29 mai 2014

Budget du Québec 2014-2015 et plan de lutte à la pauvreté – Mobilisation nationale : on sonne les cloches pour un Québec sans pauvreté!

 

La FFQ est membre du Collectif pour un Québec sans pauvreté et prend part à l’action organisée à Montréal.

QUÉBEC, le 29 mai 2014  - À quelques jours du prochain budget du Québec, et à quelques mois de l’échéance du Plan d’action gouvernemental pour la solidarité et l’inclusion sociale 2010-2015, le Collectif pour un Québec sans pauvreté se mobilise pour exhorter le nouveau gouvernement à faire de son premier budget un pas majeur et marquant vers l’élimination de la pauvreté au Québec.

« De la Gaspésie à Montréal, en passant par le Lac-Saint-Jean et l’Estrie, des cloches de toutes sortes, dont celles de plusieurs églises et cathédrales, retentissent aujourd’hui pour interpeller le gouvernement du Québec. Les gens se mobilisent pour réaffirmer que la pauvreté est inacceptable, qu’il est nécessaire et urgent de travailler à son élimination et qu’il est possible de construire une société plus juste », d’affirmer Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif.

Au Québec, plus d’un million de personnes vivent en situation de pauvreté. Parmi elles, 842 000 n’arrivent même pas à couvrir leurs besoins de base. « Cette pauvreté ne touche pas tout le monde également. De nombreuses femmes se retrouvent à l’aide sociale lorsqu’elles tombent malades ou pour assumer un rôle de proche aidante. D’autres s’y retrouvent parce que leurs diplômes ne sont pas reconnus ou parce que le sexisme combiné à l’âgisme les excluent du marché du travail, ou encore parce qu’elles se retrouvent seules cheffes d’une famille monoparentale. Le gouvernement doit assurer à touTEs un revenu minimal permettant de couvrir l’ensemble de ses besoins de base en abandonnant son approche clientéliste qui pénalise et laisse inévitablement des gens de côté» , d’ajouter Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.

Une forte proportion des étudiantEs inscritEs à temps plein vit en situation de pauvreté. « Année après année, les étudiantEs québécoiSEs doivent consacrer plus d’argent pour couvrir leurs frais de scolarité et leurs besoins de base, besoins qu’ils et elles comblent en travaillant ou en s’endettant. Le nombre d’heures travaillées pendant les études et le surendettement d’un nombre important d’étudiantEs est inquiétant. Ceci a un impact certain sur leur réussite et leur persévérance scolaires, leurs conditions de vie et leurs projets de vie après les études », d’affirmer Jonathan Bouchard, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec.

La pauvreté est une réalité qui dépasse largement les responsabilités individuelles, elle est directement liée aux actions et à la volonté du gouvernement. Malheureusement, le gouvernement trouve toujours des prétextes pour justifier son inaction, notamment l’état des finances publiques. « Il est tout simplement faux de dire que l’État québécois ne peut pas en faire plus pour lutter contre la pauvreté et pour garantir des services publics de qualité à la population. Il existe différents moyens pour augmenter les revenus de l’État. Le mouvement syndical en propose plusieurs, et depuis longtemps, comme l’établissement d’un palier d’imposition supplémentaire pour les plus riches ou la lutte à l’évasion fiscale. Tout ça, c’est une question de volonté politique », de conclure Danielle Casara, présidente du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain.

Au vu de l’évolution des taux de pauvreté au cours des dix dernières années, force est de constater que le Québec n’est pas aussi novateur qu’il le prétend en matière de lutte contre la pauvreté. C’est pourquoi une quinzaine de mobilisations locales ont eu lieu aujourd’hui pour exhorter le gouvernement à présenter et un budget et un plan d’action en mesure :

  • D’assurer à touTEs un revenu suffisant pour couvrir l’ensemble de leurs besoins de base;
  • D’augmenter le salaire minimum afin de permettre aux gens travaillant à temps plein de sortir de la pauvreté;
  • De réduire les inégalités socioéconomiques entre les plus pauvres et les plus riches;
  • De viser le changement des mentalités et de contrer les préjugés envers les personnes en situation de pauvreté;
  • D’améliorer l’accès, sans discrimination, à des services publics universels et de qualité.

Ces cinq revendications devraient constituer le cœur d’une politique sociale renouvelée, digne des engagements qu’a pris le Québec en signant différents pactes et chartes concernant les droits humains. « Le prochain budget du Québec peut améliorer la vie des gens les plus pauvres du Québec, mais il peut également l’empirer. Nous avons hâte de voir de quel bois se chauffe ce gouvernement! », de conclure M. Petitclerc, porte-parole du Collectif.

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Renseignements :
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