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  • 15 septembre 2011

    Adoptez une membre!

    L’été tire à sa fin et les vacances sont derrière nous. Nous espérons que vous en avez profité pour vous reposer et refaire le plein d’énergie. Nous en avons fait de même et sommes prêtes à faire face aux défis qui nous attendent afin de défendre les droits des femmes, chèrement acquis, et qui sont de plus en plus attaqués et remis en cause.  Tout cela alors que les organisations féministes subissent des coupures financières qui n’ont pour objectif que de limiter leur pouvoir de dénonciation et de défense des droits des femmes.

    La FFQ ne baissera pas les bras et poursuivra sa mission malgré les conditions difficiles. Nous cherchons par tous les moyens à combler ce manque de ressources financières. Nous continuons à exiger le financement public des organismes de défense des droits, mais nous essayons aussi de nous prémunir des assauts des politiques antiféministes en consolidant notre financement autonome.

    La force du nombre étant aussi un puissant outil pour relever ces défis, nous avons  bien sûr pensé faire appel vous, nos membres.

    Chères membres, ce que nous vous demandons, c’est tout simplement de convaincre au moins une femme de votre entourage à devenir membre de la FFQ ou de lui offrir en cadeau sa première adhésion! Si vous êtes un groupe membre de la FFQ, vous pouvez faire la même chose avec un de vos groupes membres!

    En d’autres mots, nous vous invitons à adopter une nouvelle membre de la FFQ !  En posant ce geste, les solidarités féministes s’en retrouveront grandies et vous permettrez à la FFQ  de disposer d’une plus grande force d’action en ces temps hostiles à l’action féministe!

    N’attendez plus, utilisez le formulaire ci-joint ou téléchargez-le et remplissez-le à partir du lien suivant : http://www.ffq.qc.ca/simpliquer/devenir-membre/.

    La vitalité de votre fédération repose sur l’engagement de ses membres!

    En toute solidarité féministe, merci!!

    L’équipe de la FFQ

  • 12 mai 2011

    Les États généraux sur Facebook!

    Sentez-vous l’effervescence qui commence à se faire sentir à propos du lancement prochain du grand remue-méninge féministe “le féminisme dans tous ses états – Regards sur 20 ans d’actions et d’analyses féministes”? Attention, c’est contagieux! Vous voulez la sentir? Vous voulez y contribuer?

    Joignez-nous sur Facebook dès maintenant au : http://www.facebook.com/EtatsGeneraux !

    Pour participer aux États généraux ou en savoir plus visitez le www.etatsgenerauxdufeminisme.ca

  • 20 avril 2011

    Lettre à Wadji Mouawad

    Monsieur Mouawad, tout comme vous, nous avons choisi le silence alors que les médias relayaient le débat qui a eu lieu au Québec au sujet de ce qu’on a appelé « l’affaire  Cantat ». La question de la violence conjugale n’a rien de simple et ne peut se résumer en une ou deux phrases-choc.  Les mots pour la dire s’accommodent mal du tumulte. 

    Comme vous, nous exécrons la double peine, comme vous, nous méprisons la récupération politique.  Pourtant, nous avons été rassurées de constater qu’une grande partie de la société québécoise n’était plus indifférente aux horreurs, aux peines, à la souffrance et aux orphelins qu’engendre la violence conjugale. Dans un même concert, bien des voix se sont ainsi unies pour dire que le Québec s’oppose à cette violence faite aux femmes. 

    Vous parlez de choix moraux. Il y a à peine trente ans, ici comme ailleurs, l’on fermait les yeux sur ces gestes qui privent encore trop de femmes de leur liberté, parfois même de leur vie, et bien trop d’enfants d’une vie heureuse et insouciante.  C’est la volonté de faire cesser la violence et le contrôle qui ruinait la vie de nos mères et de nos soeurs, et la volonté de voir nos filles y échapper, qui nous a poussées à nous engager. Et c’est sans violence, que nous avons voulu changer ce monde qui refusait de voir les coups, d’entendre les cris et de dénoncer ces injustices, cette guerre sourde dont trop de femmes et d’enfants faisaient les frais.  D’arrache pied, nous avons voulu bousculer ces choix moraux insoutenables et rendre justice à celles dont les droits étaient bafoués. 

