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  • 2 mars 2011 – par

    Concours – à la recherche d’une signature visuelle

    Pour participer aux États généraux ou en savoir plus visitez le www.etatsgenerauxdufeminisme.ca

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  • 1 février 2011 – par

    Des inégalités troublantes

    Le débat actuel entourant la nécessité d’améliorer les revenus de retraite pour la majorité de la population passe sous silence les inégalités déjà existantes entre les femmes et les hommes à la retraite. Il faut pourtant les prendre en compte et s’appliquer à les corriger.

    Disons d’abord qu’être pauvre à la retraite se conjugue principalement au féminin. Un coup d’œil sur la situation. En 2006, le revenu moyen des femmes de 65 ans et plus représentait 62 % de celui des hommes, soit, 21 909 $ par rapport à 35 404 $ (cet écart est plus grand que celui calculé pour 2000). Ces mêmes statistiques, référant à  l’année d’imposition 2006, révèlent aussi que les revenus des femmes aînées proviennent surtout des régimes publics (Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV), Supplément de revenu garanti (SRG), Régime des rentes du Québec ou Régime de pension du Canada). Moins de 50% des femmes retirent un montant d’un régime privé de pension, d’un REER ou d’une autre forme d’épargne individuelle, comparativement à 67% des hommes. L’écart est encore plus grand pour ce qui est des revenus de patrimoine. Cependant, si la principale source de revenu pour les femmes provient des régimes publics, elles reçoivent moins de ces régimes que les hommes. Cela est dû au fait qu’elles ont moins cotisé au Régime des rentes du Québec (RRQ), étant donné leur salaire moins élevé, en moyenne, que celui des hommes (ce qui est encore vrai aujourd’hui) et que plusieurs d’entre elles se sont absentées du marché du travail pour prendre soin des enfants ou de proches dépendants. Autre constat : en 2008, 54 % des femmes retraitées et 44% des hommes reçoivent le Supplément de revenu garanti réservé aux personnes à faible revenu. Une femme vivant seule et n’ayant comme seul revenu que la PSV et le Supplément de revenu garanti dispose d’un revenu annuel de moins de 15 000 $. C’est le cas de bon nombre de femmes.

    À cette brève description, il faut ajouter quelques éléments démographiques. Au Québec, selon des chiffres de 2007, 58 % des personnes âgées de 65 ans et plus étaient des femmes et la proportion de femmes augmente avec l’avancée en âge : on comptait 2 femmes pour 1 homme chez les 80 ans et plus ainsi que 5 femmes centenaires pour 1 homme. Avec le phénomène de l’accroissement de l’espérance de vie des femmes, la pauvreté des aînées durera plus longtemps, de même qu’elles vivront plus longtemps seules. Toutes ces considérations nous permettent de voir la nécessité et l’urgence de se préoccuper de la sécurité économique des femmes âgées aujourd’hui et dans le futur.

    Les groupes de femmes ont déjà formulé plusieurs propositions lors des consultations sur le Régime des rentes du Québec et le Régime de pension du Canada. Trois approches complémentaires doivent être prises en compte.

    - Améliorer les régimes publics de retraite parce que notamment les mesures privées telles les REER (ou le REER obligatoire comme le propose monsieur Castonguay) sont inadéquates et sont moins accessibles aux femmes qu’aux hommes comme nous l’avons vu plus haut. Il faut donc améliorer le Régime des rentes du Québec et nous endossons la proposition mise de l’avant par la FTQ à l’effet, entre autres, de hausser progressivement de 25 à 50% le taux de remplacement du revenu assuré par le RRQ et en augmentant à 62 500 $ le plafond de revenu couvert. Bonifier également le Supplément de revenu garanti en haussant dès maintenant de 15% les barèmes actuels et en rendant automatique l’inscription à ce Supplément; le fait qu’il faille encore en  faire la demande pour le recevoir est inadmissible et pénalise certains types de personnes.

    - Reconnaître, dans les régimes publics de retraite, la valeur du travail effectué par les femmes (et les hommes) auprès des enfants ou des adultes en perte d’autonomie (cela peut prendre diverses formes, dont des crédits de rentes).

    - S’appliquer sans relâche à réduire les écarts de revenu entre les femmes et les hommes pendant la vie active.

    Gisèle Bourret, pour le comité des aînées de la Fédération des femmes du Québec

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  • 17 janvier 2011 – par

    Apaiser les souffrances et redonner un sens à la vie

    J’ai fait la connaissance de La rue des femmes il y a une dizaine d’années. C’était alors un centre de jour, plus précisément, un oasis pour les femmes qui avaient fait le tour des ressources sans trouver de réel réconfort. Peu de choses m’avaient préparée à être témoin d’autant de souffrances et d’autant de dévouement. Accueillir, apaiser les souffrances créer des liens, c’est la mission que s’est donnée Léonie et son équipe. Des femmes d’exception qui ont toute mon admiration. Aujourd’hui, La rue des femmes aide à chaque années, des centaines femmes sans-abri ou à risque de la devenir, à quitter la rue et à redonner un sens à leur vie.

