20 janvier 2014

Les principes qui ont guidé notre analyse du projet de loi

 

En accord avec une vision féministe de la laïcité qui favorise le droit des femmes à l’égalité, 3 principes essentiels s’ajoutent pour réaliser la laïcité de l’État :

  1. la non-domination : La véritable citoyenneté s’acquière par la participation à la vie sociale, politique et économique du Québec. Pour éviter la domination, l’État a une responsabilité de lever les obstacles à la pleine participation de toutes et tous à l’ensemble des aspects de la vie en société et doit s’assurer qu’aucun groupe de personnes (femmes, minorités sexuelles ou religieuses, handicapées, racisées, etc.) opprimé ne subit de la discrimination par le groupe majoritaire. Contrer les systèmes de domination est donc un projet éminemment collectif.
  2. l’autodétermination des femmes : Les femmes ont le droit de décider pour elles-mêmes la direction de leur vie. Pour que toutes puissent s’autodéfinir et développer leur autonomie affective, spirituelle, économique, etc. Il faut promouvoir une position critique de l’idéologie dominante qui interfère dans la construction de soi et renforcer la capacité d’action des femmes et la valeur de leur jugement. Ce n’est ni au pape, ni à l’imam, ni au juge, ni à l’État, ni au mari de décider pour les femmes leur rapport à la religion.
  3. le respect des droits des femmes: Les femmes ont droit non seulement à l’égalité, mais aussi à tous les droits contenus dans la Charte des droits et libertés de la personne sans égard à leur orientation sexuelle, origine ethnique, religion ou handicap. Cela implique que les femmes ont droit autant à l’égalité qu’à la liberté de conscience et de religion. Ainsi, pour respecter l’ensemble des droits des femmes, la FFQ est foncièrement contre la hiérarchisation de ces droits.

 

Retour à la page « Pour la laïcité sans domination »

 

Commentaires

Le commentaires sont fermés.