    Vous parlez aujourd’hui d’un ami qui tua la femme qu’il aimait.  Bien des hommes, qui ont commis le même geste, diront aussi qu’ils aimaient leur conjointe.  Et sans doute, le croient-ils sincèrement.  Mais comment voir amour et passion dans les longues heures pendant lesquelles Marie Trintignant agonisait, avec le visage, son si beau visage, fracturé en vingt endroits ? Comment parler d’amour alors qu’aucun secours n’a été appelé ? Bertand Cantat avait pourtant la présence d’esprit d’appeler son avocat.  Prendre la vie d’un autre humain rime bien davantage avec guerre qu’avec amour. 

    Votre ami a été jugé dites-vous.  C’est vrai.  Ce dernier a purgé sa peine.  C’est vrai.  Ce dernier est devenu un symbole.  C’est vrai aussi, comme c’est le fait de tous ceux qui, hommes ou femmes politiques, vedettes du sport ou artistes, vivent de l’appréciation du public, leurs succès comme leurs déboires.  Cela n’est pas justice, c’est vrai aussi. Mais à l’instar de Jean-Louis Trintignant, plusieurs ici se sont dit : « Ne pourrait-il pas se faire discret? », comme doivent le faire d’autres qui ont commis de tels crimes. 

    Tout comme vous, nous choisissons la justice et la vie.  Mais la vie, c’est aussi celle de Marie Trintignant, celle de Marie Altagracia Dorval assassinée à Montréal-Nord en octobre, celle d’Anne-Marie Desaulniers  tuée à Laval en novembre, celle de Yaneth Hernandez Constanza Gallego décédée récemment à Drummondville, celles de tant d’autres, celles de leurs enfants et de tous ceux et celles qui les pleurent. 

    Pour parler de justice, pour éviter la vengeance, pour envisager la réconciliation, peut-être faut-il faire une place, ne serait-ce que petite, à la réparation ? La morale doit être en dialogue avec la justice. 

    Vous nous promettez de faire entendre l’absence de Bertrand Cantat dans votre cycle « Des femmes », y entendrons-nous le silence des mortes? 

    Nathalie Villeneuve

    Présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale 

    Alexa Conradi

    Présidente de la Fédération des femmes du Québec

  • 18 avril 2011

    La laïcité et les droits des femmes

    (Nous publions ici, avec sa permission, une lettre d’opinion de Micheline Dumont, historienne et spécialiste de l’histoire des femmes au Québec)

    Si j’en crois plusieurs articles du Cahier spécial du Devoir publié à l’occasion de la Journée internationale des femmes, la «laïcité ouverte est une menace pour les droits des femmes». «L’évolution du droit des femmes est liée à l’évolution de la laïcité.»

    Ce sont, entre autres, les propos de la présidente du Conseil du Statut de la femme, Christiane Pelchat. Mon opinion est pourtant que l’histoire nous enseigne autre chose. On peut ici en donner quelques exemples.

    Les femmes du Bas-Canada ont eu le droit de vote lors de l’établissement de l’acte constitutionnel en 1791. Nathalie Picard, une jeune historienne a bien montré en 1992, dans son mémoire de maîtrise, que si elles ne forment qu’une minorité de l’ensemble des voteurs ( 2%), elles sont malgré tout plusieurs centaines à voter. Analysant 57 «pool books» du début du XIXe siècle, l’historienne en a retrouvé 857, dont plusieurs ont voté à plusieurs élections. Leur nombre total a donc dû être plus grand puisque de nombreux «pool books» ont été perdus. Or, les femmes ont été privées de leur droit de vote en 1834, par nuls autres que ces champions de la laïcité qu’étaient les Patriotes. Nathalie Picard démontre d’ailleurs, en analysant les débats de 1834, que les motifs des législateurs étaient liés aux conceptions que les hommes avaient de plus en plus du rôle des femmes dans la société. Ils considèrent que la politique n’est pas un lieu convenable pour les femmes. Par la suite, l’opposition au droit de vote est venue de tous les milieux : les députés, les juristes, les journalistes, le clergé. En 1964, Keith Spicer expliquait encore à la télévision qu’une femme politique était comme un chien qui joue du piano. 