    J’étais extrêmement fière hier lorsque Léonie a reçu le Prix excellence La Presse, catégorie Humanisme. Une récompense largement méritée. Merci Léonie, à toi et à toute l’équipe de La rue des femmes

    Lire l’article de La Presse : http://bit.ly/i0yt4X 

    Site Web de La rue des femmes : http://www.laruedesfemmes.org/

    P.-S. Léonie a reçu aussi cette année, le Prix Idola St-Jean remis par la FFQ à une femme d’exception. Suivre le lien: http://www.ffq.qc.ca/2010/05/et-le-prix-idola-st-jean-est-remis-a/
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    Luttes : Discrimination
  • 10 décembre 2010 – par

    Bilan féministe: une année en M…

    Chères membres, alliées, amies et amis de la FFQ, 

    L’année 2010 tire à sa fin et c’est l’heure des bilans. Et pourquoi pas un bilan féministe de cette incroyable année ? 

    Pour nous, 2010 a été placée sous le signe de la lettre M

    M…. comme dans  

    Marche mondiale des femmes 

    De son lancement le 8 mars, à la clôture des actions le 17 octobre, le mouvement des femmes a, encore une fois, fait la preuve de sa pertinence en mettant de l’avant des préoccupations partagées par des milliers de Québécoises et de Québécois de tous les milieux. Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche! 

    Mobilisées

    Plus que jamais, les femmes ont démontré leur détermination à faire avancer les droits des femmes ainsi que les conditions favorisant une plus grande égalité. Évidemment, le clou de cette belle mobilisation est l’énorme succès du rassemblement national de la Marche à Rimouski. 10 000 personnes dans la rue, une vraie démonstration de force du mouvement des femmes. 

    Médias sociaux

    La FFQ est passée en mode 2.0, nous avons refait notre son site Web et nous avons fait une percée remarquée dans les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Ces nouvelles façons de faire nous permettent de mieux communiquer notre message et se sont avérées être des outils de mobilisation importants. Vive la révolution 2.0! 

    Mauvaise foi 

    « Savoir fort bien que l’on dit une chose fausse ». Par exemple, quand notre gouvernement affirme que la taxe santé est une taxe juste, il fait preuve de mauvaise foi. D’autres exemples : pensez aux hausses des frais de scolarité, au refus obstiné de ce gouvernement à tenir une enquête publique sur la construction, au dernier budget, aux projets de loi passés sous le bâillon, à la ministre de la Condition féminine qui nous a obligés à occuper son bureau pour avoir des réponses aux revendications de la marche, O.K. on arrête ici. 

    Militantes 

    La FFQ c’est une toute petite équipe de 7 personnes… mais c’est aussi et surtout des dizaines de militantes impliquées, dans les actions, dans les comités. Elles sont animées par une volonté de changer le monde et on est bien contente que ce soit avec nous qu’elles veuillent le faire. Merci à ces féministes engagées. 

    Mesquineries 

    L’étroitesse d’esprit peut porter à la mesquinerie. C’est l’impression que nous laissent certaines politiques, notamment lorsqu’il est question de libre choix, les conservateurs cherchent sans cesse à recriminaliser l’avortement par le dépôt de projets de loi privés. Mesquins aussi les débats autour du registre des armes à feu. 

    Médias 

    Il devient de plus en plus évident que le féminisme n’a pas la cote dans les médias de masse. Certains médias prennent un malin plaisir à couvrir amplement certains sujets et à alimenter la controverse, alors qu’ils nous ignorent sur d’autres sujets. Nous sommes dans une période « d’information spectacle » où il est difficile de faire dans la nuance. Trop ou trop peu ? La place de la FFQ dans les médias ne laisse personne indifférent. 

    Mauvaises filles

    Avez-vous remarqué le changement de ton dans nos actions ? Le mouvement féministe a tiré des leçons du passé et sait qu’en restant de gentilles filles, les femmes gagnent peu. Cette année, nous avons donc utilisé des moyens d’action plus dérangeants pour nous faire entendre. On pense ici à du placardage de bureaux, à la prise de ponts, au blocage de rues, au déploiement de bannières géantes au-dessus de routes, à l’engorgement des systèmes de plaintes et à l’occupation de bureaux. Oui, nous avons été tannantes et le serons, tant que nous n’obtiendrons pas l’égalité pour toutes ! 

    Merci

    À toutes celles et ceux qui s’indignent contre les inégalités, les injustices. Merci de votre engagement pour la défense des droits des femmes. Vous êtes indispensables à la lutte que nous menons ensemble. 

