À cette occasion, les groupes de femmes feront la démonstration que le gouvernement du Québec peut effectuer d’autres choix que de privatiser et tarifer davantage les services publics et de sabrer dans les programmes sociaux pour élaborer son budget visant à atteindre le déficit zéro d’ici 2013-14. Ces changements auront un effet néfaste et discriminatoire pour les femmes et contreviennent aux engagements internationaux du Québec à l’égard du droit des femmes à l’égalité.
Autres alternatives fiscales possibles
À l’instar des 140 organisations membres de la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics, les groupes de femmes proposent que le gouvernement s’engage dans une refonte du régime fiscal de façon à réduire les iniquités sociales et pour assurer le droit des femmes à l’égalité. D’autres sources de revenus existent pour renflouer les coffres de l’État ; le gouvernement peut explorer des options plus égalitaires – mais il refuse de les considérer. Les groupes de femmes exigent le retrait des mesures introduites dans le budget de l’an dernier, notamment l’accélération de la hausse des frais de scolarité à partir de 2012 ; la hausse des tarifs d’électricité à compter de 2014 ; la contribution santé de 25$ en 2010, 100$ en 2011 et 200$ en 2012, peu importe le revenu des personnes ; et toute compression budgétaire ayant un impact sur la qualité et l’accessibilité des services publics et programmes sociaux.
Investir dans l’égalité économique
Les groupes de femmes proposent également d’investir dans la lutte contre la pauvreté et la justice économique pour les femmes, notamment,
Le mémoire est disponible à http://www.ffq.qc.ca/2011/01/memoire-de-la-ffq-deposee-dans-le-cadre/.