    L’établissement du Code civil du Bas-Canada, en 1866, rendait le statut juridique des femmes en général mais surtout des femmes mariées singulièrement problématique. Les juges et les avocats qui l’ont rédigé étaient des laïcs, qui se sont inspirés du Code Napoléon et de la Common Law. Nul curé n’intervient dans leurs délibérations. Les féministes ont commencé à critiquer le Code civil dès la fin du XIXe siècle. Marie Gérin-Lajoie a publié un Traité de Droit usuel en1903, pour expliquer aux jeunes filles l’abdication de leur liberté que signifiait le mariage. Le premier ministre libéral Alexandre Taschereau a institué  la Commission  Dorion, en 1929, pour examiner la situation. Comme l’a bien montré Jennifer Stoddart, « la Commission se situait à la convergence historique de deux courants opposés, celui du pouvoir clérical et celui d’une société en voie de modernisation. (…) La Commission avait en fait pour objectif de se pencher sur les valeurs culturelles de la société québécoise des années 1920 qu’on retrouvait enchâssées dans le Code Civil». Or, ils n’ont pratiquement rien changé. «Cette situation a été un choix constant et conscient de la part des législateurs québécois». Cette législation était d’ailleurs un signe de la différence québécoise, de sorte que les femmes ont été soumises à la nécessité nationale de leur subordination jusqu’en 1964. 

    À la fin des années 1960, la population québécoise a été le siège d’un débat public qui a duré plusieurs années : «Les États Généraux du Canada français». On a invité aux délibérations des centaines d’associations civiles. Les clercs y sont nettement en minorité. Il est peu fait mention de la question des droits des femmes dans l’ensemble des débats, qui sont concentrés  principalement sur les pouvoirs d’un État québécois éventuel, sur le contenu d’une charte et d’une constitution québécoises. Dans l’atelier politique, sur les 17 questions qui sont abordées, deux seulement concernent l’égalité entre les hommes et les femmes, laquelle est acceptée facilement. Il est malgré tout symptomatique qu’au moment des résolutions finales, le besoin d’une politique nataliste ait été adopté à 97%.  Mais ce beau débat de société est vite éclipsé par la montée du Parti Québécois et son élection en 1976. Les militantes souverainistes tiennent à ce que les dossiers qui concernent les droits des femmes figurent au programme du Parti québécois. En 1977, après un débat serré, elles réussissent  à obtenir que la décriminalisation de l’avortement fasse partie du programme officiel. Or René Lévesque, qui avait, on s’en rappelle,  remplacé la prière rituelle au début des sessions par une minute de silence, ne l’accepte pas. Dans son discours de clôture du congrès, il oppose  son droit de veto sur cette résolution et déclare que son gouvernement n’est pas lié par le vote. 

    Au demeurant, on pourrait examiner ce qui se passe dans d’autres pays. Justement Florence Rochefort a dirigé l’ouvrage : Le pouvoir du genre. Laïcités et religions 1905-2005. (Toulouse, PUM, 2007). On y découvre qu’en France, haut-lieu de la laïcité, «l’émancipation des  Françaises a été un corollaire involontaire et tardif de la laïcisation de la société. (…) Que dans les pays non occidentaux, d’une part, la laïcisation de la société, qui conduit de facto à émanciper  les femmes, continue à être dénoncée comme un volet du colonialisme; d’autre part, la question du genre et des laïcités est subordonnée aux contextes culturels nationaux, y compris en Europe». 

    Bref, les rapports ne sont pas aussi nets qu’on voudrait le croire, entre les droits des femmes et la laïcité. La question n’est pas aussi simpliste. Au-delà du conflit entre la religion et la laïcité, se profile la domination des institutions patriarcales. Si elles ont pu être légèrement modifiées depuis un siècle, on le doit aux efforts des mouvements féministes et nullement à quelque vertu secrète de la laïcité. 

    Je ne suis pas contre la laïcité. Elle est certes une  donnée importante dans la vie démocratique. Mais on ne me fera pas avaler qu’elle est une garantie pour les droits des femmes.

    Micheline Dumont

    Historienne

  • 17 janvier 2011

    Apaiser les souffrances et redonner un sens à la vie

    J’ai fait la connaissance de La rue des femmes il y a une dizaine d’années. C’était alors un centre de jour, plus précisément, un oasis pour les femmes qui avaient fait le tour des ressources sans trouver de réel réconfort. Peu de choses m’avaient préparée à être témoin d’autant de souffrances et d’autant de dévouement. Accueillir, apaiser les souffrances créer des liens, c’est la mission que s’est donnée Léonie et son équipe. Des femmes d’exception qui ont toute mon admiration. Aujourd’hui, La rue des femmes aide à chaque années, des centaines femmes sans-abri ou à risque de la devenir, à quitter la rue et à redonner un sens à leur vie.

