Luttes

 

Discrimination

Lutter contre les discriminations

La FFQ vise dans son action l’élimination des discriminations envers les femmes. Les discriminations à l’œuvre dans notre société prennent de multiples formes; distinctions, exclusion ou encore traitement défavorable sur la base de motifs tels que la « race », la couleur, l’origine ethnique, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale ou le handicap.

La FFQ travaille à ce que la société québécoise soit plus inclusive pour toutes les femmes. Cette lutte contre les discriminations se fait à la fois par des actions collectives, des activités de formation, de sensibilisation et par de la représentation politique.

Agir contre les discriminations

À titre d’exemple, la FFQ pose un regard critique sur les différentes politiques, lois et programmes gouvernementaux afin de s’assurer que ceux-ci tiennent compte des effets spécifiques sur les femmes. La FFQ se mobilise aussi contre le désinvestissement de l’État et rejette la privatisation et la tarification des services publics. Selon la FFQ, cette privatisation joue un rôle important dans la destruction du filet social et est source de plus grande discrimination.

La FFQ a aussi des comités de travail (femmes aînées et femmes immigrantes et racisées) qui participent à l’action de la FFQ en portant les réflexions et les analyses de groupes de femmes qui connaissent diverses oppressions, en plus de leur statut de femme. En plus d’être des espaces de solidarité, ces comités contribuent à outiller la FFQ et ses membres pour adopter des pratiques et des analyses qui tiennent compte des différentes formes de discriminations à l’œuvre dans la vie des femmes.

Justice reproductive

Lutter pour la justice reproductive

La lutte pour le droit des femmes à poursuivre ou non une grossesse a marqué le mouvement féministe, au Québec comme ailleurs. Au Québec et au Canada, le jugement de la Cour suprême survenu en 1989 reconnaît que le fœtus n’a pas le statut légal d’une personne. L’une des conséquences de ce jugement est de reconnaître aux femmes leur droit  de contrôler leur propre corps. Aujourd’hui, le mouvement féministe québécois travaille constamment pour repousser les menaces aux droits reproductifs des femmes. Pour poursuivre cette lutte pour le respect des droits reproductifs des femmes de façon inclusive, la FFQ s’inspire maintenant d’une approche que l’on nomme justice reproductive. Résultat de l’amalgame entre justice sociale et droits reproductifs, la justice reproductive est apparue comme cadre d’analyse et de pratique dans les années 90 porté par les femmes africaines-américaines. Ce sont des femmes historiquement marginalisées, entre autres des femmes en situation d’handicap , des femmes racisées ou encore des femmes autochtones, qui ont appelé le mouvement féministe a adopté l’approche de justice reproductive qui relie la sexualité, la santé et les droits humains aux mouvements pour la justice sociale en plaçant l’avortement et les enjeux de santé reproductive dans le contexte plus large du bien-être et de la santé des femmes, des familles et des communautés. Ainsi,  cette approche vise à visibiliser et agir pour faire reconnaître que les enjeux  autour du contrôle du corps ne sont pas les mêmes pour toutes les femmes.

À la FFQ, nous croyons que la capacité d’une femme à faire des choix concernant sa vie sexuelle et  reproductive est directement liée aux conditions dans lesquelles vit sa communauté et n’est pas uniquement une question de choix personnel et d’accessibilité. La question de l’avortement est ainsi liée à d’autres enjeux de justice sociale et de droits humains, qui tiennent compte des questions de justice économique, d’environnement, de justice criminelle, de droits des immigrant.e.s, de militarisme, de discrimination basée sur la race et l’identité sexuelle, et de toute une série d’autres enjeux qui affectent directement les décisions des femmes en matière de santé sexuelle et reproductive.

Laïcité de l'État

Lutter pour une laïcité féministe

Au Québec, les luttes des femmes ont prôné, et le font encore, la séparation de la religion des institutions de l’État et la sécularisation de la société. Mais ces luttes promeuvent aussi aussi la liberté de croyance et de conscience. Dans cette optique, les batailles ont été nombreuses pour que les divers curés, , pères et maris cessent de contrôler le corps, la sexualité et la vie des femmes sans, pour autant, forcer les femmes à abandonner une pratique religieuse ou à tenter de redéfinir les dogmes religieux.

