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  • 3 novembre 2011

    Plan d’immigration du Québec : tout pour le marché, rien pour les femmes !

    La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Kathleen Weil, a dévoilé mardi le 1er novembre son plan d’immigration pour 2012-2015. La ministre exprime clairement que l’immigration devrait soutenir le développement économique mais elle prend peu en compte les besoins des femmes immigrantes.

    Pourtant, lors des consultations publiques sur le plan d’immigration, plusieurs  groupes dont la FFQ (voir notre mémoire ci-joint) ont souligné l’importance de miser sur des mesures d’intégration adaptées plutôt que de mettre uniquement l’accent sur le processus de sélection. En effet, la ministre veut attirer des personnes jeunes, qualifiées et francophones. Les femmes qui immigrent au Québec ont souvent ses caractéristiques mais se retrouvent quand même sans emplois ou dans des secteurs précaires, peu rémunérées. C’est dire que de nombreux obstacles jalonnent leur parcours : discriminations sur le marché du travail en lien avec leur origine et leur sexe, manque de services adaptés à la réalités des femmes immigrantes, difficultés dans  la reconnaissances de leurs acquis, contraintes financières face à la formation, difficultés de conciliation famille-activités, etc. Le taux de chômage élevé, les faibles revenus et les secteurs d’emploi des femmes immigrantes témoignent de ces obstacles.  La ministre, entre autres à travers le budget de son ministère, doit reconnaître que les femmes immigrantes font face à des obstacles spécifiques.

    De même, dans son plan d’immigration, la ministre ne tient pas non plus compte des difficultés des femmes réfugiées, des travailleuses temporaires comme les aides familiales ou des femmes parrainées. Ces femmes ont un accès limité à des services qui contribuent directement à leur intégration : service d’employabilité, accompagnement vers le marché du travail, formations, services sociaux et de santé, francisation, etc.

    La ministre a déclaré que son plan d’immigration s’inspirait des consultations publiques tenues cette année : il semble qu’encore une fois, les femmes n’aient pas été entendues. La voix de la FFQ, en alliances avec les groupes de défense des femmes immigrantes, est donc plus pertinente que jamais pour que l’égalité soit une réalité pour TOUTES les femmes, peu importe leur origine.

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  • 25 mai 2011

    Des sites et ressources Web féministes à découvrir

  • 2 mars 2011

    Concours – à la recherche d’une signature visuelle

    Pour participer aux États généraux ou en savoir plus visitez le www.etatsgenerauxdufeminisme.ca

  • 15 octobre 2010

    Une action dérangeante pour rappeler que Nous sommes en marche !

    Hier, nous étions 11 militantes de la Marche mondiale des femmes (MMF) à exprimer un Ya basta! à la Ministre Saint-Pierre et à son gouvernement en occupant les bureaux administratifs du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Cette journée a été mémorable pour moi. Je suis très fière d’avoir participé à cette action avec 10 militantes inspirantes et déterminées.

    Énergisante,  stressante, stimulante, l’action d’hier a été tout cela à la fois. Nous avons réussi à bâtir une solidarité dans le groupe en s’écoutant et en prenant toutes les décisions ensemble. En plus d’être un geste politique fort montrant le ras-le-bol des femmes, cette action  a été une merveilleuse expérience d’action directe féministe et démocratique.

    La présence de dizaines de femmes (et le bruit de leurs slogans!) à l’extérieur nous a confirmé que nous n’étions pas seules, que nous portions toutes la colère et la détermination de milliers de femmes en marche. C’est aussi grâce à ce soutien que cette action non violente a si bien réussi et que, en tant que mouvement, nous pouvons sortir la tête haute de cette journée.  Je me réveillerai sans doute encore quelques matins avec, dans la tête, les  slogans scandés par la foule. Merci à toutes et à tous pour votre appui!

    La lutte continue, entre autre avec le grand rassemblement à Rimouski dimanche. En espérant que cette action en inspire d’autres semblables…

    Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche!

  • 17 septembre 2010

    Soirée publique sur les femmes de diverses origines : un beau succès!

    Plus de 70 personnes ont participé à la soirée de la Marche mondiale des femmes consacrée aux femmes immigrantes et racisées. Organisé par le comité des femmes des communautés culturelles de la FFQ, cet événement a été l’occasion de discuter de la situation des femmes de diverses origines et de la manière dont la MMF analyse ces enjeux. 

    Michèle Vatz Laaroussi nous a dressé un portrait des femmes immigrantes et réfugiées au Québec et de quelques-unes des situations particulièrement précaires que certaines femmes vivent (exemple des aides familiales ou réfugiées). 

    Imane Mawassi et Leila Bedeir, deux militantes du Comité des femmes des communautés culturelles de la FFQ, ont présenté un texte d’analyse du comité qui regarde les revendications québécoises à la lumière de la situation des femmes immigrantes et racisées. Pour lire l’ensemble du texte, cliquez ici. 

    Enfin, Alexa Conradi, porte-parole de la Marche mondiale au Québec et présidente de la FFQ a souligné l’importance de développer une analyse des dynamiques internationales (entre compagnies multinationales, gouvernements, groupes militaires ou paramilitaires, etc.)  pour mieux combattre le phénomène de la migration des femmes. 

