6 décembre 2018
Communiqué de presse

Message pour le 6 décembre : souvenons-nous.

 

Aujourd’hui c’est la Journée internationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes.

Il y a 29 ans, 14 femmes étaient assassinées durant le massacre de Polytechnique uniquement parce qu’elles étaient des femmes.

Souvenons-nous de chacune de ces victimes. La perpétuation de leur mémoire est un devoir collectif de commémoration des crimes d’hier qui continuent encore aujourd’hui à cibler des femmes parce qu’elles sont des femmes.

Cette année, nous n’oublions pas qu’aujourd’hui encore des femmes autochtones se font assassinées et qu’après toutes ces années, l’enquête de police piétine encore.

1017. C’est le nombre de femmes autochtones assassinées et/ou disparues entre 1980 et 2012 selon le RMCP. C’est une sous-estimation.
4 000. C’est le nombre de femmes autochtones assassinées et disparues selon le Native Women’s Association of Canada (NWAC). Ce serait aussi une sous-estimation.

Nous n’oublions pas que 137 femmes sont assassinées dans le monde, chaque jour, sous les coups de leurs conjoints. À chaque heure, c’est environ six femmes qui sont tuées toutes les heures par quelqu’un qu’elles connaissent.

Aujourd’hui au Québec et dans le monde, le domicile est l’endroit le plus dangereux pour les femmes.

Nous n’oublions pas Daphné Boudreault, 18 ans, assassinée le 22 mars 2017 par son ex. Nous n’oublions pas qu’elle avait demandé un accompagnement de la police avant d’être assassinée, car elle avait peur de son ex-compagnon.

Nous n’oublions pas Josiane Arguin, 34 ans, assassinée par son conjoint début septembre dernier. Alors que le meurtrier comparaissait lundi, le corps de la victime n’a pas encore été retrouvée.

Nous n’oublions pas Chevranna Abdi, une femme transgenre noire morte en 2003 après avoir été traînée dans les escaliers sur plusieurs étages, visage vers le bas, par des policiers d’Hamilton, en Ontario.

En hommage à ces 14 femmes assassinées ce 6 décembre 1989, nous portons la responsabilité collective de ne pas se souvenir de leur assassinat en prétendant que de telles violences n’ont plus d’ancrage dans la réalité quotidienne du Québec en 2018.

ON SE SOUVIENT :

Geneviève Bergeron (née en 1968), étudiante en génie civil.
Hélène Colgan (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Nathalie Croteau (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Barbara Daigneault (née en 1967), étudiante en génie mécanique.
Anne-Marie Edward (née en 1968), étudiante en génie chimique.
Maud Haviernick (née en 1960), étudiante en génie des matériaux.
Barbara Klucznik-Widajewicz (née en 1958), étudiante infirmière.
Maryse Laganière (née en 1964), employée au département des finances.
Maryse Leclair (née en 1966), étudiante en génie des matériaux.
Anne-Marie Lemay (née en 1967), étudiante en génie mécanique.
Sonia Pelletier (née en 1961), étudiante en génie mécanique.
Michèle Richard (née en 1968), étudiante en génie des matériaux.
Annie St-Arneault (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Annie Turcotte (née en 1969), étudiante en génie des matériaux.

De toutes les femmes qui ont été assassinées par leurs conjoints, leurs partenaires, des amis, des connaissances et des étrangers.

De toutes les femmes Autochtones disparues et assassinées, dont une liste incomplète de leurs noms se trouve ici: http://bit.ly/2BFffWs

De toutes les femmes trans assassinées.

De toutes les femmes lesbiennes et les femmes bisexuelles battues et assassinées parce qu’elles sont lesbiennes ou bisexuelles.

On se souvient de vous toutes et on vous aime. ❤️

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