24 octobre 2013

Appel à l’action et aux dons : 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes

 

CAMPAGNE 2013 – du 25 au 30 novembre 2013

 « Les femmes sont encore victimes de violence parce qu’elles sont des femmes.  Nier les INÉGALITÉS met les femmes en danger ».

Depuis plusieurs années, des discours remettent en cause la spécificité de la violence envers les femmes : elles seraient aussi violentes que les hommes, qu’il s’agisse de violence physique, psychologique, verbale, économique et, même, sexuelle. C’est FAUX.

On nie les inégalités, on allègue que l’égalité est atteinte entre les femmes et les hommes, on accuse les féministes d’exagérer le grave problème de violence envers les femmes. La violence sous toutes ses formes est banalisée. Elle est de moins en moins visible parce qu’on évacue cette consternante réalité. 

Pourtant…

  •  Dans les cas déclarés à la police, plus de 80% des victimes d’agression sexuelle sont de sexe féminin et 98% des agresseurs sont de sexe masculin.
  • Dans le Québec de 2011[1], les données policières montrent que les femmes forment 81% des victimes totales de violence conjugale et la majorité pour chaque catégorie d’infractions :

o   les agressions sexuelles (99%),

o    les séquestrations (98%),

o   les enlèvements (94%)

o   et les homicides (92%).

  •  Les différences les plus marquantes se situent au niveau des actes de violence les plus graves. Parmi les femmes victimes, 25% ont été battues, 20% d’entre elles ont failli être étranglées, 13% ont été menacées d’une arme et 20% victimes d’agression sexuelle.
  •  Chez les hommes, les pourcentages respectifs sont de 10, 4, 8 et 3%. Le constat est vite fait.

Qui plus est, certaines femmes sont encore plus vulnérables face à la violence.  Par exemple :

  • Plus de 75% des jeunes filles autochtones âgées de moins de 18 ans ont été victimes d’agression sexuelle.
  • Une Québécoise sur 7 risque de subir de la violence, mais une Autochtone sur 3 le risque aussi.
  • Il est reconnu que les femmes sont les principales victimes de la traite des personnes et que cette dernière sert principalement à alimenter le marché de l’exploitation sexuelle.

Nier l’existence de cette violence sexiste,

  •  c’est nier la réalité d’innombrables femmes et filles qui en sont victimes,
  • c’est nier la peur vécue par l’ensemble des femmes et des filles,
  • c’est nier que, tant que cette violence subsiste, on a tort de croire que la société a atteint une réelle égalité entre les sexes.   

Parce que le silence est une forme de négation, et que nier les inégalités met les femmes en danger, la Campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence faite aux femmes offre une très bonne occasion de dénoncer et d’agir concrètement contre cette violence. Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait, nous comptons sur vous !

Sans votre appui,  les 12 jours d’action passeront sous silence!!!

La liste des signataires de la campagne des 12 jours se trouvera également sur le site internet dédié à cette campagne.

2- APPEL AUX DONS

Dans le cadre de la Campagne, votre soutien financier est nécessaire et servira à la publication d’un bandeau publicitaire de sensibilisation du public à la violence subie par les femmes, en tant que femmes.

Cette année, le thème sera décliné ainsi : « Nier les inégalités met les femmes en danger ».

SVP, libellez vos chèques à la FRHFVDQ/Campagne 12 jours et faites parvenir vos contributions  au plus tard le 15 novembre 2013 à l’adresse suivante :

FRHFVDQ/Campagne 12 jours
C.P. 55036, Succursale Maisonneuve
Montréal,  Québec H1W 0A1

Pour plus d’informations : info@fede.qc.ca  

Un reçu de charité sera émis pour les dons corporatifs de 100$ et plus.

Merci de votre générosité !

3- APPEL A L’ACTION

Un site internet sera désormais dédié à cette campagne. Le lancement sera fait lors du point de presse du lancement de la campagne 2013 des 12 jours d’action contre la violence faire aux femmes, le 24 novembre prochain. Ce site inclura un calendrier présentant toutes les activités organisées dans le cadre de cette campagne.

Merci de faire parvenir, à Maude Lebert Demers (mlebertdemers@maisons-femmes.qc.ca), avant le 28 octobre prochain, une description de votre activité comprenant :

  • Trois lignes de description de l’activité (maximum 50 mots),
  •  La date, l’heure de début, l’heure de fin, le lieu et les besoins de confirmation s’il y a lieu.

4- ACTION DU 6 DÉCEMBRE 2013

Il y aura cette année encore une activité organisée le vendredi 6 décembre prochain à compter de 12h30 au palais de Justice de Montréal (coin Notre-Dame Est et Saint-Laurent).

Ce rassemblement sera le moment pour nos organisations de prendre la parole afin de témoigner de la réalité de femmes victimes de violence. Nous vous ferons parvenir davantage d’information à ce sujet.



[1]
                [1] Toutes les données sur 2011 sont tirées de Ministère de la Sécurité publique du Québec (2011). p.6.

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