9 septembre 2016
Communiqué de presse

Nomination à la présidence du CSF : la FFQ se réjouit et a des attentes élevées

 

La Fédération se réjouit de la nomination d’Eva Ottawa à la présidence du Conseil du statut de la femme (CSF). Cette nomination d’une femme autochtone de la nation Atikamekw au CSF représente une petite révolution.

 

Mme Ottawa apporte dans ses fonctions une expérience incontournable : conjuguer les droits des femmes au pluriel, connaître profondément l’injustice et la justice. Son parcours politique et professionnel témoigne d’ailleurs de ses capacités à agir pour contrer les inégalités et contribuer à une société plus juste et égalitaire.

 

La Fédération avance depuis une douzaine d’années dans une démarche d’alliance de nation à nation avec Femmes autochtones au Québec (FAQ) qui, à bien des égards, a transformé sa vision et l’a enrichie de nombreux apprentissages. Elle souhaite que, de la même façon, le CSF bénéficie de l’apport inédit de Madame Ottawa. Par sa position privilégiée dans la société québécoise, le Conseil est à même de transmettre une vision renouvelée des discriminations et des oppressions multiples qui empêchent trop de femmes d’accéder à une vie bonne.

 

La FFQ aimerait comprendre qu’en nommant Mme Ottawa, le gouvernement du Québec marque une rupture dans sa manière d’agir en rapport avec les violences faites aux femmes autochtones. Il est temps que ce gouvernement réponde positivement aux demandes de Femmes autochtones au Québec (FAQ) pour une enquête indépendante provinciale sur les rapports entre les femmes autochtones et les institutions policières au Québec, notamment en lien avec les dénonciations des violences exercées par des membres de la Sûreté du Québec. De véritables gestes de réconciliation sont nécessaires : les attentes de la FFQ sont élevées.

 

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Source

Cybel Richer-Boivin
514-717-4847

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