Lutter contre la violence envers les femmes

À la FFQ, la lutte aux violences envers les femmes signifie que nous luttons contre tous actes de violence, ou toute menace de tels actes, dirigés contre les femmes et causant ou pouvant causer un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, ou exerçant une contrainte ou une privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. Ces formes de violence reposent sur l’existence de discriminations systémiques envers les femmes. La Déclaration de l’Organisation des Nations unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes affirme que : « la violence à l’égard des femmes traduit des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, lesquels ont abouti à la domination et à la discrimination exercées par les premiers et freiné la promotion des secondes, et qu’elle compte parmi les principaux mécanismes sociaux auxquels est due la subordination des femmes aux hommes. »

Autrement dit, la violence nuit à l’atteinte de l’égalité pour les femmes. Il faut également souligner que la position sociale des femmes, ainsi que leurs expériences d’inégalités et de violence sont structurées par de multiples systèmes d’oppression, susceptibles de les rendre davantage vulnérables aux différentes formes de victimisation. L’enquête sociale générale (Statistique Canada, ESG, 2009) indique que les femmes limitées dans leurs activités, à cause d’une condition ou d’un problème de santé, sont quasiment deux fois plus sujettes à la violence conjugale que les autres femmes.

Cette lutte contre les violences se fait à la fois par des actions collectives, telle que la campagne annuelle des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, par des activités de formation, de sensibilisation et par de la représentation politique.

Agir contre la violence

Depuis l’avènement d’un mouvement des femmes, plusieurs actions ont été entreprises, partout à travers le monde, pour dire non à la violence et réclamer un engagement des États pour y mettre fin, en faisant des campagnes de sensibilisation, en adoptant des lois et en envoyant un message clair que la violence est inacceptable. À titre d’exemple, la FFQ s’est mobilisée dans les dernières années pour le maintien du registre des armes à feu au Canada et au Québec, contre les différentes atteintes au droit à l’avortement au Canada, pour réinstaurer un programme spécifique d’éducation à la sexualité dans une perspective de rapports égalitaires, non-sexistes et non-hétérosexisme en milieu scolaire, pour que les droits sociaux, économiques et culturels (droit au logement, à la santé, à un salaire décent, etc.) soient reconnus au même titre que les libertés civiles et politiques (liberté d’expression, de conscience, de religion) dans la Charte des droits et libertés québécoise.   Notre but est de pouvoir garantir, à toute femme, l’exercice effectif de son droit à la sécurité et à vivre dans une société sans violence.

La violence en quelques chiffres

Au Québec, en 2012, les données policières montrent que les femmes forment

  • 80 % des victimes d’infractions commises dans un contexte conjugal;
  • 96 % des victimes d’agression sexuelle;
  • 93 % des homicides conjugaux;