21 juin 2018

Un message pour la journée nationale des peuples autochtones

 

En cette Journée nationale des peuples autochtones, nous ne pouvons pas rester silencieuses, surtout après avoir lu les commentaires discriminatoires et racistes de Gaétan Barette,  ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, qui a renforcé le stéréotype que les personnes autochtones sont toujours en état d’intoxication.  De plus, face aux nouvelles des atrocités qui sont commises à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, incluant la séparation des enfants de leurs parents, plusieurs Québécois-es et Canadien-ne-s semblent avoir oublié l’histoire du pays dans lequel iels vivent.

Il n’y a pas si longtemps l’État canadien soutenait et finançait les écoles résidentielles, qui sont responsables pour l’enlèvement et l’abus des enfants autochtones. Ces enfants étaient aussi arraché-e-s des bras de leurs parents, de leurs tantes, de leurs oncles, de leurs grands-parents. Puis cela ne relève pas du passé lointain — la dernière école résidentielle au Québec a fermé en 1996.

Encore en 2018, nous voyons des échos des écoles résidentielles. Comme la militante mohawk Ellen Gabriel l’a remarqué cette semaine, la pratique d’empêcher les parents d’enfants malades d’accompagner leur enfant lorsqu’il ou elle doit prendre l’avion-ambulance en est un de ces échos. De plus, on ne peut pas passer à côté du fait qu’il y a plus d’enfants autochtones dans le système de placement familial aujourd’hui qu’à n’importe laquelle autre période dans l’histoire canadienne.

La colonisation n’est pas terminée. Elle a évolué. La brutalité et la cruauté ne sont pas exclusivement des phénomènes américains. Il y en a au Canada et au Québec aussi. Tant que la colonisation, puis le manque de respect et d’empathie profond qui l’accompagne ne sont pas adressés, les femmes autochtones ne pourront vivre en sécurité.

 

Que pouvez-vous faire? Parlez de la colonisation. Reconnaissez que vous vivez sur un territoire autochtone non cédé. Donnez aux organisations qui aident les femmes autochtones telles que:

 

Puis ne faisons pas non plus semblant que le Canada traite les migrant-e-s et les réfugié-e-s de manière exemplaire. Les femmes sans statut n’ont pas accès au système de santé, ni au système de justice, ni au marché de travail régulé par des lois qui protègent les travailleuses et les travailleurs.

Pour lire le protocole de solidarité entre la Fédération des femmes du Québec et Femmes Autochtones du Québec, c’est par ici.

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