    Nous sommes fières du travail accompli cette année. Nous allons entreprendre 2011 avec la même énergie et la même volonté de justice et d’égalité pour les femmes.

    Notre prochain défi ? Mettre en œuvre des États généraux sur le féminisme, ce vaste forum public et pluriel où vous serez invitées à participer et qui orientera l’action féministe pour les années à venir. 

    Un autre grand défi que nous aurons à relever est celui d’assurer la survie financière de la FFQ. Le financement d’une organisation de défense des droits comme la nôtre est excessivement difficile et inquiétant par les temps qui courent.

     Un petit coup de main de votre part

    en cette fin d’année serait bien apprécié.

    C’est simple, cliquez ici pour faire un don !

    Merci pour cette belle année passée ensemble, nous vous souhaitons de très belles fêtes auprès des personnes que vous aimez et…. À l’année prochaine ! 

    L’équipe de la FFQ

    Alexa Conradi

    Isabelle Cheng

    Chantal Gagnon

    Eve-Marie Lacasse

    Claudette Lambert

    Isabelle Langlois

    Alexandra Pierre

    Pour un aperçu général des actions menées cette année :

    cliquez ici pour aller dans la section « Nouvelles » de notre site Web 

    Voir l’année en image sur notre page Flickr

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  • 9 décembre 2010 – par

    Retour annoncé des cours d’éducation sexuelle

    Il y a des jours où on se demande: les pétitions « qu’osse ça donne ? » Hey bien quand la pétition est appuyée par plusieurs personnes et qu’elle est accompagnée d’une mobilisation et d’actions comme ce fut le cas dans le cadre de la Marche mondiale des femmes, il arrive que ça donne des résultats positifs.

    Ainsi, une des revendications de la Marche est sur le point de se concrétiser. Le ministère de l’Éducation travaille à réintroduire des cours d’éducation sexuelle dans les écoles. Évidemment, nous devrons demeurer vigilantes quant au contenu du programme, mais disons que c’est un pas dans la bonne direction.

    Merci au Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel pour la pétition et merci à toutes les signataires, les militantes, et marcheuses féministes !

    Lire l’article paru dans Le Soleil

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  • 8 décembre 2010 – par

    La coalition nationale contre les publicités sexiste nous invite à l’action.

    Bonjour, 

    Vous savez, parfois, on se dit que nos luttes portent des fruits et, fort heureusement, c’est vrai. Il est facile d’imaginer où nous en serions si, depuis des millénaires, nous n’avions pas revendiqué l’égalité entre les femmes et les hommes. 

    Mais, parce qu’il y a un mais, quand on regarde le sexisme, le mépris, la promotion « pornographique » de produits ou d’idées devenues courantes, eh bien, il me semble qu’il y a de quoi rager et, plus encore, qu’il y a de quoi s’indigner. 

    On doit considérer cette promotion comme une attaque de front contre l’égalité entre les femmes et les hommes, une incitation au mépris et à la violence. On doit riposter.

    Je vous invite à dénoncer, à appeler les médias, à écrire dans les journaux, aux différents ministères concernés, à Normes canadiennes de la publicité (NCP), etc.

    Vous trouverez sur notre site des exemples de lettre et des adresses utiles (www.coalition-cncps.org). 

    La compagnie American Apparel nous a habituées à ses publicités sexistes et choquantes (que nous avons dénoncé). Cette semaine, dans l’hebdomadaire montréalais MIRROR, la dernière page est entièrement dédiée à une publicité  de American Apparel qui se surpasse… à vous de juger http://www.myvirtualpaper.com/doc/Mirror/mir_021210_opt/2010120101/ 

    Nous vous invitons à agir dès maintenant en envoyant un message à:  

    MIRROR

    The Mirror

    465 McGill Street, 3rd Floor

    Montréal, Québec

    Canada  H2Y 4B4

    Phone : (514) 393-1010

    Fax : (514) 393-3173

    http://www.montrealmirror.com/wp/ 

    Adresses électroniques :

    Éditeur : letters@mtl-mirror.com

    Responsable des publicités : julien.lamoureux@24-heures.ca

    Responsable des annonces classées : aassi@ici-mirror.com

    National sales director : louise.tellier@24-heures.ca

    American Apparel

    American Apparel

    5430 rue Ferrier

    Mont-royal, QC H4P 1M2

    Canada

    Téléphone : +1 (514) 939-0245

    Télécopieur: +1 (514) 939-0695 begin_of_the_skype_highlighting    +1 (514) 939-0695 

    http://www.americanapparel.net/ 

    Vous trouverez à cette page un endroit pour envoyer vos commentaires :
    http://www.americanapparel.net/feedback/index.asp?topicid=1&type=5&Topic2SelectedID=14&hidequote=yes
     

    Nous  devons démontrer notre indignation. 