Aujourd’hui, la FFQ poursuit ces luttes afin de s’assurer qu’aucune personne ou institution ne puisse imposer aux femmes une pensée, une identité, un travail ou une pratique religieuse et afin   que les principes religieux n’influencent pas  les décisions d’un gouvernement laïc. La FFQ reconnaît toutefois que des femmes, y compris des féministes, maintiennent un rapport à la croyance et la spiritualité. Il est donc tout à fait possible d’être croyante tout en luttant pour l’égalité de toutes les femmes. Pour la FFQ, un État laïc ne doit pas c contribuer à la stigmatisation de personnes ou de groupes de personnes en raison de leur croyance ou de leur athéisme pour assumer pleinement son rôle.La FFQ et les mouvements féministes internationaux, comme la Marche mondiale des femmes,  notent qu’il y a une montée des fondamentalismes religieux dans le monde. Cette situation est en lien étroit avec l’augmentation importante de l’insécurité économique et politique. Pour les féministes, il faut donc que les États adoptent aussi des politiques pour assurer l’accès à un revenu décent pour toutes et tous et pour contrer les exclusions sociales et politiques.

Agir pour une laïcité féministe

La FFQ est active à plusieurs niveaux pour contrer le développement de terreaux fertiles aux dogmatismes religieux et à la prise de contrôle des institutions démocratiques par des groupes religieux rétrogrades. La FFQ s’est prononcée clairement pour le droit des femmes à l’égalité en s’affichant contre les mutilations génitales, les tribunaux religieux musulmans ou juifs, la polygamie, le vote à visage couvert et le port du voile intégral dans la fonction publique et les services publics. La FFQ a dénoncé toutes les positions rétrogrades des religions concernant le corps et la sexualité des femmes, notamment en ayant dénoncé à maintes reprises ces dernières années les commentaires de cardinaux ou d’évêques du Québec associant l’avortement à un meurtre ou affirmant qu’un avortement en cas de viol est inacceptable. Elle a également mené une lutte acharnée contre plusieurs projets de loi menaçant  le droit au libre choix des femmes en matière de grossesse, pilotés par des organisations religieuses et des députés fédéraux religieux; à la Chambre des communes à Ottawa.

La FFQ réclame aussi auprès des gouvernements un ensemble de mesure afin d’assurer une laïcité effective des États et des institutions religieuses, telles que :  la fin du financement des écoles privées confessionnelles; des moyens, financiers et humains, pour les groupes de femmes afin de se former davantage pour adapter leurs interventions et leurs actions pour contrer les fondamentalismes; la fin de la privatisation des services publics pour éviter que des groupes religieux peu gênés de faire du prosélytisme remplissent le vide laissé par l’État et la création d’un comité de travail sur les fondamentalismes, en partenariat avec des groupes de féministes croyantes et des expertes académiques du fondamentalisme, afin d’identifier les terreaux actuels des fondamentalismes et les moyens de soutenir les filles, les gens de la diversité sexuelle, etc.

Mondialisation

Lutter contrer la mondialisation capitaliste et patriarcale

La mondialisation a un impact spécifique sur le rôle des femmes dans la société parce qu’elle se conjugue avec d’autres systèmes d’exploitation et de domination, tels que le patriarcat et le racisme. Les effets de ce système capitaliste sont multiples; exploitation du territoire et de ses ressources, militarisation, précarité économique, renforcement de la division internationale et sexuelle du travail, ou encore transformation importante des conditions de vie des femmes (travail atypique, augmentation des coûts des denrées de bases, désinvestissement des États dans les programmes sociaux, etc.). Lutter contre la mondialisation, c’est donc lutter contre un système qui produit des inégalités et participe au contrôle des femmes et de l’environnement.

Agir contre la mondialisation capitaliste et patriarcale

À la mondialisation de l’économie néolibérale capitaliste, nous répondons par la mondialisation de nos solidarités! Une grande partie de notre action en solidarité avec les femmes du monde se faiavec la Marche mondiale des femmes. À travers notre participation active à ce réseau féministe mondial, nous mondialisons nos solidarités pour faire obstacle à la recherche effrénée de profits pour un très petit nombre aux dépens de la majorité de la population. La FFQ fait aussi, par des activités de représentation auprès des gouvernements et par des activités d’éducation et d’information faisant la promotion de nouveaux modèles économiques basés sur une conception différente de la richesse, de la production et de la productivité. Le comité femmes et mondialisation de la FFQ, formée par des membres militantes, contribue également à la réflexion en produisant des outils d’information et d’éducation. Le comité a récemment produit une brochure et un atelier sur les enjeux du militarisme et contribué à une étude sur les conditions de travail des femmes portant sur le cas de Walmart au Québec.

