24 septembre 2012

Comment le libre-échange et la libéralisation affectent de façon spécifique le travail des femmes

 

Cet outil de formation s’inscrit dans le prolongement d’une recherche dirigée par Dorval Brunelle, actuellement directeur de l’Observatoire des Amériques, et réalisée conjointement par Elsa Beaulieu, Dorval Brunelle et Philippe Minier. Intitulée, Le libre-échange, la libéralisation et l’emploi des femmes au Québec. Cette recherche a été publiée en juillet 2004 par l’Alliance de recherche IREF/Relais-femmes (ARIR), la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et l’Observatoire des Amériques. Il s’agit, à l’origine, d’une demande adressée à l’ARIR par la FFQ, en octobre 2002, dans le but d’avoir des données sur les conditions de vie et de travail des femmes au Québec. Le projet visait alors à mieux outiller les femmes d’ici afin qu’elles participent à la grande consultation populaire (CONSULTA) devant se dérouler dans les pays concernés par le projet de Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA). Les résultats de la recherche apportent un éclairage que nous pouvons utiliser maintenant pour mieux comprendre les effets sur l’emploi des femmes au Québec des politiques de libéralisation mises en place dans le contexte de la globalisation de l’économie et du développement des accords de libre-échange.

 

Cet outil de formation a été élaboré à la suite d’une formation donnée par Dorval Brunelle, au printemps 2005, dans le cadre de l’ARIR et des Services aux collectivités de l’UQAM. Cette activité a rejoint plus d’une vingtaine de femmes provenant de différents groupes et intéressées à y transmettre cette formation.

 

Le contenu du présent outil s’inscrit en complémentarité avec l’outil de formation de la FFQ sur la ZLÉA développé dans le cadre de la CONSULTA ainsi qu’avec d’autres outils élaborés autour du thème de la mondialisation. Nous ne reprendrons donc pas les aspects abordés dans ces divers instruments touchant par exemple les définitions de la mondialisation, de la globalisation, les aspects relatifs au contenu de l’ALENA, du projet de ZLÉA, etc. Certains de ces éléments seront repris à l’Annexe1.

 

L’objectif de cette formation est de mieux comprendre les effets des politiques actuelles de libéralisation sur le travail des femmes, de cerner comment ces politiques renforcent la division sexuelle du travail déjà présente et de stimuler l’action à entreprendre solidairement pour freiner le développement de telles politiques en ouvrant sur des voies alternatives.

 

 

Cet outil de formation se divise en cinq blocs :

 

1)      Activité de sensibilisation en guise d’amorce (20 minutes) à déterminer selon les auditoires

2)      Libéralisation et précarisation de l’emploi : les conclusions de la recherche (1h30)

3)      L’État-providence (1h20)

4)      L’État néolibéral (1h00)

5)      Axes de revendications et résistances (1h00)

 

(Cette formation est prévue pour une journée. S’il fallait la réduire à trois heures, il faudrait éliminer plusieurs acétates des blocs 3 et 4.)

 

Vous aurez constaté que le cheminement proposé n’est pas linéaire. Les conclusions de la recherche nous situent d’emblée dans le contexte actuel, mais pour comprendre pourquoi nous en sommes là, il est nécessaire de remonter l’histoire au moins jusqu’à l’avènement de l’État-providence. Nous verrons mieux ainsi la rupture qui s’opère entre l’État-providence et l’État néolibéral.

 

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