    Ensemble, dénonçons !

    Ensemble, ripostons !

    Chantal Locat

    Présidente de la CNCPS

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  • 6 décembre 2010 – par

    Le militarisme : un frein à l’élimination de la violence envers les femmes

    Nous assistons présentement à une montée importante du militarisme au Canada. Pensons seulement à l’augmentation fulgurante des budgets militaires, à l’achat d’avions F35 au coût de 16 milliards $, à la nouvelle politique extérieure qui incite le Canada à participer à des guerres offensives, au déploiement de la plus importante campagne de recrutement depuis la Deuxième Guerre mondiale, notamment auprès des jeunes, et à la présence de soldats dans des événements sportifs. 

    Le militarisme est un système politique qui s’appuie sur la prédominance militaire et sur l’exaltation de l’armée et de ses valeurs traditionnelles. C’est une « idéologie qui engendre une culture de la peur et justifie et favorise la violence, l’agression ou les interventions militaires pour régler des différends et imposer certains intérêts économiques et politiques. Il s’agit d’une psychologie qui a souvent des conséquences graves pour la sécurité réelle des femmes et de la société dans son ensemble. (…) Ne pas contester les façons de penser militaristes revient à perpétuer et privilégier certaines formes de masculinité, à maintenir fermement en place les rapports de force hiérarchiques et inégaux au niveau mondial, à accorder l’impunité aux auteurs de violence contre les femmes en temps de guerre… »[1].

    L’institution militaire contribue, de différentes façons, à former de jeunes hommes afin qu’ils occupent une place dominante dans les rapports sociaux de sexe. L’armée peut être considérée comme l’une des organisations patriarcales les plus importantes dans toutes les sociétés et l’une des plus révélatrices des rapports sociaux inégaux qui caractérisent les rapports hommes-femmes : hiérarchisation du pouvoir, culte et domination du « chef », obéissance aveugle, violence physique, absence d’esprit critique, cercle fermé des « boys », etc. S’il est vrai que les femmes s’y investissent davantage, la culture militaire reste largement inchangée et parfois même dangereuse pour les femmes. 

    De la violence de la guerre à la violence envers les femmes…  

    Des reportages au Canada et aux États-Unis font état des nombreux cas de violence conjugale et d’agressions sexuelles commises par certains soldats qui reviennent de l’Afghanistan ou de l’Iraq[2]. En temps de paix, la violence par des membres des forces armées est élevée mais en temps de guerre, cette violence grimpe envers les femmes. Selon une politicienne des États-Unis, une soldate en Iraq risque davantage d’être violée par un collègue que d’être tuée par un tir ennemi. De plus, cette violence s’exerce dans une certaine culture de l’impunité et de la banalisation par les responsables des forces armées alors que les accusés sont rarement traduits en justice. 

    De plus, la violence envers les femmes fait partie de la guerre elle-même. En temps de guerre, le corps des femmes devient souvent un territoire occupé ou que l’on s’approprie au même titre que la terre. Ainsi, depuis l’Antiquité, le viol des femmes fait partie intégrante de la guerre. Les femmes ont été tour à tour considérées comme « butin de guerre », « monnaie d’échange », « repos du guerrier », « champ de bataille »», leur corps étant identifié au sol ennemi.  

    Pour emprunter les mots du major-général Patrick Cammaert, ancien commandant adjoint de la force onusienne en République démocratique du Congo, « il est désormais plus dangereux d’être une femme qu’un soldat dans les guerres modernes ». Selon Amnistie internationale, le pourcentage de femmes qui meurent dans des conflits armés est passé de 5 % durant la Première Guerre mondiale à 50 % durant la Deuxième Guerre mondiale et à près de 80 % dans les guerres des années 1990.
     

    Non à la militarisation! Non à la prolongation! 

    Nous nous portons à faux contre la militarisation accrue des politiques canadiennes et le maintien des troupes en Afghanistan. 

    Rappelons, qu’en vertu du droit international, une guerre ne peut être déclenchée qu’en dernier ressort quand toutes les voies pacifiques ont été explorées. Elle doit poursuivre un « objectif politique atteignable » et ne doit pas entraîner de maux plus graves que ceux qu’elle veut contrer. Enfin, les accords de paix doivent être négociés, les femmes devant être partie prenante de ces négociations, afin que la victoire ne puisse engendrer de trop grandes frustrations de la part des parties adverses, frustrations susceptibles d’engendrer un autre conflit. La guerre en Afghanistan ne répond pas à ces critères. 

