Rimouski, le 16 octobre 2010 – En cette cinquième journée d’actions de la Marche mondiale des femmes, des femmes de partout au Québec se mobilisent autour le thème du respect des droits des femmes autochtones et pour demander l’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Ellen Gabriel, présidente de Femmes Autochtones du Québec, rappelle que « le Canada est un des deux derniers pays à ne pas soutenir cette Déclaration alors que son adoption sans réserve et sans conditions, constituerait un geste de réconciliation important envers les peuples autochtones au Canada ».
La Déclaration étant le premier instrument international à reconnaître la double discrimination dont sont victimes les femmes autochtones à travers le monde, la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes a tenu à réaffirmer son soutien aux femmes autochtones de la province en s’alliant à leur demande pour que le Canada adopte cet important instrument de droits de la personne.
« Il est extrêmement important que les femmes de différentes nations fassent preuve de solidarité entre elles. C’est pourquoi, en appui aux luttes de nos sœurs autochtones, nous avons décidé d’intégrer dans nos demandes l’adhésion du Canada à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones », explique Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec et porte-parole de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes.
Pour Anne Archambault, Grand Chef de la Première Nation Malécite de Viger, « cet esprit de solidarité et d’entraide s’est concrétisé dans le Bas-St-Laurent par le travail conjoint des organisations de femmes autochtones et allochtones pour l’organisation de l’accueil de la Marche mondiale des femmes». Elle a aussi ajouté que les Premières Nations « n’attendront pas que la Déclaration soit adoptée pour la mettre en marche ».
La Déclaration des Nations Unies constitue un appui essentiel pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans les communautés autochtones. En demandant le respect des droits des peuples autochtones en général, la Déclaration rappelle que le respect des droits des femmes passe par la reconnaissance des droits des peuples.
Malgré les promesses du gouvernement canadien lors du discours du Trône en mars 2010 d’appuyer la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, plus aucun signal ne provient d’Ottawa depuis.
De plus, il est décevant que l’Assemblée nationale n’ait pas encore adopté une motion unanime en faveur de la Déclaration. Avec la réponse du gouvernement à la Marche mondiale, on comprend mieux pourquoi. Le gouvernement du Québec veut imposer des conditions à l’adoption de cette motion, ce qui serait inacceptable pour Femmes autochtones du Québec et la Coordination du Québec de la MMF. Pour consulter la réponse du gouvernement québécois :
http://www.scf.gouv.qc.ca/fileadmin/publications/marchemondiale/champ5_Marchemondialedesfemmes.pdf
La Déclaration a été adoptée le 13 septembre 2007 par 143 États. Depuis, 4 États se sont joints à la liste des signataires.
| Contacts : Aurélie Arnaud
Responsable des communications Femmes Autochtones du Québec Tel. : 514-239-0088 |
Charlotte Dussault
Responsable des communications de la Marche mondiale des femmes Fédération des Femmes du Québec Tél : 514-585-3879 |