Plus de la majorité des personnes représentées par le SFPQ sont des femmes qui travaillent pour le bien-être de la population dans les différents ministères et organismes québécois. La privatisation des services publics fragilise ces travailleuses dont plusieurs d’entre elles sont déjà dans une situation précaire. « L’expérience nous apprend que le démantèlement de l’État et le recours à la sous-traitance contribuent à augmenter la tarification des services publics et à diminuer les conditions de travail du personnel. De plus, il est prouvé, hors de tout doute, qu’un travail effectué par un sous-traitant coûte beaucoup plus cher que lorsqu’il est réalisé par du personnel permanent », explique madame Grandmont.
À l’image de la marche mondiale, le SFPQ dénonce toutes hausses des tarifications qui contribuent à l’appauvrissement de la population. Le Syndicat estime que l’État doit chercher d’autres sources de financement en luttant contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux, en imposant davantage les particuliers à très hauts revenus, en limitant les divers crédits d’impôt et congés fiscaux aux entreprises. « Au lieu de recourir à ces mesures équitables, le gouvernement appauvrit la population en générale et particulièrement les femmes. Les citoyennes et les citoyens sont en droit de s’attendre à un peu plus de respect, de justice et d’équité de la part de nos dirigeants », conclut la porte-parole syndicale.
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