5 septembre 2012

L’arrivée d’un nouveau gouvernement dans l’incertitude

 

Quelles grandes nouvelles ! Pauline Marois élue. C’est la 1ere première ministre dans les 400 ans de l’histoire du Québec et Françoise David, ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec, élue à l’Assemblée nationale.

On assistait hier à la fin de règne d’un parti usé par le pouvoir et qui avait adopté une vision individualiste de l’égalité. Il est remplacé par un parti qui croit encore à l’utilisation des puissants outils collectifs de l’État pour contrer la discrimination systémique envers les femmes.

On constate cependant les résultats qui ne donnent pas une réponse claire sur la direction à suivre. Le Parti Québécois est élu minoritaire avec des partis de droite détenant la balance du pouvoir. Qu’arrivera-t-il des engagements du PQ touchant les femmes ? Une amélioration du système de retraite, l’encadrement des agences de placement, l’augmentation du nombre de places en garderie, l’abolition de la taxe santé et de la hausse des frais de scolarité… Les femmes et le mouvement des femmes devront-elles se mobiliser pour que Madame Marois sente que la pression ne vienne pas que de la droite ? Peut-être saura-telle compter aussi sur une certaine action transpartisane ? Cela a fonctionné par le passé. L’Assemblée nationale a adopté une loi sur l’équité salariale et a amélioré l’accès aux services de garde dans cet esprit. Est-ce que l’on pourra compter sur une certaine solidarité des éluEs féministes ? Encore trop de questions sans réponses.

Dans le mouvement féministe, nous parlons souvent du fait que les droits et libertés des femmes sont souvent marqués par des avancées et des reculs. Il est trop tôt pour savoir ce que les élections du 4 septembre représentent. Avec leurs joies et leurs peines.

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