 

Pauvreté / Sécurité économique

Lutter pour  garantir l’autonomie économique des femmes

Les femmes représentent la moitié de la population mondiale. Elles fournissent 67 % des heures de travail, mais elles ne gagnent que 10 % du revenu mondial et possèdent moins de 1 % de la fortune mondiale. L’autonomie économique des femmes se réfère à leur capacité à pourvoir elles-mêmes à leurs besoins ainsi qu’à ceux des personnes qui dépendent d’elles et à décider de la meilleure façon d’y parvenir. Ce qui motive notre action; l’élimination de la pauvreté qui fait obstacle à l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes en mettant de l’avant une économie basée sur des principes féministes de solidarité.

Agir pour l’autonomie économique des femmes

Les actions de la FFQ visent une meilleure redistribution des richesses, le droit pour toutes à l’emploi et à la dignité. En ce sens, la FFQ milite au sein de la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics et au sein du Collectif pour un Québec sans pauvreté. La FFQ a aussi récemment participé à la commission sur la réforme de l’assurance-emploi, sur la réforme des régimes de retraite et sur l’assurance autonomie; des mesures qui ont toutes un impact sur l’autonomie économique des femmes et pour lesquelles les gouvernements ne tiennent pas compte des effets spécifiques. La FFQ a aussi pris part à la commission populaire sur le droit au logement organisée par la FRAPRU et a récemment produit conjointement avec l’Institut de recherches et d’études féministes, le Réseau québécois en études féministes, Institut d’études internationales de Montréal et le Service à la collectivité une étude portant sur les conditions de travail et de vie des femmes.

 

Violence

Lutter contre la violence envers les femmes

À la FFQ, la lutte aux violences envers les femmes signifie que nous luttons contre tous actes de violence, ou toute menace de tels actes, dirigés contre les femmes et causant ou pouvant causer un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, ou exerçant une contrainte ou une privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. Ces formes de violence reposent sur l’existence de discriminations systémiques envers les femmes. La Déclaration de l’Organisation des Nations unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes affirme que : « la violence à l’égard des femmes traduit des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, lesquels ont abouti à la domination et à la discrimination exercées par les premiers et freiné la promotion des secondes, et qu’elle compte parmi les principaux mécanismes sociaux auxquels est due la subordination des femmes aux hommes. »

Autrement dit, la violence nuit à l’atteinte de l’égalité pour les femmes. Il faut également souligner que la position sociale des femmes, ainsi que leurs expériences d’inégalités et de violence sont structurées par de multiples systèmes d’oppression, susceptibles de les rendre davantage vulnérables aux différentes formes de victimisation. L’enquête sociale générale (Statistique Canada, ESG, 2009) indique que les femmes limitées dans leurs activités, à cause d’une condition ou d’un problème de santé, sont quasiment deux fois plus sujettes à la violence conjugale que les autres femmes.

Cette lutte contre les violences se fait à la fois par des actions collectives, telle que la campagne annuelle des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, par des activités de formation, de sensibilisation et par de la représentation politique.

Agir contre la violence

Depuis l’avènement d’un mouvement des femmes, plusieurs actions ont été entreprises, partout à travers le monde, pour dire non à la violence et réclamer un engagement des États pour y mettre fin, en faisant des campagnes de sensibilisation, en adoptant des lois et en envoyant un message clair que la violence est inacceptable. À titre d’exemple, la FFQ s’est mobilisée dans les dernières années pour le maintien du registre des armes à feu au Canada et au Québec, contre les différentes atteintes au droit à l’avortement au Canada, pour réinstaurer un programme spécifique d’éducation à la sexualité dans une perspective de rapports égalitaires, non-sexistes et non-hétérosexisme en milieu scolaire, pour que les droits sociaux, économiques et culturels (droit au logement, à la santé, à un salaire décent, etc.) soient reconnus au même titre que les libertés civiles et politiques (liberté d’expression, de conscience, de religion) dans la Charte des droits et libertés québécoise.   Notre but est de pouvoir garantir, à toute femme, l’exercice effectif de son droit à la sécurité et à vivre dans une société sans violence.

