20 juin 2016

Les orientations des champs d’action

 

Lors du Congrès d’orientation, la FFQ a adopté 4 champs d’action :

Féminisme, intersectionnalité et solidarité
Féminisme, bien-vivre, écologie et économie
Féminisme, démocratie, citoyenneté et prise de parole
Féminisme, corps, sexualité,  image, genre et violences

Les orientations de chacun de ces champs n’avaient pu être adoptées en entier au Congrès d’orientation.

Des militantes se sont donc impliquées et ont relevé le défi de proposer des orientations pour chacun des 4 champs à l’AGA 2016. Elles ont travaillé collectivement durant l’année avant de présenter aux membres réunies en AGA des orientations en cohérence avec les discussions du Congrès, les amendements déjà proposés et les positions de la FFQ.

Les discussions ont eu lieu et nous sommes fières de vous présenter les orientations de nos 4 champs d’action.

Féminisme, intersectionnalité et solidarité

    • Promouvoir un féminisme solidaire, inclusif et anti-oppressif.
    • Développer des pratiques solidaires entre les femmes qui vivent différentes réalités et différentes formes d’oppression.
    • Enraciner les pratiques et les analyses dans une perspective intersectionnelle en prenant en compte les expériences de toutes.
    • Faire des enjeux spécifiques les enjeux de toutes, en reconnaissant le leadership et les analyses des premières concernées.
    • Déconstruire les rapports de pouvoir afin de construire des rapports égalitaires au sein de la Fédération.
    • Affirmer la nature systémique et structurelle des rapports d’oppression et de domination qui s’imbriquent et se renforcent entre eux pour affecter le vécu des femmes, notamment par la reconnaissance de privilèges et de l’impact des pratiques au-delà des intentions.
    •  Examiner et réviser les pratiques de la FFQ qui peuvent avoir pour impact de limiter la participation des femmes dans leurs diversités.

Féminisme, bien-vivre, écologie et économie

    • Respecter le droit à l’autodétermination des peuples autochtones.
    • Éliminer la division sexuelle et raciale du travail, rémunéré ou non, qui exploite particulièrement les femmes racisées et migrantes pour la production capitaliste, et soutenir la justice migratoire.
    • Promouvoir une vision et des pratiques économiques qui visent le bien vivre entre les humain.e.s, les vivant.e.s et la Terre, qui rendent justice à toutes et qui se développent en faisant appel à des processus de décision clairement démocratiques.
    • Articuler une vision féministe, anticapitaliste et anticolonialiste de la relation des humain.es avec la Terre, en l’ancrant dans des actions concrètes et en développant des alliances avec d’autres mouvements engagés dans les luttes écologistes au Québec ;
    • Agir afin de protéger les communs[1], en développant une gestion par et pour les communautés ainsi qu’une responsabilité collective des ressources naturelles et sociales, basées sur l’égalité, la justice sociale et la solidarité.

Féminisme, démocratie, citoyenneté et prise de parole

    • Favoriser l’exercice d’une citoyenneté à part entière, juste et égalitaire.
    • Exiger l’exercice effectif des mêmes droits pour toutes et tous.
    • Repenser et transformer les institutions démocratiques, notamment la démocratie     représentative, contribuer à l’émergence de formes de démocratie participative, directe et délibérative ; rendre justes et égalitaires les lieux de pouvoir.
    • Revendiquer de l’État qu’il agisse comme gardien des communs et du respect des droits.
    • Promouvoir une vision féministe du rôle de l’État.
    • Favoriser une culture de délibération et de prise de parole égalitaires et anti-oppressives.
    • Miser sur les moyens éducatifs et sur les moyens de communication qui favorisent l’exercice de la citoyenneté et de la démocratie, l’expression, la diffusion et la prise en compte de la parole des femmes et des analyses féministes.
    • Contribuer à la démocratisation de l’information, de l’éducation et des médias, notamment en favorisant l’expression, la diffusion et la prise en compte de la parole des femmes et des analyses féministes.

 

Féminisme, corps, sexualité, image, genre et violences

Les membres ont choisi d’ajouter sexualité à ce champ afin de manifester leur intérêt à réfléchir et agir pour promouvoir une sexualité positive

    • Lutter contre toutes les formes de violences envers les femmes et les filles.
    • Dénoncer les entreprises, les institutions et les autres acteurs qui contribuent à l’oppression des femmes et des filles.
    • Promouvoir la diversité des images et des représentations sociales des femmes et des filles.
    • Renforcer les conditions qui favorisent la capacité des femmes, des filles et des personnes intersexuées et/ou trans de vivre libres et sans violence, de s’autodéterminer, de s’épanouir et de créer.
    • Miser sur le rôle prépondérant de l’éducation dans la promotion de rapports sociaux égalitaires.
    • Contrer l’hétéronormativité.
    • Développer des réflexions et des prises de position sur la binarité du genre et du corps sexué tout en dénonçant les violences qui en découlent.
    • Soutenir les luttes contre l’appropriation et la marchandisation du corps des femmes et des filles, sans compromettre le principe de l’autodétermination et en reconnaissant le leadership et les analyses des premières concernées.

Les comités champs d’action

Espace d’échange, de réflexion, d’action et de formation ouvert à toutes les membres. Les comités sont un des espaces où la FFQ fera vivre ces orientations et son plan d’action. C’est un espace privilégié d’implication !

La FFQ encourage les membres à s’impliquer. Pour favoriser, la gestion collective des comités  des co-responsables ont été élues en AGA

Co-responsables

Denise Couture et Dolores Chew, Féminisme, intersectionnalité et solidarité
Élisabeth Germain, Féminisme, bien-vivre, écologie et économie
Mercédez Roberge, Féminisme, démocratie, citoyenneté et prise de parole
Sandra Wesley, Féminisme, corps, sexualité, image,genre et violences

 

Envie de créer un mouvement féministe solidaire ? Impliquez-vous dans un comité ! Contacter Élisabeth Germain, membre du comité exécutife de la FFQ, à egermain@intercime.qc.ca pour en savoir plus.

 



[1] Les communs désignent à la fois les éléments de la nature (l’eau, l’air, le sol, etc.) mais aussi des ressources socialement construites, que nous nous sommes données collectivement, comme les services publics. Ils renvoient à la fois à des éléments matériels et immatériels, tels que les cultures, les langues, la qualité des rapports humains, etc.

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