    J’étais extrêmement fière hier lorsque Léonie a reçu le Prix excellence La Presse, catégorie Humanisme. Une récompense largement méritée. Merci Léonie, à toi et à toute l’équipe de La rue des femmes

    Lire l’article de La Presse : http://bit.ly/i0yt4X 

    Site Web de La rue des femmes : http://www.laruedesfemmes.org/

    P.-S. Léonie a reçu aussi cette année, le Prix Idola St-Jean remis par la FFQ à une femme d’exception. Suivre le lien: http://www.ffq.qc.ca/2010/05/et-le-prix-idola-st-jean-est-remis-a/
    Luttes : Discrimination
  • 10 décembre 2010

    Bilan féministe: une année en M…

    Chères membres, alliées, amies et amis de la FFQ, 

    L’année 2010 tire à sa fin et c’est l’heure des bilans. Et pourquoi pas un bilan féministe de cette incroyable année ? 

    Pour nous, 2010 a été placée sous le signe de la lettre M

    M…. comme dans  

    Marche mondiale des femmes 

    De son lancement le 8 mars, à la clôture des actions le 17 octobre, le mouvement des femmes a, encore une fois, fait la preuve de sa pertinence en mettant de l’avant des préoccupations partagées par des milliers de Québécoises et de Québécois de tous les milieux. Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche! 

    Mobilisées

    Plus que jamais, les femmes ont démontré leur détermination à faire avancer les droits des femmes ainsi que les conditions favorisant une plus grande égalité. Évidemment, le clou de cette belle mobilisation est l’énorme succès du rassemblement national de la Marche à Rimouski. 10 000 personnes dans la rue, une vraie démonstration de force du mouvement des femmes. 

    Médias sociaux

    La FFQ est passée en mode 2.0, nous avons refait notre son site Web et nous avons fait une percée remarquée dans les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Ces nouvelles façons de faire nous permettent de mieux communiquer notre message et se sont avérées être des outils de mobilisation importants. Vive la révolution 2.0! 

    Mauvaise foi 

    « Savoir fort bien que l’on dit une chose fausse ». Par exemple, quand notre gouvernement affirme que la taxe santé est une taxe juste, il fait preuve de mauvaise foi. D’autres exemples : pensez aux hausses des frais de scolarité, au refus obstiné de ce gouvernement à tenir une enquête publique sur la construction, au dernier budget, aux projets de loi passés sous le bâillon, à la ministre de la Condition féminine qui nous a obligés à occuper son bureau pour avoir des réponses aux revendications de la marche, O.K. on arrête ici. 

    Militantes 

    La FFQ c’est une toute petite équipe de 7 personnes… mais c’est aussi et surtout des dizaines de militantes impliquées, dans les actions, dans les comités. Elles sont animées par une volonté de changer le monde et on est bien contente que ce soit avec nous qu’elles veuillent le faire. Merci à ces féministes engagées. 

    Mesquineries 

    L’étroitesse d’esprit peut porter à la mesquinerie. C’est l’impression que nous laissent certaines politiques, notamment lorsqu’il est question de libre choix, les conservateurs cherchent sans cesse à recriminaliser l’avortement par le dépôt de projets de loi privés. Mesquins aussi les débats autour du registre des armes à feu. 

    Médias 

    Il devient de plus en plus évident que le féminisme n’a pas la cote dans les médias de masse. Certains médias prennent un malin plaisir à couvrir amplement certains sujets et à alimenter la controverse, alors qu’ils nous ignorent sur d’autres sujets. Nous sommes dans une période « d’information spectacle » où il est difficile de faire dans la nuance. Trop ou trop peu ? La place de la FFQ dans les médias ne laisse personne indifférent. 

    Mauvaises filles

    Avez-vous remarqué le changement de ton dans nos actions ? Le mouvement féministe a tiré des leçons du passé et sait qu’en restant de gentilles filles, les femmes gagnent peu. Cette année, nous avons donc utilisé des moyens d’action plus dérangeants pour nous faire entendre. On pense ici à du placardage de bureaux, à la prise de ponts, au blocage de rues, au déploiement de bannières géantes au-dessus de routes, à l’engorgement des systèmes de plaintes et à l’occupation de bureaux. Oui, nous avons été tannantes et le serons, tant que nous n’obtiendrons pas l’égalité pour toutes ! 