La violence en quelques chiffres

Au Québec, en 2012, les données policières montrent que les femmes forment

  • 80 % des victimes d’infractions commises dans un contexte conjugal;
  • 96 % des victimes d’agression sexuelle;
  • 93 % des homicides conjugaux;

12 jours d'action contre la violence

« Les femmes sont encore victimes de violence parce qu’elles sont des femmes. 
Il faut agir pour que ça change. Faites parties du changement ! »

Consulter le site des 12 jours d’action

Consulter le calendrier des actions et événements de la campagne 2015

La campagne annuelle des 12 jours d’action contre la violence envers les femmes est une occasion de réfléchir collectivement au phénomène de la violence faite aux femmes et de publiciser  des solutions concrètes pour enrayer ce fléau. Depuis 2008, la FFQ coordonne conjointement cette campagne avec Femmes autochtones du Québec, L’R des centres de femmes, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle, la Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec, le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence, Réseau action femmes handicapées, SOS Violence conjugale et la Table de concertation au service des personnes réfugiées et immigrantes.

 

Dans le cadre de ces 12 jours, de nombreuses actions sont organisées par des groupes de femmes dans toutes les régions du Québec pour sensibiliser la population au phénomène de la violence faite aux femmes et pour demander des engagements concrets de la part des gouvernements provincial et fédéral pour éliminer cette violence systémique envers les femmes qui continue d’exister malgré les avancées des droits des femmes au Québec et au Canada.

Pourquoi une campagne annuelle pour l’élimination des violences envers les femmes?

Le 17 décembre 1999, l’ONU proclamait le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, rappelant que cette violence est un obstacle sur la voie de l’égalité, du développement et de la paix. Cette date commémore l’assassinat des sœurs Mirabal, trois militantes politiques dominicaines qui furent brutalement exécutées en 1960 sous les ordres du chef d’État Rafael Trujillo. Le 25 novembre marque aussi le début des 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes, campagne reconnue internationalement, qui se terminent le 10 décembre, Journée internationale des droits de la personne.

Pourquoi 12 jours d’action au Québec?

Au Québec, la campagne de sensibilisation se déroule du 25 novembre au 6 décembre. Cette date correspond à la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Le Parlement a institué cette journée afin de commémorer la date anniversaire du meurtre de 14 jeunes femmes en 1989 à l’École Polytechnique de Montréal. Ce geste de violence sexiste a bouleversé la population. Tous les 6 décembre, les drapeaux sont mis en berne sur les bâtiments fédéraux. La population est aussi invitée à porter le ruban blanc et à observer une minute de silence afin de commémorer les 14 victimes de Polytechnique et de prendre des engagements pour enrayer la violence faite aux femmes.

Bâteau des femmes pour Gaza

APPUYONS  Les femmes à la barre pour briser le blocus de Gaza !

Le Bateau des femmes pour Gaza est un projet de la Coalition de la Flottille de la Liberté, composée d’individus et de groupes, issus de la société civile à travers le monde.

Le Bateau des femmes pour Gaza a pour objectifs :

  • de faire lever immédiatement ce blocus immoral, inhumain et illégal en regard du droit international;
  • de dénoncer la complicité du gouvernement canadien comme celle de la communauté internationale dans cette politique israélienne de « punition collective » d’une population civile sans défense;
  •  de dire aux Palestiniennes et Palestiniens vivant sous ce blocus qu’elles et ils ne sont pas seul.e.s et que le monde ne les oublie pas.

Le Bateau des femmes pour Gaza,  sera composé uniquement de femmes : équipage, participantes, journalistes, portes parole, etc. Ce sont des femmes du monde entier qui tiennent à rendre visible l’esprit de résistance indomptable des femmes palestiniennes, à leur manifester leur solidarité, à leur faire parvenir un message d’espoir jusque derrière les murs de leur prison à Gaza.

