6 décembre 2012

24 heures d’actions féministes, 10 décembre 2012

 

Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes

 

À mettre à votre agenda dès maintenant!

Action de la Marche mondiale des femmes le 10 décembre de 12h à 13h!

La CQMMF invite donc ses membres et alliéEs à participer à cette action féministe qui aura lieu le 10 décembre prochain au 1 Place Ville-Marie entre 12h et 13h. Une soirée publique sera aussi organisée le même jour à partir de 18h30 au Centre St-Pierre afin de discuter davantage des impacts de la marchandisation des ressources naturelles sur les femmes et leurs moyens de résistance face à celle-ci.


Pour connaitre toutes les actions dans le monde


Lors de la rencontre des Amériques de la MMF, les femmes présentes ont proposé que la Journée d’action mondiale pour la paix et la démilitarisation, appelée aussi 24 heures d’actions féministes, axe son action autour de la dénonciation de la marchandisation de la vie et de la nature ainsi que la criminalisation des luttes sociales. Les femmes argumentaient  que « nos territoires » sont devenus des champs de bataille (physique ou idéologique), qu’ils s’agissent de nos corps, de la terre, de la nature ou même de l’histoire ou de la mémoire. Au nom de son combat pour que les femmes vivent une vie sans violence, la Marche mondiale des femmes des Amériques appelle les femmes à défendre le droit à l’autodétermination et à la souveraineté des peuples au nom de la construction d’un monde d’égalité, de liberté, de justice, de solidarité et de paix.

Dans le contexte de la Marche mondiale des femmes au Québec, la marchandisation de nos ressources naturelles apparaît comme un enjeu incontournable auquel s’opposer pour une plus grande justice, tout particulièrement pour les peuples autochtones dans le contexte du Plan Nord. En effet, les ressources naturelles du Québec sont convoitées de plus en plus par des entreprises locales et étrangères pour de l’exploitation à des fins commerciales. Ce développement se fait souvent sans l’encadrement nécessaire de la part des gouvernements, et souvent sans consultation et consentement des peuples autochtones et non-autochtones affectés.

Ces mêmes ressources sont aussi convoitées dans les pays du Sud, parfois même par des entreprises canadiennes. Avec encore moins d’encadrement étatique que dans le Nord, des populations entières sont déplacées pour la construction de mines, ce qui entraîne bien souvent la militarisation de ces lieux pour protéger les intérêts des minières et pour contrôler la population locale en réprimant leurs luttes sociales. Nécessairement, cette militarisation a aussi pour effet d’augmenter la violence envers les femmes. C’est pourquoi les femmes du Sud actives au sein de la Marche mondiale des femmes font appel à la solidarité des femmes du Nord afin qu’elles tiennent leurs gouvernements et entreprises responsables de leurs politiques et actions.

Dans le cadre de cette journée des 24 heures d’actions féministes, la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF) organisera une action qui aura pour but de questionner le rôle des entreprises d’exploitation des ressources naturelles ici et ailleurs ainsi que la logique de ce type de développement, dénoncer l’absence de réflexion quant à l’analyse de l’impact de ce modèle de développement économique sur les femmes et sur leur environnement, et responsabiliser les gouvernements fédéral et provincial quant à l’adoption de politiques environnementales et d’aide publique au développement qui sont contraires aux intérêts des peuples. De plus, dans la même optique, la CQMMF revendique le respect des décisions de la Cour suprême du Canada concernant la consultation et le consentement des peuples autochtones et souhaite appuyer les femmes autochtones du Québec dans l’ensemble de leurs revendications et luttes quant à cette problématique.

 

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