    Merci

    À toutes celles et ceux qui s’indignent contre les inégalités, les injustices. Merci de votre engagement pour la défense des droits des femmes. Vous êtes indispensables à la lutte que nous menons ensemble. 

    Nous sommes fières du travail accompli cette année. Nous allons entreprendre 2011 avec la même énergie et la même volonté de justice et d’égalité pour les femmes.

    Notre prochain défi ? Mettre en œuvre des États généraux sur le féminisme, ce vaste forum public et pluriel où vous serez invitées à participer et qui orientera l’action féministe pour les années à venir. 

    Un autre grand défi que nous aurons à relever est celui d’assurer la survie financière de la FFQ. Le financement d’une organisation de défense des droits comme la nôtre est excessivement difficile et inquiétant par les temps qui courent.

     Un petit coup de main de votre part

    en cette fin d’année serait bien apprécié.

    C’est simple, cliquez ici pour faire un don !

    Merci pour cette belle année passée ensemble, nous vous souhaitons de très belles fêtes auprès des personnes que vous aimez et…. À l’année prochaine ! 

    L’équipe de la FFQ

    Alexa Conradi

    Isabelle Cheng

    Chantal Gagnon

    Eve-Marie Lacasse

    Claudette Lambert

    Isabelle Langlois

    Alexandra Pierre

    Pour un aperçu général des actions menées cette année :

    cliquez ici pour aller dans la section « Nouvelles » de notre site Web 

    Voir l’année en image sur notre page Flickr

    Mots-clés : ,
  • 9 décembre 2010

    Retour annoncé des cours d’éducation sexuelle

    Il y a des jours où on se demande: les pétitions « qu’osse ça donne ? » Hey bien quand la pétition est appuyée par plusieurs personnes et qu’elle est accompagnée d’une mobilisation et d’actions comme ce fut le cas dans le cadre de la Marche mondiale des femmes, il arrive que ça donne des résultats positifs.

    Ainsi, une des revendications de la Marche est sur le point de se concrétiser. Le ministère de l’Éducation travaille à réintroduire des cours d’éducation sexuelle dans les écoles. Évidemment, nous devrons demeurer vigilantes quant au contenu du programme, mais disons que c’est un pas dans la bonne direction.

    Merci au Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel pour la pétition et merci à toutes les signataires, les militantes, et marcheuses féministes !

    Lire l’article paru dans Le Soleil

  • 1 décembre 2010

    Un billet très troublant

    Je vous invite à lire le dernier billet de la journaliste Sophie Langlois. D’abord sur les conditions de vie des femmes détenues à la prison de Goma (République démocratique du Congo) et sur le travail “diplomatique” de l’ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean.

    Lien vers le billet

    Qu’en pensez-vous ?

  • 25 novembre 2010

    Appel à l’action pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

    Nous reproduisons ici l’appel à l’action appuyé par plusieurs goupes et individuEs et qui a été  publié aujourd’hui dans plusieurs journaux. N’hésitez pas à commenter.

    À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, nous nous levons, une fois de plus, pour dénoncer la violence envers les femmes qui persiste encore en 2010. 

    Dans notre société, il existe des structures politiques, économiques et sociales qui permettent à la violence envers les femmes d’exister et de perdurer. À l’instar de la Marche mondiale des femmes, nous dénonçons particulièrement deux phénomènes en expansion qui, à travers la mise en place et le maintien de conditions, normes et pratiques, encouragent cette violence. Il s’agit de la marchandisation du corps et de la sexualité des femmes et de la militarisation. 

    Parce que réduire le corps des femmes à un objet marchandable nourrit le mépris ; parce que nous bombarder d’images sexistes contribue à la promotion de rapports inégalitaires entre les femmes et les hommes ; nous nous opposons à l’appropriation et au contrôle du corps et de la sexualité des femmes ! 

    Parce que les guerres ont un impact disproportionné sur les femmes ; parce que l’armée reproduit des stéréotypes sexistes et de domination ; parce que faire la promotion de la violence pour régler des conflits contribue à la normalisation de cette violence ; nous refusons la militarisation de notre société ! 