    Nous ne voulons pas d’un changement de mission de l’armée canadienne en Afghanistan. Nous croyons plutôt que nous devrions soutenir les groupes de femmes afghanes qui luttent à la fois contre le fondamentalisme religieux et contre l’occupation étrangère, ainsi que les groupes de défense des droits humains qui travaillent pour la démocratie et le droit à l’autodétermination du peuple afghan. Dans ce scénario, la violence ne cessera pas du jour au lendemain et, comme partout, la lutte des femmes pour l’égalité sera longue. Mais c’est la seule voie pour un changement durable. La démocratie, la liberté et l’égalité ne s’exportent pas avec des chars d’assaut et des avions de combat militaires. Ceux-ci ne peuvent que semer la violence.

    Martine Éloy, membre du comité des 12 jours pour l’élimination de la violence envers les femmes

    Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec et membre du comité des 12 jours pour l’élimination de la violence envers les femmes


    [1] Center for Women’s Global Leadership, « Structures of Violence: Defining the Intersections of Militarism and Violence Against Women», http://16dayscwgl.rutgers.edu/2010-campaign/theme-announcement.

    [2] La Presse Canadienne : « De nombreux cas de violence conjugale au sein des Forces canadiennes », 18 juillet 2010, http://www.cyberpresse.ca/actualites/dossiers/le-canada-en-afghanistan/201007/18/01-4299255-de-nombreux-cas-de-violence-conjugale-au-sein-des-forces-canadiennes.php.

    Time : «Sexual Assaults on Female Soldiers : Don’t Ask, Don’t Tell », 8 mars 2010, Nancy Gibbs, http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,1968110,00.html.

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  • 6 décembre 2010 – par

    La marchandisation du corps des femmes, une source de violence

    Malgré les libertés importantes dont jouissent les femmes aujourd’hui, une ombre pèse sur le tableau. C’est un phénomène grandissant affectant de moult aspects de la vie des femmes et ayant des conséquences sur la construction de rapports égalitaires entre les filles et les garçons. Il s’agit de la marchandisation du corps des femmes et de leur sexualité. 

    Qu’est-ce la marchandisation? 

    Il s’agit des processus par lesquels le corps des femmes est appelé à être jugé, modelé, mutilé pour correspondre à un modèle unifié, racisé et érotisé. Pensons à quel point, les femmes ont recours aux régimes amaigrissants, aux chirurgies esthétiques, aux produits tous acabits pour correspondre à un idéal de beauté « botoxé, plastifié et photoshopé ». Poussées ou non par leurs amoureux, les femmes intègrent au fil de centaines de messages par jour ce que les industries de la mode, du divertissement, de la beauté et de la pornographie proposent et nous vendent comme étant l’idéal. Bien sûr, nous sommes capables de développer nos propres goûts; nous acceptons certaines normes et  résistons à d’autres. Mais nous ne sommes pas imperméables à ces influences; rares sont les femmes qui n’en sont pas affectées. Les effets sont variés allant des troubles alimentaires jusqu’à la dépression en passant par le défi de s’affirmer. 

    Avec la marchandisation, on  parle aussi des processus par lesquels la sexualité des femmes et des filles devient un produit que l’on peut vendre ou acheter. Pensons aux publicités de jeans ultra-sexistes et charnelles où les femmes sont positionnées en objet à vendre, au style porno dans les tenues vestimentaires ou encore aux pubs des compagnies de bière avec leurs manoirs remplis de filles prêtes à répondre aux fantasmes des jeunes hommes. On n’y échappe jamais. Garçons et filles sont socialisés avec ces images, mais pire encore avec l’acceptation sociale d’un tel stratagème. Les rapports sociaux en sont affectés. 

    L’influence des médias dans la construction de l’image de soi et des relations notamment chez les jeunes n’est pas à négliger. Certes, les rapports entre personnes, notamment dans les relations amoureuses ou sexuelles sont construits d’un ensemble de facteurs : l’attitude des parents, amis-e-s et enseignant-e-s, les normes sociales, les choix personnels, les lois et les politiques. Mais les stéréotypes et les images sexistes vendus à coups de publicités minent les rapports égalitaires, et ce, de façon sournoise car on nous propose de croire que la liberté des femmes réside dans notre pouvoir de séduction. Maintenant, les femmes peuvent tout faire : travailler, s’occuper des enfants et des parents vieillissants tout en étant ultra-sexy et minces et en super forme! Et on se demande pourquoi autant de femmes se sentent au bout du rouleau. 

    Plus encore, les années de recherches et de travail sur le terrain nous indiquent que les inégalités (attitudes sexistes, dévalorisation des femmes dans la société, impunité face à la violence, etc.) contribuent au maintien des violences envers les femmes. Pour nous, en plus d’être particulièrement agressante, la marchandisation permet à la violence – une forme de domination et de contrôle des femmes – d’exister. 