    La soirée a été accompagnée tout en musique par un duo de jazz manouche (Christine Tassan et Martine Gaumond). Elle s’est terminée autour d’un verre et des nombreuses discussions suscitées, entre autres, par le Féminisme en bref. 

    Hé oui, cette soirée a été l’occasion de lancer l’édition 2010 de notre magazine féministe consacré aux femmes de diverses origines et à la Marche mondiale des femmes 2010. La revue est envoyée par la poste aux membres de la FFQ (privilège de membres !) et sera disponible sous peu sur notre site. 

    Merci à toutes pour ce beau succès! 

  • 11 juin 2010

    Profilage racial : rendons les femmes visibles!

    C’est en substance que la FFQ est allée plaider hier lors des consultations de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) sur le profilage racial. Les membres de la Commission ont semblé apprécier notre contribution féministe et nos pistes de réflexions, soit :

    • se pencher sur les impacts spécifiques du profilage racial sur les femmes comme citoyennes, mères, conjointes, etc.;
    • élargir la définition du profilage afin qu’elle prenne en compte des  discriminations qui se traduisent par une invisibilité des problématiques. Par exemple, le manque protection des femmes autochtones par la police, en lien avec des préjugés tenaces.

    Le profilage, qu’il soit racial, social ou politique, est une question qui soulève beaucoup de passions en ce moment. En plus des consultations de la CDPDJ, la FFQ participe, hier et aujourd’hui, à un colloque de la Ligue des droits et libertés et du RAPSIM sur le profilage discriminatoire. Ce colloque pose des questions essentielles : À qui appartient l’espace public? Les itinérantEs, les personnes racisées ou minorités visibles, les militantEs politiques et autres marginaliséEs ont-ils la légitimité pour l’occuper? Évidemment, à la dernière interrogation, les participantEs du colloque répondent fermement : Oui! Le racisme et les discriminations ne peuvent JAMAIS être le prétexte évoqué pour « maintenir l’ordre public ».

    Le phénomène du profilage nous rappelle quand même que les rapports de domination s’expriment aussi dans les espaces publics. Cependant, comme les lieux de travail pour les marxistes ou l’espace domestique pour les féministes, c’est aussi dans ces lieux porteurs de sens qu’il est possible d’agir collectivement.

    Lire la position défendue par la FFQ dans le cadre de la commission

    Pour en savoir plus sur les consultations de la CDPDJ

  • 10 juin 2010

    Le travail domestique n’est pas un vrai travail….

    C’est ce que semble dire le gouvernement libéral en déposant le projet de loi 110, « Loi modifiant le régime de santé et de sécurité du travail pour accorder une plus grande protection à certains domestiques ».

    Ce projet de loi est en contradiction avec les recommandations de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, qui affirmait que l’exclusion de la CSST des travailleurs-euses domestiques étaient une triple discrimination basée 1.- sur le sexe – ce sont majoritairement des femmes, 2.-sur la « race » – elles sont en majorité des immigrantes ou racisées, et 3 – sur la condition sociale – elles ont de situations précaires et à faibles revenus.

    Le projet de loi 110 continuerait d’exclure certaines travailleuses de la couverture automatique de la CSST ou ne leur offrirait qu’une couverture partielle, entre autres concernant les congédiements abusifs. Les autres travailleurs-euses du Québec ont pourtant droit à toutes les protections de la CSST, quel que soit le nombre d’heures effectuées.

    Sur ce dossier, le gouvernement  Charest avait l’occasion de faire un pas en avant pour améliorer significativement la vie de milliers de femmes mais aussi pour reconnaître, comme l’affirment les féministes depuis longtemps, que le travail domestique est UN TRAVAIL.

    La FFQ, qui est impliquée dans la lutte menée par les aides familiales depuis de nombreuses années, réclame une commission parlementaire pour aller dire au gouvernement de refaire ses devoirs.

    Pour le communiquez du projet de loi : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/June2010/04/c2207.htm .

    Pour la réaction de la « Coalition pour la CSST des travailleurs-euses domestiques » : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/June2010/04/c2323.html .

  • 9 juin 2010

    Solidarité pour Cristal, Sheila, et leur petite fille

    Alors que les parlementaires canadiens continuent à se demander quoi faire avec le dangereux projet de loi C-11 (voir le mémoire de la FFQ : http://www.ffq.qc.ca/2010/05/memoire-sur-lavant-projet-de-loi-c-11/ ), une histoire vient nous confirmer l’importance d’un système de refuge accessible, juste et indépendant.

    Cristal a quitté le Mexique avec sa fille après que la cour mexicaine ait menacé de lui retirer la garde de sa fille, simplement parce qu’elle vivait avec une femme. Un an et demi plus tard, le père est venu au Québec pour essayer de convaincre le juge que la de la petite fille et influencer son orientation sexuelle.

    Il y a encore de nombreuses étapes à franchir avant que Sheila, sa compagne et sa petite fille puissent obtenir leur résidence permanente au Canada, car maintenant elles attendent une décision concernant leur statut comme réfugiées. De plus, elles doivent se défendre contre une demande d’extradition du Mexique (elle est toujours accusée d’avoir kidnappé sa fille).
     