Ce projet est appuyé par CISO (Centre international de solidarité ouvrière) et la FFQ (Fédération des femmes du Québec)

 

Le blocus de Gaza doit être levé immédiatement et complètement

Le blocus de Gaza viole la IVe Convention de Genève de même que l’article 8 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale qui interdisent les punitions collectives; viole la Déclaration universelle des droits de l’homme (art 13) qui protège le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État, de quitter son pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays; viole deux pactes internationaux : celui relatif aux droits civils et politiques et celui relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (art 1)


L’ensemble des droits des Palestiniennes et Palestiniens doit être respecté

Le blocus doit être levé. Mais même le blocus levé, Gaza continuera d’être un territoire occupé par Israël. En solidarité avec l’ensemble du peuple palestinien, il nous faut continuer la lutte pour  que les Palestiniennes et les Palestiniens, où qu’ils soient, recouvrent la totalité de leurs droits. Nous exigeons donc la fin de l’occupation (résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies), de la colonisation (résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies), le démantèlement du mur de séparation (décision de la Cour internationale de Justice en juillet 2004), le respect du droit de retour des réfugié.e.s (résolution 194 de l’ONU) et la reconnaissance du droit des citoyen.ne.s arabo-palestiniens d’Israël à une égalité totale (Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid 1973).

 

QUOI FAIRE POUR EXPRIMER SA SOLIDARITÉ AVEC LES FEMMES DE GAZA ?

  • S’informer sur le projet et s’y impliquer selon vos disponibilités  sur Facebook et sur Twitter @CanadaBoatGaza  @GazaFFlotilla
  • Demander à son groupe ou son organisation d’appuyer politiquement le Bateau des femmes pour Gaza.
  • Contribuer financièrement
    • Faire chèque à Aide humanitaire Île de la Tortue, CP 92087 Portobello, Brossard, Québec, J4W 3K8


Pourquoi un bateau des femmes pour Gaza ?

Gaza est une prison à ciel ouvert pour ses 1,8 million de Palestinien.ne.s

Gaza vit sous le régime implacable d’un blocus imposé par Israël depuis 2007. Les gens ne peuvent ni sortir ni recevoir famille et proches vivant à l’extérieur. Ils ne peuvent produire, ni importer et exporter normalement. Israël contrôle tout : eau, électricité, approvisionnement. 75 % de la population vit « sous perfusion » de l’aide humanitaire internationale. Ce blocus est immoral, inhumain et illégal au plan du droit international. Il tue la population à petit feu.

La population assiégée de Gaza subit, en plus, les agressions meurtrières répétées de l’armée israélienne

Opération « Plomb durci » en 2008-2009, Opération « Piliers de défense » en 2012, Opération   « Bordure protectrice » en 2014.  Ces opérations ont fait des milliers de morts, des dizaines de milliers de blessé.e.s, des civils en très grande majorité dont des femmes et des enfants et des centaines de milliers de sans-abri. Ces agressions ont détruit toutes les infrastructures essentielles à une vie en société : maisons, hôpitaux et cliniques, centrales électriques, usines de filtration d’eau, écoles et universités, entreprises, commerces, etc. La vie des Palestiennes de Gaza est un enfer et un combat permanent.

Les femmes de Gaza, gardiennes de la vie quotidienne, en paient un prix très élevé

Elles meurent : les agressions israéliennes de 2014 ont tué 299 femmes et 197 fillettes selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens. 790 sont devenues veuves i.e. monoparentales. Le taux de mortalité maternelle et néonatale a doublé après cette agression. Elles doivent assurer la nourriture à leur famille alors que, selon l’ONU, il existe une situation d’insécurité alimentaire de modérée à grave qui perdure depuis des années. Elles voient leurs maisons détruites et font face à l’impossibilité de les reconstruire, Israël interdisant l’entrée des matériaux nécessaires. 23,300 fillettes et 22, 900 femmes sont toujours sans abri et vivent dans des conditions déplorables. Elles souffrent de ne pouvoir obtenir pour leurs enfants les soins et les médicaments requis, de ne pouvoir leur apporter toute la sécurité et la tranquillité quand les drones israéliens viennent perturber leur vie jour après jour. Elles sont sans liberté, sans paix et sans ressources essentielles pour assurer une vie digne, Israël contrôlant tout.

