12 avril 2011
Communiqué de presse

Respect du droit des femmes à l’égalité : des élections fédérales décisives

 

Montréal, le 12 avril 2011 – S’appuyant sur le bilan du gouvernement sortant ainsi que sur certaines promesses électorales, un regroupement de groupes nationaux de femmes du Québec tient à témoigner de sa profonde inquiétude quant à l’issue de l’élection qui verrait s’amplifier les reculs vécus ces dernières années sur le plan de l’égalité pour les femmes au Canada.

Recul de l’égalité au Canada

En effet, le Canada n’a cessé de reculer dans les index internationaux d’égalité, passant du 7e rang en 2004 au 25e rang en 2009 selon l’indice d’inégalité entre les sexes établi par le Forum économique mondial. Ceci n’est pas le fruit du hasard, c’est le fait d’orientations claires contre l’avancement de l’égalité des femmes.

Voici quelques exemples du bilan du gouvernement sortant sur ce plan :

  • Il a annulé le programme national de financement des services de garde.
  • Il a multiplié les projets de loi remettant en question le libre choix en matière d’avortement et cessé de financer ces services au niveau de l’aide internationale.
  • Il a aboli le financement des activités de défense de droits des femmes pour faire taire des voix critiques.
  • Il a fermé 12 des 16 bureaux régionaux de Condition féminine Canada.
  • Il a cessé de reconnaître le travail invisible des femmes en supprimant des questions sur le travail gratuit dans le recensement.
  • Il a remis en question le droit à l’équité salariale des travailleuses de la fonction publique.
  • Il a financé des groupes religieux conservateurs.
  • Il a proposé des restrictions au système de réfugiés pénalisant ainsi les femmes victimes de violence sexuelle et homophobe.
  • Il a travaillé d’arrache-pied pour abolir le registre des armes à feu – promesse qu’il tiendra s’il devient majoritaire.
  • Il a promis en début de campagne électorale d’autoriser le fractionnement fiscal des revenus dans le couple, une forte incitation dans les familles aisées à ce que les femmes restent au foyer.

Les partis politiques interpellés

Par ailleurs, les groupes de femmes interpellent tous les partis afin qu’ils fassent connaître leurs propositions pour faire cesser les reculs que vivent actuellement les femmes au Québec et au Canada. Ils veulent savoir ce que les partis ont à dire sur les enjeux fondamentaux qui préoccupent les femmes.

Sur le plan économique et social, qu’ont-ils à proposer sur la lutte contre la pauvreté des femmes, l’itinérance et l’accès aux logements sociaux accessibles/adaptés et abordables pour les femmes, la discrimination à l’endroit des femmes au niveau de l’assurance emploi, l’instauration d’un programme national de services de garde qui soit universel, accessible, abordable, de qualité, sécuritaire, public et sans but lucratif ainsi que sur le droit à l’équité salariale pour les femmes travaillant dans les entreprises sous juridiction fédérale?

Sur le plan de la lutte contre l’exclusion, quels sont leurs engagements envers la reconnaissance des droits des femmes autochtones, l’application, le développement et l’imputabilité des programmes d’accès à l’égalité, le Programme des aides familiaux résidants auquel des changements majeurs doivent être apportés, entre autres par la levée de l’obligation de résidence et le rattachement systématique des aides familiales à leurs employeurs?  Qu’ont-ils à dire sur l’amélioration de l’accès universel aux transports de juridiction fédérale et sur le développement de politiques d’immigration non discriminatoires, par exemple dans le cas de parrainage ou de regroupement familial?

Sur le plan de la lutte contre la violence, qu’ont-ils à apporter comme solutions à la violence envers les femmes, à la situation des femmes demandeuses d’asile victimes d’agression sexuelle?

Sur le plan de l’armement, qu’ont-ils à dire face à l’augmentation des budgets militaires?

Sur le plan de la santé, quelles sont leurs propositions concernant les droits reproductifs, l’indépendance de Santé Canada, l’investissement dans les programmes pour les soins à domicile?

Finalement, sur les droits humains, que pensent-ils de l’influence grandissante des groupes religieux dans la politique fédérale et comment comptent-ils assurer le financement des groupes de défense des droits des femmes au Canada?

Les femmes composent plus de 50% de la population canadienne. « Nous invitons les femmes du Québec à aller voter le 2 mai prochain et à envoyer un message clair à l’effet qu’elles n’ont aucunement l’intention de voir reculer encore davantage le droit des femmes à l’égalité », déclare Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.

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Pour information : Fédération des femmes du Québec : (514) 876-0166, poste 1501 ; cellulaire (514) 717-4847; www.ffq.qc.ca; Blanche Paradis, Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec : (450) 438-5821 ; Nathalie Goulet, Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT) : (514) 839-1220.

Source : Fédération des femmes du Québec (FFQ), Alliance des femmes handicapées du Québec (AFHQ), Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT), Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ, Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec, L’R des centres de femmes du Québec, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC), Regroupement Naissance Renaissance (RNR), Relais-Femmes, Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec, Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF).
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