    À la mémoire des quatorze jeunes femmes victimes d’un crime politique contre les femmes le 6 décembre 1989, nous nous engageons à faire la promotion de 14 façons de lutter contre la violence envers les femmes

    Pour agir contre la marchandisation du corps et de la sexualité des femmes :

    ♀ Dénonçons les publicités sexistes

    ♀ Dénonçons l’idéal de beauté qui nous est imposé

    ♀ Refusons de consommer de la pornographie

    ♀ Dénonçons la traite des femmes et des enfants à des fins sexuelles 

    Pour se lever contre la militarisation :

    ♀ Dénonçons le viol utilisé comme arme de guerre

    ♀ Refusons que les droits des femmes servent de prétexte à la guerre

    ♀ Refusons d’acheter des jeux et des jouets de guerre

    ♀ Dénonçons le recrutement militaire dans les établissements d’enseignement 

    Pour continuer à combattre la violence misogyne et les inégalités qui la génèrent :

    ♀ Dénonçons la banalisation de la violence

    ♀ Intervenons si nous entendons des paroles violentes ou sexistes

    ♀ Intervenons lorsqu’une femme se fait harceler ou violenter

    ♀ Dénonçons les agresseurs et l’impunité dont ils bénéficient

    ♀ Dénonçons les propos antiféministes, une attaque contre toutes les femmes

    ♀ Brisons le silence, dénonçons l’intolérable car la violence tue !
     

    Nous pouvons contribuer, tous et toutes, individus, entreprises, gouvernements, syndicats, artistes, organismes communautaires, à la mise en place de conditions favorables à l’égalité, à la liberté et à la paix : Refusons toute forme de violence envers les femmes !

    La Campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, coordonnée par la Fédération des femmes du Québec (FFQ), est menée conjointement avec: le comité des femmes des communautés culturelles de la FFQ, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle, la Fédération de ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, Femmes Autochtones du Québec, L’R des centres de femmes du Québec, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel – RQCALACS, le Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, le Réseau des lesbiennes du Québec et la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.