Et pourtant, les femmes de Gaza sont des inlassables résistantes face à l’entreprise israélienne de destruction de leur peuple  Elles refusent de disparaître. Elles portent leurs familles et leur peuple à bout     de     bras. Elles créent de la vie à travers les ruines de leurs maisons. Elles chantent, dansent, écrivent des poèmes malgré une situation intenable. Elles inspirent espoir, force et détermination devant les innombrables injustices vécues à Gaza tout comme leurs soeurs en lutte elles aussi en Cisjordanie, à Jérusalem-est, en Israël.

États généraux de l'action et de l'analyse féministes

Réaliser notre projet féministe de société

Les États généraux de l’action et l’analyse féministes ont été initiés par la FFQ en 2011. L’objectif : faire le bilan de vingt ans d’actions, de gains et de luttes du mouvement féministe pour réfléchir ensemble aux pratiques, aux nouveaux enjeux sociaux touchant les femmes et aux réponses que le mouvement féministe doit y apporter. Vingt ans après le forum Pour un Québec féminin pluriel, point de départ d’une approche plus politisée du mouvement féministe et d’une volonté de faire valoir une vision du monde féministe dans le champ politique, ce sont des milliers de femmes qui ont pris part aux États généraux.

Du lancement en 2011 jusqu’au Forum de clôture en 2013, les femmes et les organisations féministes se sont largement mobilisées à travers différentes étapes et actions : nomination d’un comité d’orientation, consultations du mouvement féministe, colloques, mise sur pied de sept tables de travail pour réfléchir sur sept grands défis, tournée des régions, etc.  Au terme de cette démarche, les femmes présentes au Forum de clôture (plus de 1000 !) ont pu dégager de grandes orientations et des pistes d’action pour guider les stratégies du mouvement féministe pour les années à venir.

Quels défis?

Les consultations réalisées auprès des féministes et des organisations féministes, ont mis en évidence que le mythe de l’égalité atteinte pour les femmes invisibilise ou banalise le travail qui reste à faire pour le mouvement féministe. Un projet féministe de société est ambitieux, car il ne s’arrête pas à l’égalité. Il cherche à éliminer toutes formes de dominations, d’inégalités et de privilèges entre hommes et femmes, entre les femmes et entre les peuples. Dans ce contexte, les femmes réunies au colloque, tenu à Québec en 2012, ont adopté sept défis lors de la plénière. Ces défis à relever ont inspiré les sept tables de travail dans leurs réflexions collectives. Ces travaux ainsi que toutes les autres activités de consultations et de coconstruction de connaissances ont permis de produire le Cahier du forum qui a servi de base à la délibération lors de la dernière étape des États généraux en novembre 2013.

Quels résultats?

Un peu plus de mille participantes se sont réunies pendant 4 jours au Forum des États généraux. À partir des propositions contenues dans le Cahier du Forum et à la suite des journées d’éducation populaire et de délibérations, les participantes se sont retrouvées en plénière pour adopter les grandes orientations qui inspireront l’action du mouvement féministe.

En résumé

  • L’Adoption d’une vision féministe globale de la santé et du bien-être des femmes, de la société, des écosystèmes et des peuples
  • L’adoption d’un virage écoféministe  pour le mouvement
  • L’adoption de pistes d’action pour renforcer les solidarités (contrer les divers systèmes d’oppression, dans la société et dans la vie des femmes)
  • L’adoption de pistes d’action pour lutter contre le contrôle politique, social ou religieux des femmes

Consulter les propositions adoptées

Journée internationale des femmes

Journée internationale des femmes

La Journée internationale des femmes a lieu le 8 mars de chaque année. La FFQ profite de cette journée pour célébrer le chemin parcouru par les femmes pour l’atteinte de l’égalité. Le 8 mars est une journée de fierté pour les femmes, mais elle est aussi une occasion pour souligner la pertinence des luttes féministes, ici comme ailleurs. Alors que les femmes ont fait de nombreux gains, les discriminations et les violences que subissent les femmes sont toujours très présentes dans nos sociétés. Le 8 mars est un moment pour faire entendre des voix féministes sur les enjeux sociaux, politiques, économiques et culturels.

