    Le travail domestique n’est pas un vrai travail….

    C’est ce que semble dire le gouvernement libéral en déposant le projet de loi 110, « Loi modifiant le régime de santé et de sécurité du travail pour accorder une plus grande protection à certains domestiques ».

    Ce projet de loi est en contradiction avec les recommandations de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, qui affirmait que l’exclusion de la CSST des travailleurs-euses domestiques étaient une triple discrimination basée 1.- sur le sexe – ce sont majoritairement des femmes, 2.-sur la « race » – elles sont en majorité des immigrantes ou racisées, et 3 – sur la condition sociale – elles ont de situations précaires et à faibles revenus.

    Le projet de loi 110 continuerait d’exclure certaines travailleuses de la couverture automatique de la CSST ou ne leur offrirait qu’une couverture partielle, entre autres concernant les congédiements abusifs. Les autres travailleurs-euses du Québec ont pourtant droit à toutes les protections de la CSST, quel que soit le nombre d’heures effectuées.

    Sur ce dossier, le gouvernement  Charest avait l’occasion de faire un pas en avant pour améliorer significativement la vie de milliers de femmes mais aussi pour reconnaître, comme l’affirment les féministes depuis longtemps, que le travail domestique est UN TRAVAIL.

    La FFQ, qui est impliquée dans la lutte menée par les aides familiales depuis de nombreuses années, réclame une commission parlementaire pour aller dire au gouvernement de refaire ses devoirs.

    Pour le communiquez du projet de loi : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/June2010/04/c2207.htm .

    Pour la réaction de la « Coalition pour la CSST des travailleurs-euses domestiques » : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/June2010/04/c2323.html .

  • 9 juin 2010 – par Alexandra Pierre

    Solidarité pour Cristal, Sheila, et leur petite fille

    Alors que les parlementaires canadiens continuent à se demander quoi faire avec le dangereux projet de loi C-11 (voir le mémoire de la FFQ : http://www.ffq.qc.ca/2010/05/memoire-sur-lavant-projet-de-loi-c-11/ ), une histoire vient nous confirmer l’importance d’un système de refuge accessible, juste et indépendant.

    Cristal a quitté le Mexique avec sa fille après que la cour mexicaine ait menacé de lui retirer la garde de sa fille, simplement parce qu’elle vivait avec une femme. Un an et demi plus tard, le père est venu au Québec pour essayer de convaincre le juge que la de la petite fille et influencer son orientation sexuelle.

    Il y a encore de nombreuses étapes à franchir avant que Sheila, sa compagne et sa petite fille puissent obtenir leur résidence permanente au Canada, car maintenant elles attendent une décision concernant leur statut comme réfugiées. De plus, elles doivent se défendre contre une demande d’extradition du Mexique (elle est toujours accusée d’avoir kidnappé sa fille).
     
    Demande de soutien

    L’organisation LEGIT a couvert une partie des frais juridiques liés aux démarches de Cristal. En tant que lobby et groupe de soutien, LEGIT fournit des informations sur l’immigration, accompagne les personnes LGBT tout en travaillant pour que prennent fin les discriminations dans les lois sur l’immigration.

    La Coalition des familles homoparentales appelle à soutenir financièrement cette famille. Les dons effectués serviront à ce que la famille puisse payer ses frais juridiques canadiens et mexicains et les autres démarches nécessaires à leur défense (vidéoconférence avec avocats du Mexique, photocopies, etc). Si vous pouvez donner quelque chose, même si ce n’est qu’un peu, vous aiderez ces deux femmes dans leur combat pour trouver un endroit sûr et accueillant pour leur famille.
     
    Les chèques doivent être adressés à la Coalition des Familles Homoparentales, et accompagnés d’une note indiquant que c’est pour Alexa, la fille de Cristal. Les contributions peuvent être envoyées au 2401 Coursol, Montréal (QC), H3J 1C8.
     
    La Coalition a aussi créé un compte PayPal pour que vous puissiez payer directement de votre ordinateur.  Voici le lien:
    http://www.familleshomoparentales.org/html/fr/index.html

    Pour plus d’information, vous pouvez vous pouvez aussi visitez le www.familleshomoparentales.org.

  • 28 mai 2010 – par Alexandra Pierre

    Des nouvelles de notre passage au Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration

    Hier, la FFQ accompagnée de la Coalition des familles homoparentales, a présenté un mémoire sur la réforme du système d’obtention du statut de réfugié. Devant des députés des trois partis fédéraux, nous avons défendu un système où tous les demandeur-EUSES-s d’asile pourraient être entenduEs, sans discrimination. Nous refusons la notion de pays « sûrs » qui empêcherait certains demandeur-EUSES-s d’avoir accès à un appel, suite à un 1er refus. Cela toucherait particulièrement les femmes et les personnes LGBT car,  dans plusieurs pays que l’on considère « pacifiques », la violence conjugale, les viols systématiques, l’exploitation sexuelle des femmes ou les crimes haineux, les agressions voire les poursuites judiciaires contre les homosexuels sont chose courante. 

