15 janvier 2013

FFQ en bref Janvier 2013 – Le mot de la présidente

 

Saviez-vous que les filles qui participent à des sports sont plus nombreuses à entrer dans les métiers à prédominance masculine ? À compléter des études postsecondaires ? Que les filles athlètes se disent plus heureuses avec leur corps que les autres filles ? Que les effets positifs sur la santé se font sentir tout au long de leur vie ? Qu’elles souffrent moins souvent de dépression et ont une meilleure estime de soi ? Qu’elles souffrent moins d’une image corporelle négative ? Qu’elles sont plus à l’aise à prendre la parole en public ?

Avec tous ces avantages, c’est surprenant que le mouvement féministe au Québec se soit si peu penché sur le sport. Vous ne trouvez pas ? Des femmes font progresser le sport, il y a même une association qui s’y consacre. Égale Action fait un travail dans l’ombre mais avec peu de ressources comparativement à des organisations aux États-Unis (voir egaleaction.com et womenssportsfoundation.org pour s’en apercevoir).

Jeune, j’ai joué à beaucoup de sports. À la crosse, le badminton, le soccer et le tennis. La compétition, le dépassement de soi, la camaraderie, la prise de distance avec des stéréotypes de genre et de sexualité, la découverte de la force physique, la discipline, la gestion du stress… ce sont plein d’effets positifs de la pratique sportive. Je n’ai aucun doute que le sport m’a préparé pour le travail que je fais aujourd’hui.

Dernièrement, j’en ai parlé avec Meg Hewings, la directrice générale des Stars de Montréal, une équipe semi-professionnelle de hockey féminin. Elle m’a appris que le Québec produit beaucoup moins de joueuses de hockey que l’Ontario. Cela m’a surpris vu la place accordée à l’égalité dans la société québécoise. Elle me racontait que le hockey féminin a progressé plus rapidement en Ontario notamment parce que les femmes ont créé leur propre structure sportive à la place d’évoluer au sein de la fédération sportive mixte. Est-ce que ce serait aussi parce que le mouvement féministe ici a mis ses énergies ailleurs ? Faudrait-il s’y pencher dans le cadre des États généraux de l’action et de l’analyse féministes ? Je propose d’en parler avec la table Bien vivre (http://www.etatsgenerauxdufeminisme.ca/index.php/bien-vivre).

Je continue à adorer le sport. Les joueuses sont mal payées et les équipes fonctionnent avec peu de moyens mais avec beaucoup de détermination. Or, elles méritent d’être plus connues. Elles jouent du hockey de haut niveau. Chaque rencontre est vraiment prenante. L’histoire des Stars s’inscrit dans un contexte classique où les ressources pour les femmes et les hommes ne sont pas les mêmes. La Ligue canadienne de hockey féminin négocie actuellement des partenariats financiers avec la LNH. Les Maple Leafs et les Flames de Calgary vont contribuer financièrement aux équipes féminines de leur ville. J’espère que le Canadien de Montréal en fera tout autant. Après avoir vu les Stars jouer, j’ai décidé d’acheter des billets de saison (une aubaine à 60$). Nous verrons-nous à l’aréna ?

 

Alexa Conradi

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