Le Collectif 8 mars

Le Collectif 8 mars, composé de la FFQ et des instances en condition féminines de toutes les centrales syndicales et syndicats, travaille conjointement à promouvoir cette journée au Québec par la production d’une affiche et d’une épinglette, ainsi que des activités de représentation politique. Le visuel du 8 mars est largement distribué à travers le Québec afin de rendre visible la Journée internationale des femmes. De nombreux événements sont organisés à chaque année pour la Journée internationale des femmes. Les féministes profitent du 8 mars pour se faire voir et se faire entendre.
Participer à l’activité de la FFQ dans le cadre de la Journée internationale des femmes

Marche mondiale des femmes

Pour la 4e action internationale de la Marche mondiale des femmes en 2015, la Coordination du Québec de la MMF s’est dotée d’un site internet indépendant. Nous vous invitons à consulter le mmfqc.org pour tout savoir sur les actions de la Marche en 2015 au Québec.

Automne 2015 : une caravane des résistances et solidarités féministes

En octobre prochain, une caravane des résistances et solidarités féministes sillonnera les routes pour mettre de l’avant les résistances des femmes pour contrer l’appropriation de leur corps, de la Terre et des territoires dans toutes les régions du Québec. Ensemble, les femmes s’opposeront aux forces capitalistes, patriarcales et colonialistes qui sont responsables de l’austérité, de la destruction environnementale et de la militarisation. Ce sera l’occasion pour les femmes au Québec de tisser une histoire de solidarité et de concrétiser ce que pourrait être une société libre de domination.

En savoir plus

Présentation de la Caravane

Guide pour l’organisation d’action

 

La Marche mondiale des femmes, un mouvement irréversible

Née en 2000 à l’initiative de la Fédération des femmes du Québec, la Marche mondiale des femmes (MMF) est rapidement devenue un mouvement mondial incontournable. C’est pendant la Marche « Du pain et des roses » que l’idée d’entreprendre une Marche mondiale des femmes pour marquer le début du XXIe siècle a germé dans l’imaginaire de militantes québécoises et de déléguées de plusieurs pays du Sud venues marcher avec les Québécoises.

Mondialisation, désengagement de l’État, montée de la droite, des fondamentalismes et de l’antiféminisme, c’est dans ce contexte mondial, dont les échos résonnaient jusqu’au Québec, qu’est née la Marche mondiale des femmes. Dans une telle conjoncture, la nécessité de poursuivre nos luttes avec les femmes du monde s’est avérée un enjeu fondamental. À la mondialisation des marchés, nous allions opposer la mondialisation de nos solidarités!

Depuis, des millions de femmes, à travers le monde, ont marché contre la pauvreté et la violence lors de la première et de la deuxième édition d’actions internationales, en 2000 et 2005. En 2010, la Marche mondiale des femmes a rallié quelques 4500 groupes provenant de 150 pays et territoires différents. La 4e année d’actions internationales de la Marche mondiale des femmes se tiendra en 2015.

La 4e action internationale de la Marche Mondiale des femmes

La 4e Marche mondiale des femmes est en préparation. Lors de la 9e Rencontre internationale de la MMF au Brésil en août 2013, les réflexions ont porté sur les liens étroits entre l’accaparement de la nature, l’appropriation des revenus et des droits des travailleuses, le contrôle du corps et de la vie des femmes et l’augmentation de la militarisation, de la criminalisation des luttes et de la violence envers les femmes. Les échanges ont permis de définir le thème suivant pour l’action de 2015 : « Libérons nos corps, notre Terre, nos territoires ».

Depuis, la Coordination du Québec de la MMF s’est réunie et propose que les actions de 2015 au Québec visent à démontrer les impacts concrets des différents systèmes d’oppression (le capitalisme, le patriarcat, le racisme, l’hétérosexisme, le colonialisme, le capacitisme, etc.) sur les femmes au Québec et ailleurs dans le monde en dénonçant ces systèmes mais aussi en mettant de l’avant les formes de résistance qui s’organisent et les alternatives féministes développées.

Nous vous invitons à consulter le mmfqc.org pour tout savoir sur les actions de la Marche en 2015 au Québec.