    Cet Appel à l’action est endossé par 114 personnes et 184 organismes

    Accueil pour elle, Action autonomie, Action des femmes handicapées de Montréal, Afeas , Claire Alarie, Alliance des femmes handicapées du Québec, Alliance des syndiquées interprofessionnelles du CHUQ (ASIC), Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Gisèle Ampleman, APTS CSSS Jardins Roussillon, APTS de l’hôpital Charles Lemoyne, APTS du CSSS de Trois-Rivières, APTS du CSSS Haut-Richelieu-Rouville, APTS Local CSSS Pierre Boucher, APTS-CSS de Saint-Jérôme, APTS-CSSS Champlain, APTS-CSSS du Lac des Deux Montagnes, APTS-Institut universitaire de gériatrie de Montréal, Michel Arsenault, Artistes pour la Paix, Assaut Sexuel Secours, Michèle Asselin, Assemblée des groupes de femmes d’interventions régionales en Outaouais, Association des religieuses pour la promotion des femmes, Association des retraitées et retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ), Association du Québec pour l’intégration sociale, Au bas de l’échelle, Auberge de l’amitié Roberval, Auberge Shalom pour femmes, Denise Babin, Marie-Claire Baigner, Marie Barrette, Danielle Beaudin, Céline Beaulieu, Elsa Beaulieu, Lise Bégin-Langlois, Angéline Bélanger, Guylaine Bélanger, Jean Bellefeuille, Michèle Benoit, Sophie Bissonnette, Sylvie Bissonnette, Denise Boileau, Odile Boisclair, Michèle Boisclair, Dominique Boisvert, Denise Bouche, France Bourgault, Micheline Bourrassa, Gisèle Bourret, Andrée Brosseau, Nancy Brown, Nancy Burrows, CALACS à Tire-d’Aile , CALACS de Charlevoix, CALACS de l’Ouest de l’île, CALACS du Centre-de-la-Mauricie/Mékinac, CALACS du KRTB, CALACS L’Élan, Calacs Région Côte-Nord , CALACS-Laurentides, Claudette Carbonneau, Denise Caron, Carrefour de participation, ressourcement et formation (CPRF), Carrefour des femmes d’Anjou, Carrefour pour elle, Emilia Castro, Josette Catellier, Centr’Elles, comité d’action des femmes d’Avignon , Centre Actu-Elle, Centre au cœur des femmes, Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de Granby, Centre d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles de l’Outaouais, Centre de femmes L’Autonomie en soie , Centre de femmes la Jardilec, Centre de femmes la Marg’elle, Centre de femmes l’Étincelle, Centre de femmes Vie Nous V’Elles, Centre de Solidarité Lesbienne, Centre d’éducation et d’action des femmes, Centre des F.A.M. des Moulins, de Terrebonne, Centre des femmes de la Basse-Ville, Centre des femmes de Laval, Centre des femmes de Verdun, Centre des femmes du O pays, Centre des femmes italiennes de Montréal, Centre des femmes l’Heritage, Centre d’orientation et de formation pour favoriser les relations ethniques (COFFRET), Centre féminin du Saguenay, Centre femmes du Grand-Portage, Centre Femmes l’Ancrage, Centre femmes Uni-vers-elles, Centre justice et foi , Centre ressources pour femmes de Beauport, Centre St-Pierre, Centre-Femmes d’Aujourd’hui, Centre-Femmes de Lotbinère, Bill Clennett, Coalition nationale contre les publicités sexistes (CNCPS), Collectif féministe de Rouyn-Noranda, Collectif pour un Québec sans pauvreté, Collectif régional de Québec de la Fédération des femmes du Québec, Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale, Comité femmes du Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep de l’Outaouais, Comité national des femmes du Syndicat de la fonction publique du Québec, Concertaction femmes Estrie , Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle, Confédération des syndicats nationaux, Congrégation de Notre-Dame du Québec, Alexa Conradi, Conseil central du Montréal-métropolitain (CSN), Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT), Conseil régional Montréal Métropolitain de la FTQ, Louise Constantin, Jeannine Cornellier, Karine Crépeau, Annie Dallaire, Nicole De Sève, Irène Demczuk, Luce Dessureault, Marise Drouin, Marcel Duhaime, Écho des femmes de la Petite-Patrie, Martine Éloy, Rolan Éloy, Entre ailes Ste-Julie, Escale de l’Estrie, Brigitte Fauveux, Fédération autonome de l’enseignement , Fédération de la santé et des services sociaux (CSN), Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (CSQ), Fédération des femmes du Québec (FFQ), Fédération des locataires d’habitations à loyer modique du Québec (FLHLMQ), Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), Femmes du monde à Côte-des-neiges, Filles de la sagesse du Canada, Yvonne Fourneaux, FRAPRU, Front commun des personnes assistées sociales du Québec, Nicole Gaboury, Chantal Gagnon, Elisabeth Garant, Jeanne Gareau, Bernard Gauvin, Yveline Gharani, Carole Gingras, Elaine Giroux, Édith Godbout, Lucie Grandmont, Johanne Grégoire, Groupe Intercom ARPF-02, Groupe Solidarité Justice CND, Lorraine Guay, Christine Guillemette, Madeleine Guillemette, Halte-femmes de Montréal-Nord, Havre des femmes, Horizon pour elle, Michèle Huard, Îlot d’Espoir, Inter-Val , Nicole Jetté, La clé sur la porte, La collective des femmes Nicolet et région, La Débrouille, La Gîtée, La mouvance centre de femmes, La Passerelle CALACS, La Pointe du jour * Calacs Sept-Îles , Eve-Marie Lacasse, Claudette Lambert, Hélène Langlois, Isabelle Langlois, Thérèse Laquerre, Madeleine Larouche, Régine