27 mai 2012
Communiqué de presse

2e colloque des États généraux de l’action et de l’analyse féministes « Retraçons notre histoire, préparons nos luttes »

 

Montréal, le 28 mai 2012 – Dans le cadre des États généraux de l’action et de l’analyse féministes, plus de 340 femmes ont pris part en fin de semaine à une réflexion visant à se doter d’une vision commune des défis à relever pour le mouvement féministe au Québec.

En effet, les femmes réunies au Colloque «Retraçons notre histoire, préparons nos luttes » se sont penchées sur les sujets que le mouvement devra aborder dans les prochaines années afin de voir naître une société inspirée du projet féministe.
« Le mouvement féministe a décidé d’entreprendre de grands chantiers de travail qui témoignent de la volonté du mouvement des femmes à participer à part entière à tous les débats de société et de proposer un projet féministe de société » explique Alexa Conradi, l’une des trois porte-paroles des États généraux.

Parmi les chantiers on trouve la volonté de développer des propositions visant une refonte radicale du système économique et politique afin que l’État soit au service de la démocratie et du bien commun. Les femmes ont également exprimé leur volonté à articuler un projet de société féministe et à développer des alliances avec les mouvements sociaux – pour faire avancer les luttes – pour préserver les acquis – pour défendre le bien commun et protéger les ressources. On pense ici au développement d’alliances avec les peuples autochtones et les milieux écologistes pour développer une vision féministe autre que celle incarnée par le Plan nord.

On trouve également la volonté d’identifier comment contrer la montée des intégrismes religieux ainsi que la marchandisation du corps et de la sexualité des femmes. Les femmes réunies ont également décidé de contrer les menaces à l’autodétermination des femmes et à leur santé, tant au plan de leurs droits reproductifs qu’au niveau de leur santé mentale.

Les femmes sont également déterminées à contrer le mythe de l’égalité atteinte en trouvant les moyens de le déconstruire notamment en transmettant l’histoire et les résistances des femmes.

En solidarité avec les femmes autochtones, il a été décidé de mettre également sur pied une table de travail ayant pour but d’identifier les moyens de transmettre et vulgariser l’histoire, les pratiques et les cultures autochtones, et tisser ou consolider les solidarités en vue de la fin de l’oppression et l’exclusion.

Dans les prochaines semaines, des tables de travail seront mises sur pied pour alimenter le mouvement. « On parle d’un vaste projet démocratique où les femmes, les groupes de femmes et les féministes sont appelées à se pencher sur les pistes à développer pour améliorer la vie des femmes et la société» affirme Délice Mugabo, jeune féministe antiraciste et porte-parole.

Les tables de travail devront se documenter, préparer des formations ou des sessions de réflexion, identifier les obstacles et les opportunités à saisir et outiller le mouvement pour qu’il se prépare au Forum de clôture des États généraux à l’automne 2013.

« Nous sommes ravies qu’autant de femmes et de groupes aient répondu à l’appel du comité d’orientation des États généraux. Alors que le Québec vit une période trouble, le mouvement féministe, avec les États généraux, témoigne de son intérêt à trouver des solutions aux enjeux de société et des femmes d’aujourd’hui » conclut Isabelle Picard, féministe active dans le mouvement communautaire à Lévis et porte-parole.

Les États généraux de l’action et de l’analyse féministes c’est un espace pour que femmes, féministes et groupes de femmes fassent le bilan de leurs victoires et réfléchissent sur comment et pour quels défis elles veulent être ensemble ces prochaines années.

Pour participer aux États généraux ou en savoir plus visitez le www.etatsgenerauxdufeminisme.ca

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