    Par ailleurs, dans le projet de loi C-11, la possibilité de faire une demande pour considérations humanitaires n’existe plus. Les demandes pour considérations humanitaires sont essentielles pour prendre en compte des cas qui ne rentrent pas dans les « cases » de l’administration, entre autres lorsque la sécurité ou le développement d’un enfant sont en jeu.

    Il faut stopper le projet de loi C-11 des conservateurs!

    Seuls les libéraux n’ont pas pris de positions claires sur ce projet de loi, alors qu’il sera étudié dès la semaine prochaine. Contactez-les !

    Dites leur que vous ne voulez pas que les personnes réfugiées soient choisis en fonction de leur pays d’origine mais bien en fonction des dangers auxquels elles font face.

    Exigeons que les demandes pour considérations humanitaires soient accessibles pour les personnes qui doivent venir s’installer au Canada.

    Vous pouvez avoir plus de détail en lisant notre mémoire

    Cliquez ici pour un exemple de courriel afin d’interpeller les libéraux
  • 20 mai 2010 – par Claudette Lambert

    Des femmes inspirantes

    Marche AMUN à MontréalHier, nous avons vécu un moment émouvant en accueillant les marcheuses de la Marche AMUN. Ces femmes, parties de Wendake le 4 mai dernier, se dirigent vers Ottawa. 500km de marche ! Pourquoi ? Pour sensibiliser la population québécoises sur les discriminations dont sont victimes les femmes autochtones dans la Loi sur les Indiens depuis 1876. Les marcheuses demandent au gouvernement canadien de mettre fin une fois pour toute aux discriminations basées sur le sexe.

    Nous étions côte à côte pour crier notre indignation devant tant d’injustices commises envers les femmes autochtones et nous seront aussi ensemble en octobre pour la Marche mondiale des femmes. Nous sommes déterminées et nous n’allons pas nous taire.

    Pour connaitre toutes les revendications de la Marche AMUN, Lire le communiqué de Presse

  • 17 mai 2010 – par Alexandra Pierre

    Journée internationale contre l’homophobie : et les lesbiennes ?

    Le 17 mai est la journée internationale contre l’homophobie. De nombreux combats ont été gagnés depuis la décriminalisation de l’homosexualité en 1969, mais beaucoup reste à faire, entre autres concernant la visibilité des lesbiennes. Hé oui, la lesbophobie reste répandue dans notre société et peu de personnes parle de la spécificité de l’expérience lesbienne. Elles continuent de subir des discriminations, voire des agressions physiques et verbales dans les familles, la santé et les services sociaux, les lieux de travail. Le milieu scolaire ne fait pas exception : les jeunes lesbiennes doivent jongler avec leur questionnement identitaire, la difficulté de s’accepter, et de se faire accepter dans un milieu souvent sexiste et lesbophobe. 

    Heureusement, des initiatives permettent de parler cette réalité méconnue. Rappelons qu’une des revendications de la Marche mondiale 2010 est la remise en place des cours d’éducation sexuelle, dans une perspective non sexiste et non hétérosexiste pour que les jeunes filles (et les jeunes garçons) puissent vivre leur sexualité de manière épanouie. 

    Deux livres viennent également d’être publiés sur « l’amour entre filles ».  Ces publications ont le courage de dépeindre des modèles auxquels peuvent s’identifier les jeunes lesbiennes, mais aussi tous les jeunes qui vivent des questionnements identitaires, quelle qu’en soit la raison. Démystifier, combattre les tabous, faire respecter les droits: le travail pour combattre la lesbophobie continue, durant la journée contre l’homophobie comme le reste de l’année. 

    Pour en savoir plus sur les livres cités, lire le reportage de Sylvia Galipeau.

    Mots-clés :
    Luttes : Discrimination
  • 12 mai 2010 – par Claudette Lambert

    La commission « Boys Club » Bastarache

     Plusieurs voix s’élèvent aujourd’hui pour dénoncer la composition, exclusivement masculine, de la commission Bastarache (dont la mission est de revoir les processus de nomination des juges).  La commission compte huit postes et ils seront tous occupés par des hommes. Comment cela est-il encore possible en 2010 ?  Au Québec, 50% des avocats sont des avocates…. alors, comment peut-on justifier qu’on n’a pas réussi à trouver quatre femmes compétentes pour siéger à la commission ? Permettez-moi d’être sarcastique et de croire qu’on a même pas cherché la parité, tout simplement parce que ce n’est pas une réelle préoccupation. Une preuve de plus (comme si on en avait besoin !) qu’on est encore et toujours enferméEs dans la pensée du « Boys Club ».

    À lire la chronique de Marie-Claude Lortie dans La Presse  elle est décapante !

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