Laurent, L’Autre parole, Jani-Audrey Lavoie, Le Parados, Marie-Paule Lebel, Lorraine Leduc, Sylvie Lépine, Les maisons de l’ancre inc, Les syndiquées de l’Hôpital Shriners pour enfants, Ligue des droits et libertés , L’Intersyndicale des femmes, Suzanne Loiselle, L’R des centres de femmes du Québec, Alberte Madore, Maison Alice-Desmarais, Maison d’accueil La Chambrée, Maison d’Accueil La Traverse, Maison d’aide et d’hébergement l’Accalmie, Maison Dalauze, Maison d’Ariane, Maison de connivence, Maison de Lina’s Home, Maison des femmes de Drummondville, Maison des femmes de Sept-Îles, Maison des femmes des Bois-Francs, Maison des femmes région Rimouski, Maison d’hébergement pour elles des deux vallées, Maison Hina, Maison le FAR (Famille, Accueil, Référence) 1985 inc., Maison l’Esther, Maison pour femmes immigrantes, Danielle Marchand, Sylvie Marcotte, Lyne-Mélanie Martel, Julie Martin, Lucie Martineau, Josée Masson, McGill Senate Subcommittee on Women, Céline Métivier, Anne Michaud, Louise Morin, Mouvement contre le viol et l’inceste, Mouvement des travailleuse et travailleurs chrétiens de Montréal, Multi-Femmes, Lyse Nadeau, Véronique Nally, Pierre Patry, Pavillon Marguerite de Champlain, Dominique Peschard, Alexandra Pierre, Lucille Plourde, Point d’appui, Pierre Poulin, Lise Poulin, Regard en Elle, Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ), Regroupement des femmes de la Côte-Nord, Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale , Regroupement des organismes ESPACE du Québec, Regroupement québécois des CALACS, Réseau d’action des femmes handicapées du Canada (DAWN), Réseau des femmes des Laurentides, Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, Réseau québécois d’action pour la santé des femmes, Judi Richards, Louise Riendeau, Joceyne Robert, Nora Robichaud, René Roy, Blanche Roy, Louis Roy, Ghislaine Sathoud, Magaly Skup, Ana Maria Seghezzo D’Urbano, Service intercommunautaire d’animation franciscaine (SIAF), Christiane Sibillotte, Audrey Simard, Société des sœurs auxiliatrices , Sœurs des saints noms de Jésus et de Marie (Secteur-missions), Sœurs missionnaires Notre-Dame des apôtres, SOS violence conjugale, SPSQ du CSSS de la Vieille Capitale , Lise St-Jean, Hélène Sylvain, Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île, Syndicat de l’enseignement de l’Ungava et de l’Abitibi-Témiscamingue, Syndicat de l’enseignement du Haut-Richelieu (CSQ), Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Syndicat des enseignants du Collège Bois-de-Boulogne, Syndicat des enseignants et enseignantes du cégep de Victoriaville, Syndicat des ensignantes et enseignants du Cégep régional de Lanaudière à Joliette (FNEEQ-CSN), Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ), Syndicat des professeurs du cégep de Ste-Foy, Syndicat des professionnelles en soins de la santé Richelieu-Yamaska, Syndicat des professionnelles en soins de l’Estrie – SPSE, Syndicat des professionnelles en soins de Québec (SPSQ), Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardio-respiratoires de Rimouski (SPSICR), Syndicat des professionnels de l’éducation du Bas St-Laurent, Syndicat interprofessionnel de la santé du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (SISCHUS-FIQ), Syndicat interprofessionnel Launaudière Sud, Table de concertation de Laval en condition féminine, Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles, Table de concertation des groupes de femmes du Bas Saint-Laurent, Table de concertation des groupes de femmes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, , Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie, Table de concertation en violence conjugale de Montréal, Table des groupes de femmes de Montréal, Table régionale des centres de femmes de Montréal métropolitain Laval, Nicole Talbot, TCA locale 698, TCA-Québec, Ginette Thibault, Hélène Toussaint, Carmina Tremblay, Roger Valois, Marie-Andrée Vinet et Monique Voisine.

  • 11 novembre 2010

    Un départ raté pour ONU Femmes

    ONU Femmes, cette nouvelle « entité de l’ONU pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes » a connu cette semaine un départ dans la controverse. En effet, l’Iran a passé à deux doigts d’obtenir un siège sur le conseil son d’administration. Cette “mauvaise plaisanterie” comme l’a qualifiée l’Iranienne Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix, ne s’est pas réalisée. Malheureusement, l’histoire ne s’arrête pas là puisque c’est finalement l’Arabie saoudite qui, grâce à sa “générosité”, a obtenu le plus grand nombre de voix et donc une place à ONU Femmes.

    Ironique ? Certainement ! Quand on sait que l’Arabie saoudite considère encore les femmes comme des mineures, qu’elles doivent avoir la permission d’un homme pour sortir, vivre, respirer!

    Que doit-on attendre d’ONU Femme ? L’avenir nous le dira et on ne peut qu’espérer que Madame Michelle Bachelet (ex-Présidente du Chili) dirigera cette agence en gardant le cap sur l’avancement des droits des femmes et que les pays membres d’ONU Femmes fassent preuve de cohérence.

    Je vous invite à lire l’article d’Agnes Gruda dans La Presse d’aujourd’hui. Un papier très éclairant sur la question.