Le bateau des femmes pour Gaza – 2016

 

APPUYONS  Les femmes à la barre pour briser le blocus de Gaza !

Le Bateau des femmes pour Gaza est un projet de la Coalition de la Flottille de la Liberté, composée d’individus et de groupes, issus de la société civile à travers le monde.

Le Bateau des femmes pour Gaza a pour objectifs :

  • de faire lever immédiatement ce blocus immoral, inhumain et illégal en regard du droit international;
  • de dénoncer la complicité du gouvernement canadien comme celle de la communauté internationale dans cette politique israélienne de « punition collective » d’une population civile sans défense;
  •  de dire aux Palestiniennes et Palestiniens vivant sous ce blocus qu’elles et ils ne sont pas seul.e.s et que le monde ne les oublie pas.

Le Bateau des femmes pour Gaza,  sera composé uniquement de femmes : équipage, participantes, journalistes, portes parole, etc. Ce sont des femmes du monde entier qui tiennent à rendre visible l’esprit de résistance indomptable des femmes palestiniennes, à leur manifester leur solidarité, à leur faire parvenir un message d’espoir jusque derrière les murs de leur prison à Gaza.

Ce projet est appuyé par CISO (Centre international de solidarité ouvrière) et la FFQ (Fédération des femmes du Québec)

 

Le blocus de Gaza doit être levé immédiatement et complètement

Le blocus de Gaza viole la IVe Convention de Genève de même que l’article 8 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale qui interdisent les punitions collectives; viole la Déclaration universelle des droits de l’homme (art 13) qui protège le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État, de quitter son pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays; viole deux pactes internationaux : celui relatif aux droits civils et politiques et celui relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (art 1)


L’ensemble des droits des Palestiniennes et Palestiniens doit être respecté

Le blocus doit être levé. Mais même le blocus levé, Gaza continuera d’être un territoire occupé par Israël. En solidarité avec l’ensemble du peuple palestinien, il nous faut continuer la lutte pour  que les Palestiniennes et les Palestiniens, où qu’ils soient, recouvrent la totalité de leurs droits. Nous exigeons donc la fin de l’occupation (résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies), de la colonisation (résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies), le démantèlement du mur de séparation (décision de la Cour internationale de Justice en juillet 2004), le respect du droit de retour des réfugié.e.s (résolution 194 de l’ONU) et la reconnaissance du droit des citoyen.ne.s arabo-palestiniens d’Israël à une égalité totale (Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid 1973).

 

QUOI FAIRE POUR EXPRIMER SA SOLIDARITÉ AVEC LES FEMMES DE GAZA ?

  • S’informer sur le projet et s’y impliquer selon vos disponibilités  sur Facebook et sur Twitter @CanadaBoatGaza  @GazaFFlotilla
  • Demander à son groupe ou son organisation d’appuyer politiquement le Bateau des femmes pour Gaza.
  • Contribuer financièrement
    • Faire chèque à Aide humanitaire Île de la Tortue, CP 92087 Portobello, Brossard, Québec, J4W 3K8


Pourquoi un bateau des femmes pour Gaza ?

Gaza est une prison à ciel ouvert pour ses 1,8 million de Palestinien.ne.s

Gaza vit sous le régime implacable d’un blocus imposé par Israël depuis 2007. Les gens ne peuvent ni sortir ni recevoir famille et proches vivant à l’extérieur. Ils ne peuvent produire, ni importer et exporter normalement. Israël contrôle tout : eau, électricité, approvisionnement. 75 % de la population vit « sous perfusion » de l’aide humanitaire internationale. Ce blocus est immoral, inhumain et illégal au plan du droit international. Il tue la population à petit feu.

La population assiégée de Gaza subit, en plus, les agressions meurtrières répétées de l’armée israélienne

Opération « Plomb durci » en 2008-2009, Opération « Piliers de défense » en 2012, Opération   « Bordure protectrice » en 2014.  Ces opérations ont fait des milliers de morts, des dizaines de milliers de blessé.e.s, des civils en très grande majorité dont des femmes et des enfants et des centaines de milliers de sans-abri. Ces agressions ont détruit toutes les infrastructures essentielles à une vie en société : maisons, hôpitaux et cliniques, centrales électriques, usines de filtration d’eau, écoles et universités, entreprises, commerces, etc. La vie des Palestiennes de Gaza est un enfer et un combat permanent.

Les femmes de Gaza, gardiennes de la vie quotidienne, en paient un prix très élevé

Elles meurent : les agressions israéliennes de 2014 ont tué 299 femmes et 197 fillettes selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens. 790 sont devenues veuves i.e. monoparentales. Le taux de mortalité maternelle et néonatale a doublé après cette agression. Elles doivent assurer la nourriture à leur famille alors que, selon l’ONU, il existe une situation d’insécurité alimentaire de modérée à grave qui perdure depuis des années. Elles voient leurs maisons détruites et font face à l’impossibilité de les reconstruire, Israël interdisant l’entrée des matériaux nécessaires. 23,300 fillettes et 22, 900 femmes sont toujours sans abri et vivent dans des conditions déplorables. Elles souffrent de ne pouvoir obtenir pour leurs enfants les soins et les médicaments requis, de ne pouvoir leur apporter toute la sécurité et la tranquillité quand les drones israéliens viennent perturber leur vie jour après jour. Elles sont sans liberté, sans paix et sans ressources essentielles pour assurer une vie digne, Israël contrôlant tout.

Et pourtant, les femmes de Gaza sont des inlassables résistantes face à l’entreprise israélienne de destruction de leur peuple  Elles refusent de disparaître. Elles portent leurs familles et leur peuple à bout     de     bras. Elles créent de la vie à travers les ruines de leurs maisons. Elles chantent, dansent, écrivent des poèmes malgré une situation intenable. Elles inspirent espoir, force et détermination devant les innombrables injustices vécues à Gaza tout comme leurs soeurs en lutte elles aussi en Cisjordanie, à Jérusalem-est, en Israël.