    Demande de soutien

    L’organisation LEGIT a couvert une partie des frais juridiques liés aux démarches de Cristal. En tant que lobby et groupe de soutien, LEGIT fournit des informations sur l’immigration, accompagne les personnes LGBT tout en travaillant pour que prennent fin les discriminations dans les lois sur l’immigration.

    La Coalition des familles homoparentales appelle à soutenir financièrement cette famille. Les dons effectués serviront à ce que la famille puisse payer ses frais juridiques canadiens et mexicains et les autres démarches nécessaires à leur défense (vidéoconférence avec avocats du Mexique, photocopies, etc). Si vous pouvez donner quelque chose, même si ce n’est qu’un peu, vous aiderez ces deux femmes dans leur combat pour trouver un endroit sûr et accueillant pour leur famille.
     
    Les chèques doivent être adressés à la Coalition des Familles Homoparentales, et accompagnés d’une note indiquant que c’est pour Alexa, la fille de Cristal. Les contributions peuvent être envoyées au 2401 Coursol, Montréal (QC), H3J 1C8.
     
    La Coalition a aussi créé un compte PayPal pour que vous puissiez payer directement de votre ordinateur.  Voici le lien:
    http://www.familleshomoparentales.org/html/fr/index.html

    Pour plus d’information, vous pouvez vous pouvez aussi visitez le www.familleshomoparentales.org.

  • 28 mai 2010

    Des nouvelles de notre passage au Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration

    Hier, la FFQ accompagnée de la Coalition des familles homoparentales, a présenté un mémoire sur la réforme du système d’obtention du statut de réfugié. Devant des députés des trois partis fédéraux, nous avons défendu un système où tous les demandeur-EUSES-s d’asile pourraient être entenduEs, sans discrimination. Nous refusons la notion de pays « sûrs » qui empêcherait certains demandeur-EUSES-s d’avoir accès à un appel, suite à un 1er refus. Cela toucherait particulièrement les femmes et les personnes LGBT car,  dans plusieurs pays que l’on considère « pacifiques », la violence conjugale, les viols systématiques, l’exploitation sexuelle des femmes ou les crimes haineux, les agressions voire les poursuites judiciaires contre les homosexuels sont chose courante. 

    Par ailleurs, dans le projet de loi C-11, la possibilité de faire une demande pour considérations humanitaires n’existe plus. Les demandes pour considérations humanitaires sont essentielles pour prendre en compte des cas qui ne rentrent pas dans les « cases » de l’administration, entre autres lorsque la sécurité ou le développement d’un enfant sont en jeu.

    Il faut stopper le projet de loi C-11 des conservateurs!

    Seuls les libéraux n’ont pas pris de positions claires sur ce projet de loi, alors qu’il sera étudié dès la semaine prochaine. Contactez-les !

    Dites leur que vous ne voulez pas que les personnes réfugiées soient choisis en fonction de leur pays d’origine mais bien en fonction des dangers auxquels elles font face.

    Exigeons que les demandes pour considérations humanitaires soient accessibles pour les personnes qui doivent venir s’installer au Canada.

    Vous pouvez avoir plus de détail en lisant notre mémoire

    Cliquez ici pour un exemple de courriel afin d’interpeller les libéraux
  • 17 mai 2010

    Journée internationale contre l’homophobie : et les lesbiennes ?

    Le 17 mai est la journée internationale contre l’homophobie. De nombreux combats ont été gagnés depuis la décriminalisation de l’homosexualité en 1969, mais beaucoup reste à faire, entre autres concernant la visibilité des lesbiennes. Hé oui, la lesbophobie reste répandue dans notre société et peu de personnes parle de la spécificité de l’expérience lesbienne. Elles continuent de subir des discriminations, voire des agressions physiques et verbales dans les familles, la santé et les services sociaux, les lieux de travail. Le milieu scolaire ne fait pas exception : les jeunes lesbiennes doivent jongler avec leur questionnement identitaire, la difficulté de s’accepter, et de se faire accepter dans un milieu souvent sexiste et lesbophobe. 

    Heureusement, des initiatives permettent de parler cette réalité méconnue. Rappelons qu’une des revendications de la Marche mondiale 2010 est la remise en place des cours d’éducation sexuelle, dans une perspective non sexiste et non hétérosexiste pour que les jeunes filles (et les jeunes garçons) puissent vivre leur sexualité de manière épanouie. 

    Deux livres viennent également d’être publiés sur « l’amour entre filles ».  Ces publications ont le courage de dépeindre des modèles auxquels peuvent s’identifier les jeunes lesbiennes, mais aussi tous les jeunes qui vivent des questionnements identitaires, quelle qu’en soit la raison. Démystifier, combattre les tabous, faire respecter les droits: le travail pour combattre la lesbophobie continue, durant la journée contre l’homophobie comme le reste de l’année. 

    Pour en savoir plus sur les livres cités, lire le reportage de Sylvia Galipeau.

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    Luttes : Discrimination