20 septembre 2013
Communiqué de presse

Nominations au Conseil du statut de la femme : La FFQ dénonce une entrave à l’indépendance du CSF de la part du gouvernement

 

 Montréal, 20 septembre 2013 – C’est avec consternation que la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a appris la nomination par le Conseil des ministres de nouvelles membres au Conseil du statut de la femme. « Au moment où le Conseil du statut de la femme allait exercer son droit de se poser des questions en toute indépendance sur le projet de Charte des “valeurs québécoises”, le gouvernement nomme quatre femmes qui, toutes, appuient le gouvernement. Cela ressemble drôlement à une entrave à l’indépendance du CSF » déclare Alexa Conradi, présidente de la FFQ. De tout temps, peu importe les sujets, les partis au pouvoir et les allégeances des présidentes du Conseil, la FFQ a défendu l’indépendance de cet organisme qui doit pouvoir conseiller le gouvernement sur les sujets qui lui semblent importants.

Un processus bâclé

Historiquement, les groupes de femmes sont sollicités pour proposer des candidatures pour les postes représentant les groupes de femmes. Cette fois-ci, les groupes ont reçu une invitation à proposer des candidates le jeudi 12 septembre et devaient donner une réponse le lundi 16 septembre. Ce processus inhabituel a laissé peu de temps pour faire les démarches auprès des candidates potentielles ou encore pour consulter les instances appropriées. « Cela ressemble malheureusement à une consultation bidon. Est-ce que les décisions étaient déjà prises? » demande la présidente de la FFQ.

Le gouvernement doit refaire ses devoirs

La présidente du CSF, Julie Miville-Dechêne, a dénoncé l’intervention du gouvernement afin qu’aucune critique ne puisse émaner du Conseil du statut de la femme au sujet du projet de Charte des « valeurs québécoises ». La FFQ se range aux côtés de Mme Dechêne dans cette affirmation et déplore l’attitude du gouvernement. « Les droits des femmes sont au cœur de cette question et l’organisme conseiller du gouvernement sur cet enjeu se voit muselé.  Nous demandons au gouvernement de rectifier le tir» termine Mme Conradi.

-30-

Source : Cybel Richer-Boivin
Fédération des femmes du Québec
514-717-4847

Commentaires

Nous ne publions jamais les adresses courriel.

Veuillez saisir le code de sécurité ci-dessous :