Consultez aussi :

Retour sur les actions internationales passées

MMF 2010

Tant que toutes les femmes ne sont pas libres, nous serons en marche ! En 2010, notre marche voulait ébranler les idées de droite et les adversaires des droits des femmes qui cherchent constamment à couper dans les programmes et les services qui favorisent la solidarité et l’égalité. Dans un contexte où les gouvernements introduisent, parfois directement, souvent insidieusement, une façon de voir le monde qui nous paraît foncièrement sexiste, raciste et inégalitaire, l’heure était propice pour une grande mobilisation afin de signifier que nous en avions assez. Les revendications de la MMF 2010 s’articulaient autour de 4 grands champs d’action, découlant du plan d’action stratégique de la MMF: travail et autonomie économique des femmes; bien commun; violence; paix et démilitarisation.

Du 12 au 17 octobre 2010, plus de 400 actions ont été organisées à l’échelle locale, régionale ou nationale. Le 17 octobre, 10 000 personnes ont marché fièrement dans les rues de Rimouski pour clôturer une semaine extraordinaire en faveur de l’égalité et des droits des femmes. Le mouvement féministe a, encore une fois, fait la preuve qu’il met de l’avant des revendications portées par des milliers de Québécoises et de Québécois de tous les milieux.

MMF 2005

Nous avons offert au monde une Charte mondiale des femmes pour l’humanité, jetant les bases d’un projet féministe de liberté, d’égalité, de paix, de justice et de solidarité. La Charte a traversé 56 pays et territoires. Au Québec, c’est le 7 mai que nous avons accueilli le relais de la Charte. Près de 15 000 personnes se sont mobilisées! Transmise de main en main via une chaîne humaine de plus de 2000 femmes, la Charte mondiale des femmes pour l’humanité a été portée devant le Parlement à Québec. Inspirées de la Charte mondiale, nous avons identifié des revendications axées sur les 5 valeurs portées de la Charte:

  • Ÿ l’égalité, par une politique globale en matière de condition féminine et le maintien du Conseil du statut de la femme et du Secrétariat à la condition féminine
  • Ÿla liberté, par une entente avec le fédéral pour protéger les femmes migrantes victimes de trafic et empêcher toute expulsion ou déportation lorsqu’elles dénoncent les abus dont elles sont victimes
  • Ÿla solidarité, à travers la couverture des besoins essentiels des personnes à l’aide sociale et aux prêts et bourses
  • Ÿla justice, avec la fin des disparités de traitement pour les travailleuses atypiques et le statut de salariée pour les personnes sur des mesures d’intégration au travail
  • Ÿla paix, à travers une grande campagne de sensibilisation et d’éducation sur dix ans contre la violence envers les femmes.

Lire la Charte mondiale des femmes pour l’humanité.

MMF 2000

Dans les suites de la marche Du pain et des roses en 1995, les femmes du monde entier se sont solidarisées contre la pauvreté et la violence envers les femmes. Des milliers de groupes de femmes sur tous les continents ont mis au monde un réseau féministe international incontournable : la Marche mondiale des femmes. Du 9 au 14 octobre 2000, plus de 40 000 personnes ont participé à des marches locales, régionales ou au rassemblement montréalais du 14 octobre, la plus grosse manifestation féministe jamais tenue au Québec, pour soutenir 21 revendications, structurées en quatre blocs distincts :

  • Ÿinstaurer des programmes pour lutter contre la pauvreté et la violence (campagne d’éducation pour contrer la violence, accès à des ressources pour les femmes victimes de violence, financement des groupes des communautés culturelles, accès aux études, à des cours de français pour les néo-Québécoises, mise en place d’un grand chantier de logement social)
  • Ÿredistribuer la richesse pour améliorer les conditions de vie (imposition fiscale progressive, régime universel d’allocations familiales, barème plancher d’aide sociale, augmentation du salaire minimum, améliorer le régime des rentes du Québec)
  • Ÿéliminer la discrimination envers toutes les femmes (lutte contre les discriminations vécues par les lesbiennes, accès à des services pour les femmes des communautés culturelles, autochtones, handicapées, lutte contre la violence à l’égard des « travailleuses » du sexe)
  • Ÿétablir des lois pour le respect des droits des femmes (adoption d’une loi-cadre contre la pauvreté, amendements aux normes du travail, protection des aides familiales, révision des lois ayant trait à la violence, réduction du temps de parrainage de 10 ans à 3 ans).