    Force est de constater que la marchandisation est un puissant véhicule des valeurs et institutions sexistes comme a pu l’être par le passé l’influence de la religion dans la société. Aujourd’hui, le sexisme se présente, libre de contrainte, sous un modèle économique. La marchandisation est le produit du laisser-faire économique : si ça se vend, ça doit être correct. Or dans une société qui a choisi démocratiquement de valoriser le droit des femmes à l’égalité, ce laisser aller  est inacceptable. La liberté économique ne doit pas primer sur la liberté des femmes. La marchandisation porte atteinte à la liberté des femmes de définir leur identité, leurs goûts et leur sexualité par et pour elles mêmes et porte atteinte à la dignité de toutes les femmes. 

    Anne-Marie Turmel, Regroupement québécois des CALACS
    Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec

    Toutes deux sont porte-parole de la campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, qui se tient du 25 novembre au 6 décembre 2010.

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  • 1 décembre 2010 – par

    Un billet très troublant

    Je vous invite à lire le dernier billet de la journaliste Sophie Langlois. D’abord sur les conditions de vie des femmes détenues à la prison de Goma (République démocratique du Congo) et sur le travail “diplomatique” de l’ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean.

    Lien vers le billet

    Qu’en pensez-vous ?

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  • 25 novembre 2010 – par

    Appel à l’action pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

    Nous reproduisons ici l’appel à l’action appuyé par plusieurs goupes et individuEs et qui a été  publié aujourd’hui dans plusieurs journaux. N’hésitez pas à commenter.

    À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, nous nous levons, une fois de plus, pour dénoncer la violence envers les femmes qui persiste encore en 2010. 

    Dans notre société, il existe des structures politiques, économiques et sociales qui permettent à la violence envers les femmes d’exister et de perdurer. À l’instar de la Marche mondiale des femmes, nous dénonçons particulièrement deux phénomènes en expansion qui, à travers la mise en place et le maintien de conditions, normes et pratiques, encouragent cette violence. Il s’agit de la marchandisation du corps et de la sexualité des femmes et de la militarisation. 

    Parce que réduire le corps des femmes à un objet marchandable nourrit le mépris ; parce que nous bombarder d’images sexistes contribue à la promotion de rapports inégalitaires entre les femmes et les hommes ; nous nous opposons à l’appropriation et au contrôle du corps et de la sexualité des femmes ! 

    Parce que les guerres ont un impact disproportionné sur les femmes ; parce que l’armée reproduit des stéréotypes sexistes et de domination ; parce que faire la promotion de la violence pour régler des conflits contribue à la normalisation de cette violence ; nous refusons la militarisation de notre société ! 

    À la mémoire des quatorze jeunes femmes victimes d’un crime politique contre les femmes le 6 décembre 1989, nous nous engageons à faire la promotion de 14 façons de lutter contre la violence envers les femmes

    Pour agir contre la marchandisation du corps et de la sexualité des femmes :

    ♀ Dénonçons les publicités sexistes

    ♀ Dénonçons l’idéal de beauté qui nous est imposé

    ♀ Refusons de consommer de la pornographie

    ♀ Dénonçons la traite des femmes et des enfants à des fins sexuelles 

    Pour se lever contre la militarisation :

    ♀ Dénonçons le viol utilisé comme arme de guerre

    ♀ Refusons que les droits des femmes servent de prétexte à la guerre

    ♀ Refusons d’acheter des jeux et des jouets de guerre

    ♀ Dénonçons le recrutement militaire dans les établissements d’enseignement 

    Pour continuer à combattre la violence misogyne et les inégalités qui la génèrent :

    ♀ Dénonçons la banalisation de la violence

    ♀ Intervenons si nous entendons des paroles violentes ou sexistes

    ♀ Intervenons lorsqu’une femme se fait harceler ou violenter

    ♀ Dénonçons les agresseurs et l’impunité dont ils bénéficient

    ♀ Dénonçons les propos antiféministes, une attaque contre toutes les femmes

    ♀ Brisons le silence, dénonçons l’intolérable car la violence tue !
     

    Nous pouvons contribuer, tous et toutes, individus, entreprises, gouvernements, syndicats, artistes, organismes communautaires, à la mise en place de conditions favorables à l’égalité, à la liberté et à la paix : Refusons toute forme de violence envers les femmes !

    La Campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, coordonnée par la Fédération des femmes du Québec (FFQ), est menée conjointement avec: le comité des femmes des communautés culturelles de la FFQ, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle, la Fédération de ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, Femmes Autochtones du Québec, L’R des centres de femmes du Québec, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel – RQCALACS, le Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, le Réseau des lesbiennes du Québec et la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.

