5 mars 2014

Rencontre du Collectif 8 mars avec la Première ministre

 

Pour la deuxième année de suite, la FFQ avec les autres membres du Collectif 8 mars a rencontré la première ministre à l’occasion de la Journée internationale des femmes. Lors de cette rencontre devenue tradition, les membres du Collectif ont fait savoir que nous attendions plus d’un gouvernement qui se réclame de l’égalité homme-femme.

Nous venions à cette rencontre avec en tête cette idée que toutes les politiques de l’État et les orientations gouvernementales doivent intégrer une analyse féministe pour que le droit de toutes les femmes à l’égalité devienne une réalité au Québec. Défendre le droit à l’égalité des femmes sans une analyse féministe ne fait pas de sens et invisibilise les enjeux vécus par les femmes aujourd’hui. Nous voulions également présenter durant cette rencontre nos revendications sur plusieurs enjeux particuliers, tels que la conciliation travail-famille, l’autonomie économique des femmes et le maintien/retour de services publics universels, accessibles et gratuit.

Madame Marois s’est présenté hier soir (le 4 mars) avec plusieurs ministres et déléguées, soit Agnès Maltais, Diane de Courcy, Nicole Léger, Véronique Hivon et Suzanne Proulx à ce rendez-vous fortement teinté par le contexte électoral. Elles nous ont fait part de leur bilan pendant 30 minutes ne nous laissant qu’une vingtaine de minutes pour échanger sur nos préoccupations.

Au terme de nos échanges cordiaux, nous sortons de la rencontre préoccupées par les réticences du gouvernement à recourir à une analyse féministe et à  mettre en place des projets plus ambitieux par peur de compromettre le développement économique au Québec.

Bref, on fait patienter encore et toujours les femmes. D’abord l’économie, d’abord la nation, après l’analyse féministe et les femmes… et encore. Madame Marois a même réagi en affirmant que la demande d’intégrer une analyse féministe relevait d’une révolution!

Pourtant, nous ne pouvons continuer à fonctionner selon le même modèle économique qui sacrifie les besoins des femmes. Dans la conjoncture électorale, les 10 organisations membres du Collectif 8 mars estiment important de relancer tous les partis politiques pour poursuivre la lutte contre le mythe persistant de l’égalité atteinte et d’exiger des engagements pour faire avancer la justice et l’égalité pour les femmes.

Alexa Conradi

Pour votre information les membres du Collectif 8 mars sont :

Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
Confédération des syndicats nationaux (CSN)
Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
Fédération des femmes du Québec (FFQ)
Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)
Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

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