12 décembre 2012

FFQ en bref Décembre 2012 – Les attaques des anti-choix semblent s’être éteintes ? Sûrement pas !

 

Ils préparent les prochaines batailles. Voici les nouvelles :

La motion Woodworth continue de faire des vagues

Nous nous rappelons que la Motion M-312 (visant à reconsidérer le statut légal du fœtus) a été battue l’automne dernier. Il ne faut cependant pas négliger les résultats : 91 députéEs fédéraux, dont 10 ministres, ont voté en sa faveur, y compris la ministre de la Condition féminine, Rona Ambrose.

 

Au lendemain du vote, une pétition a circulé sur Avaaz, signée par presque 18000 personnes réclamant la démission de la ministre. La FFQ et la FQPN ont également publiquement demandé sa démission. La FQPN a quant à elle lancé une campagne d’éducation de la ministre pour lui rappeler l’importance du libre-choix.

 

Une nouvelle stratégie conservatrice: l’avortement sexo-sélectif

 

Le débat est loin d’être clos puisqu’on sait que la motion Warawa (M-408) sur l’avortement sexo-sélectif va relancer le débat.

 

C’est même l’objet du ‘oui’ de Madame Ambrose à la Motion 312 (http://www.ledevoir.com/politique/canada/365270/avortement-ambrose-explique-son-vote) …

 

À en croire M. Warawa, le Canada serait un pays où le « féminicide » de fœtus s’exerce à grande échelle et en toute impunité. Or, il n’en est rien. L’avortement sexo-sélectif au Canada, s’il existe, est un phénomène ultra marginal. Au Canada, 95% des avortements ont lieu dans les douze premières semaines de grossesse, soit bien avant de connaitre le sexe du fœtus, qui a lieu vers la seizième semaine.

La meilleure façon de remédier à la discrimination à l’endroit des filles, c’est de faire en sorte que naitre fille au Canada soit aussi valorisé et sécuritaire que naitre garçon.

Cette motion est un écran de fumée au service de l’obsession conservatrice et religieuse de contrôler le corps des femmes. Les filles et les femmes n’ont pas besoin de protection, elles ont besoin d’une  société égalitaire qui leur fournit les moyens de s’épanouir.

 

Nous ne savons toujours pas quand ce sujet va être débattu en chambre.

 

Une influence certaine du côté des États-Unis

On ne peut nier que les États-Unis ont beaucoup d’influence sur le Canada à ce sujet. À ce titre, la victoire de Barack Obama aux élections présidentielles est rassurante au plan du libre choix des femmes en matière d’avortement

 

«Avec Romney, les droits des femmes vont reculer, les droits des gais et lesbiennes aussi», a dit Miranda Whiting, étudiante et mère de famille de 31 ans, croisée dans un bureau de vote de Columbus. La Presse

 

L’avortement est légal aux États-Unis depuis 1973, cependant les États tentent de faire voter régulièrement des projets de loi issus des cercles ultra-conservateurs qui vont jusqu’à remettre en cause les droits fondamentaux des femmes.

 

Autant se le dire, tout dépôt de motions ou autres est une tentative pour remettre en cause l’avortement. Ne soyons pas dupes.

Cet article a été rédigé en étroite collaboration  avec la FQPN et les informations sont tirées du bulletin de Réseau de veille pro-choix (numéro 46).

 

L’avortement est une des priorités annuelles de la Fédération des femmes Québec. Nous travaillons en étroite collaboration avec la FQPN (Fédération du Québec pour le planning des naissances). Nous sommes également membres du Réseau de veille pro-choix afin de tenter de prévenir les attaques à venir.

 

Nastasia Deleville

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