16 novembre 2012

Principes qui ont guidé la composition des tables de travail

 

Le texte fondateur des États généraux de l’action et de l’analyse féministes (ÉG), rédigé collectivement et adopté par le Comité d’orientation* à l’automne 2011, pose les grands principes fondamentaux qui guident l’ensemble de la e démarche des ÉG.

Ce texte affirme notamment que : « Les valeurs qui animent les États généraux sont celles de la Charte mondiale des femmes pour l’humanité : la liberté, la paix, l’égalité, la justice et la solidarité. Nous nous donnerons aussi des moyens pour nous assurer que le processus des États généraux soit placé sous le signe de l’inclusion, de l’accessibilité, de la démocratie, de la diversité, et qu’il soit l’occasion de débats respectueux, afin d’assurer la participation pleine et entière de toutes les féministes. Au cœur de ces préoccupations, nous plaçons les enjeux des multiples oppressions causées par les rapports de pouvoir présents dans nos sociétés et à l’intérieur du mouvement féministe ».

Lors du 2e colloque des ÉG de mai 2012 à Québec, il fut malheureux de constater que ces principes de fonctionnement n’ont pas été respectés dans l’atelier portant sur l’intersection des oppressions. Comme formulé dans le bulletin des ÉG de juin 2012, le Comité d’orientation a relevé la présence de « propos racistes, de prises de paroles non-respectueuses des diverses réalités des femmes et de pratiques anti-démocratiques menant à l’exclusion de certaines ». Il s’est engagé pour la suite du processus à mettre en place des moyens nécessaires pour empêcher que de telles situations et comportements ne se reproduisent.

Nous en sommes maintenant à l’étape du début des travaux des tables de travail. Pour s’assurer d’une hétérogénéité dans la composition de chacune des tables de travail (diversité de milieux de provenance, de type de connaissances et de positionnement concernant le défi de la table de travail), le comité processus des États généraux de l’action et de l’analyse féministes a reçu comme mandat du C.O de s’assurer de la composition des tables à partir des candidatures reçues en s’assurant du respect des principes fondateurs cités plus-haut. Pour ce faire, le comité processus a examiné les différentes candidatures et a sélectionné 8 à 11 femmes pour chacune des tables de travail.

 

Le Comité d’orientation a aussi donné un autre mandat au comité processus dans la composition de ces tables, celui de sélectionner les candidates afin de s’assurer que les travaux des tables de travail se déroulent dans un esprit d’ouverture et d’écoute.   le comité d’orientation  se donne le droit d’exclure des tables de travail les femmes dont les comportements ou attitudes ne respectent pas les principes de respect, d’ouverture et d’écoute envers les autres participantes Des dispositions ont donc été prises collectivement et démocratiquement par le Comité d’orientation à cet effet, lors de la sélection des candidates aux tables – et pourraient être prises par la suite lorsque les travaux des tables seront engagés – afin de s’assurer que les participantes puissent évoluer dans un environnement sain, constructif et autant que possible anti-oppressif.

 

Le Comité d’orientation réaffirme sa volonté d’entendre toutes les femmes, quelques soient leurs positionnements dans le processus des ÉG, mais dans un contexte de respect des principes fondateurs.

 

* Rappel sur le comité d’orientation : Le C.O. a été élu par près de 300 femmes présentes lors du colloque de lancement des ÉG en mai 2011 à Montréal. Il est composé de 22 femmes, ancrées dans différents milieux et intéressées par différentes problématiques. Le C.O. a pour mandat de réfléchir au processus des ÉG, d’en définir la démarche en établissant des balises, définissant les grandes orientations, les règles d’éthique ainsi que les principes fondateurs.

 

Pour participer aux États généraux ou en savoir plus visitez le www.etatsgenerauxdufeminisme.ca

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