    Cet Appel à l’action est endossé par 114 personnes et 184 organismes

    Accueil pour elle, Action autonomie, Action des femmes handicapées de Montréal, Afeas , Claire Alarie, Alliance des femmes handicapées du Québec, Alliance des syndiquées interprofessionnelles du CHUQ (ASIC), Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Gisèle Ampleman, APTS CSSS Jardins Roussillon, APTS de l’hôpital Charles Lemoyne, APTS du CSSS de Trois-Rivières, APTS du CSSS Haut-Richelieu-Rouville, APTS Local CSSS Pierre Boucher, APTS-CSS de Saint-Jérôme, APTS-CSSS Champlain, APTS-CSSS du Lac des Deux Montagnes, APTS-Institut universitaire de gériatrie de Montréal, Michel Arsenault, Artistes pour la Paix, Assaut Sexuel Secours, Michèle Asselin, Assemblée des groupes de femmes d’interventions régionales en Outaouais, Association des religieuses pour la promotion des femmes, Association des retraitées et retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ), Association du Québec pour l’intégration sociale, Au bas de l’échelle, Auberge de l’amitié Roberval, Auberge Shalom pour femmes, Denise Babin, Marie-Claire Baigner, Marie Barrette, Danielle Beaudin, Céline Beaulieu, Elsa Beaulieu, Lise Bégin-Langlois, Angéline Bélanger, Guylaine Bélanger, Jean Bellefeuille, Michèle Benoit, Sophie Bissonnette, Sylvie Bissonnette, Denise Boileau, Odile Boisclair, Michèle Boisclair, Dominique Boisvert, Denise Bouche, France Bourgault, Micheline Bourrassa, Gisèle Bourret, Andrée Brosseau, Nancy Brown, Nancy Burrows, CALACS à Tire-d’Aile , CALACS de Charlevoix, CALACS de l’Ouest de l’île, CALACS du Centre-de-la-Mauricie/Mékinac, CALACS du KRTB, CALACS L’Élan, Calacs Région Côte-Nord , CALACS-Laurentides, Claudette Carbonneau, Denise Caron, Carrefour de participation, ressourcement et formation (CPRF), Carrefour des femmes d’Anjou, Carrefour pour elle, Emilia Castro, Josette Catellier, Centr’Elles, comité d’action des femmes d’Avignon , Centre Actu-Elle, Centre au cœur des femmes, Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de Granby, Centre d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles de l’Outaouais, Centre de femmes L’Autonomie en soie , Centre de femmes la Jardilec, Centre de femmes la Marg’elle, Centre de femmes l’Étincelle, Centre de femmes Vie Nous V’Elles, Centre de Solidarité Lesbienne, Centre d’éducation et d’action des femmes, Centre des F.A.M. des Moulins, de Terrebonne, Centre des femmes de la Basse-Ville, Centre des femmes de Laval, Centre des femmes de Verdun, Centre des femmes du O pays, Centre des femmes italiennes de Montréal, Centre des femmes l’Heritage, Centre d’orientation et de formation pour favoriser les relations ethniques (COFFRET), Centre féminin du Saguenay, Centre femmes du Grand-Portage, Centre Femmes l’Ancrage, Centre femmes Uni-vers-elles, Centre justice et foi , Centre ressources pour femmes de Beauport, Centre St-Pierre, Centre-Femmes d’Aujourd’hui, Centre-Femmes de Lotbinère, Bill Clennett, Coalition nationale contre les publicités sexistes (CNCPS), Collectif féministe de Rouyn-Noranda, Collectif pour un Québec sans pauvreté, Collectif régional de Québec de la Fédération des femmes du Québec, Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale, Comité femmes du Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep de l’Outaouais, Comité national des femmes du Syndicat de la fonction publique du Québec, Concertaction femmes Estrie , Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle, Confédération des syndicats nationaux, Congrégation de Notre-Dame du Québec, Alexa Conradi, Conseil central du Montréal-métropolitain (CSN), Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT), Conseil régional Montréal Métropolitain de la FTQ, Louise Constantin, Jeannine Cornellier, Karine Crépeau, Annie Dallaire, Nicole De Sève, Irène Demczuk, Luce Dessureault, Marise Drouin, Marcel Duhaime, Écho des femmes de la Petite-Patrie, Martine Éloy, Rolan Éloy, Entre ailes Ste-Julie, Escale de l’Estrie, Brigitte Fauveux, Fédération autonome de l’enseignement , Fédération de la santé et des services sociaux (CSN), Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (CSQ), Fédération des femmes du Québec (FFQ), Fédération des locataires d’habitations à loyer modique du Québec (FLHLMQ), Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), Femmes du monde à Côte-des-neiges, Filles de la sagesse du Canada, Yvonne Fourneaux, FRAPRU, Front commun des personnes assistées sociales du Québec, Nicole Gaboury, Chantal Gagnon, Elisabeth Garant, Jeanne Gareau, Bernard Gauvin, Yveline Gharani, Carole Gingras, Elaine