16 avril 2014
Communiqué de presse

La Fédération des femmes du Québec dénonce la tolérance à la pratique de l’infibulation

 

Montréal, le 16 avril 2014 – À la suite d’un article paru de l’Ottawa Citizen et Le Devoir faisant état d’un changement dans le guide pratique destiné aux obstétricien.nes gynécologues et ouvrant la porte à la pratique de l’infibulation, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) dénonce ce changement et la tolérance que semble avoir la Société des obstétriciens gynécologues du Canada (SOGC) à la pratique de l’infibulation.

Rappelons que les mutilations génitales, y compris l’infibulation, sont reconnues au Canada comme un acte criminel et sont donc interdites par le Code criminel[i]. Aucun recul concernant les mutilations génitales ne sera toléré par la Fédération des femmes du Québec. La FFQ somme la SOGC de corriger immédiatement sa position et de rappeler à ses membres qu’ils doivent en tout temps respecter la loi.

 

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Source : Fédération des femmes du Québec
Cybel Richer-Boivin, repsonsable des communications
514-717-4847



[i] Article 268 du Code criminel stipule que « l’excision, l’infibulation ou la mutilation totale ou partielle des grandes lèvres, des petites lèvres ou du clitoris d’une personne constituent une blessure ou une mutilation »

 

 

Commentaires

Un commentaire sur “La Fédération des femmes du Québec dénonce la tolérance à la pratique de l’infibulation”

  • Michèle Boisclair dit :

    Bonjour et merci de réagir!
    A la lecture ce matin de cette nouvelle je suis tombée à la renverse. Comment en 2014 des médecins spécialistes ou non se posent la question et finissent par accepter parce que la femme serait consentente!!! quelle supercherie quand on sait que souvent la pression vient du conjoint ou de la famille qui veut perpétrer une tradition que partout dans le monde et même à l’ONU lors de la commission des femmes à chaque année cela est dénoncée et rejetée par les participantes féministes et les groupes de femmes qui se battent contre ces actes inimaginables qui peuvent mener à la mort dans certains cas, sans parler de tous les autres problèmes physiques et psychologiques qui s’en suivent dans la majorité des cas.

    Comme femmes, citoyennes, féministes, ne demeurons pas silencieuses, nous devons nous indigner devant ces pratiques d’une barbarie indescriptible. Soyons solidaires de nos soeurs qui dans les différents pays font tout pour éduquer les jeunes filles et les familles sur les risques et les dangers que cela comporte. Il faut briser le silence quand cela se produit et je ne peux croire qu’ici au Canada il y en aient qui se questionnent sur cela !!!

    Merci!

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