6 février 2015

Présidente de la FFQ, moi?

 

En septembre prochain, à l’assemblée générale annuelle, nous aurons à élire une nouvelle présidente pour la FFQ. Eh oui, il y a déjà six ans qu’Alexa est avec nous : trois mandats de deux ans, c’est le maximum pour une présidente à la FFQ.

Qui lui succédera? C’est la question qu’il faut commencer à se poser… et à poser aux membres autour de soi. On le sait, les femmes ne se pressent pas au portillon pour occuper les postes importants, pas plus à la Fédération qu’ailleurs. Il faut souvent leur demander plusieurs fois avant qu’elles ne se décident à poser leur candidature. Parlons-en donc!

La présidence de la FFQ est un poste important, on ne se le cachera pas. La Fédération occupe une place unique dans le mouvement des femmes au Québec, justement par sa réalité de fédération : elle rassemble 230 groupes de femmes et 600 membres individuelles; elle est ainsi au carrefour des dynamiques féministes au Québec, présente dans tous les forums, agitée par toutes les questions, contribuant aux analyses et aux actions, souvent à l’origine des grands rassemblements comme la Marche mondiale des femmes ou les États généraux de l’action et l’analyse féministes.

Cela dit, qui relèvera ce défi de la présidence? Une militante-qui-a-tout-vu-tout-fait-et-qui-sait-tout? Une intellectuelle chevronnée?Une superfemme? Non : une de nous, avec son expérience féministe, son énergie passionnée, ses connaissances et ses habiletés qui n’ont pas à être extraordinaires, mais bien enracinées dans son choix féministe.

 

Cette femme sera entourée d’une équipe de travail compétente et aguerrie, d’un exécutif bien présent, d’un C.A. diversifié, réfléchi et dynamique. Les connaissances et les expériences qui lui manquent, elle les trouvera autour d’elle et elle les acquerra progressivement.  Son leadership se développera concrètement à mesure qu’elle agit et qu’elle tisse ses alliances. Déjà, elle sait qu’elle aura à faire atterrir les décisions du Congrès que nous tiendrons à la fin du mois de mars et, inévitablement, à renforcer la solidarité après les intenses débats qui ne manqueront pas d’y prendre place.

Vous y pensez? Vous regardez autour de vous? Vous voyez déjà telle ou telle militante à ce poste?  Parlez-en, apprivoisez la question, regardez en avant. Il est important que nous commencions collectivement à susciter des candidatures pour que les femmes intéressantes et intéressées aient le temps de prendre leur décision.

La participation au Congrès sera une excellente occasion pour nourrir la réflexion à ce sujet. En effet, il y aura, dans le cadre du Congrès, un dîner-causerie où notre présidente actuelle, Alexa Conradi, et sa prédécesseure, Michèle Asselin, parleront de leur expérience. Vous apprendrez aussi quels appuis peuvent être donnés aux candidates et quelles formations peuvent être fournies à la nouvelle présidente pour aborder ses nouvelles fonctions.

 

Élisabeth Germain
membre de la FFQ et vice-présidente aux membres individuelles

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