Giroux, Édith Godbout, Lucie Grandmont, Johanne Grégoire, Groupe Intercom ARPF-02, Groupe Solidarité Justice CND, Lorraine Guay, Christine Guillemette, Madeleine Guillemette, Halte-femmes de Montréal-Nord, Havre des femmes, Horizon pour elle, Michèle Huard, Îlot d’Espoir, Inter-Val , Nicole Jetté, La clé sur la porte, La collective des femmes Nicolet et région, La Débrouille, La Gîtée, La mouvance centre de femmes, La Passerelle CALACS, La Pointe du jour * Calacs Sept-Îles , Eve-Marie Lacasse, Claudette Lambert, Hélène Langlois, Isabelle Langlois, Thérèse Laquerre, Madeleine Larouche, Régine Laurent, L’Autre parole, Jani-Audrey Lavoie, Le Parados, Marie-Paule Lebel, Lorraine Leduc, Sylvie Lépine, Les maisons de l’ancre inc, Les syndiquées de l’Hôpital Shriners pour enfants, Ligue des droits et libertés , L’Intersyndicale des femmes, Suzanne Loiselle, L’R des centres de femmes du Québec, Alberte Madore, Maison Alice-Desmarais, Maison d’accueil La Chambrée, Maison d’Accueil La Traverse, Maison d’aide et d’hébergement l’Accalmie, Maison Dalauze, Maison d’Ariane, Maison de connivence, Maison de Lina’s Home, Maison des femmes de Drummondville, Maison des femmes de Sept-Îles, Maison des femmes des Bois-Francs, Maison des femmes région Rimouski, Maison d’hébergement pour elles des deux vallées, Maison Hina, Maison le FAR (Famille, Accueil, Référence) 1985 inc., Maison l’Esther, Maison pour femmes immigrantes, Danielle Marchand, Sylvie Marcotte, Lyne-Mélanie Martel, Julie Martin, Lucie Martineau, Josée Masson, McGill Senate Subcommittee on Women, Céline Métivier, Anne Michaud, Louise Morin, Mouvement contre le viol et l’inceste, Mouvement des travailleuse et travailleurs chrétiens de Montréal, Multi-Femmes, Lyse Nadeau, Véronique Nally, Pierre Patry, Pavillon Marguerite de Champlain, Dominique Peschard, Alexandra Pierre, Lucille Plourde, Point d’appui, Pierre Poulin, Lise Poulin, Regard en Elle, Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ), Regroupement des femmes de la Côte-Nord, Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale , Regroupement des organismes ESPACE du Québec, Regroupement québécois des CALACS, Réseau d’action des femmes handicapées du Canada (DAWN), Réseau des femmes des Laurentides, Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, Réseau québécois d’action pour la santé des femmes, Judi Richards, Louise Riendeau, Joceyne Robert, Nora Robichaud, René Roy, Blanche Roy, Louis Roy, Ghislaine Sathoud, Magaly Skup, Ana Maria Seghezzo D’Urbano, Service intercommunautaire d’animation franciscaine (SIAF), Christiane Sibillotte, Audrey Simard, Société des sœurs auxiliatrices , Sœurs des saints noms de Jésus et de Marie (Secteur-missions), Sœurs missionnaires Notre-Dame des apôtres, SOS violence conjugale, SPSQ du CSSS de la Vieille Capitale , Lise St-Jean, Hélène Sylvain, Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île, Syndicat de l’enseignement de l’Ungava et de l’Abitibi-Témiscamingue, Syndicat de l’enseignement du Haut-Richelieu (CSQ), Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Syndicat des enseignants du Collège Bois-de-Boulogne, Syndicat des enseignants et enseignantes du cégep de Victoriaville, Syndicat des ensignantes et enseignants du Cégep régional de Lanaudière à Joliette (FNEEQ-CSN), Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ), Syndicat des professeurs du cégep de Ste-Foy, Syndicat des professionnelles en soins de la santé Richelieu-Yamaska, Syndicat des professionnelles en soins de l’Estrie – SPSE, Syndicat des professionnelles en soins de Québec (SPSQ), Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardio-respiratoires de Rimouski (SPSICR), Syndicat des professionnels de l’éducation du Bas St-Laurent, Syndicat interprofessionnel de la santé du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (SISCHUS-FIQ), Syndicat interprofessionnel Launaudière Sud, Table de concertation de Laval en condition féminine, Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles, Table de concertation des groupes de femmes du Bas Saint-Laurent, Table de concertation des groupes de femmes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, , Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie, Table de concertation en violence conjugale de Montréal, Table des groupes de femmes de Montréal, Table régionale des centres de femmes de Montréal métropolitain Laval, Nicole Talbot, TCA locale 698, TCA-Québec, Ginette Thibault, Hélène Toussaint, Carmina Tremblay, Roger Valois, Marie-Andrée Vinet et Monique Voisine.

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