13 octobre 2010

Le bras policier tait la critique sociale à contrecœur

 

Laval, le mercredi 13 octobre 2010. – À Laval, ce matin, la police de Laval à, bien malgré elle, tu des citoyennes qui exprimaient pacifiquement leur critique sociale et politique entourant la privatisation de notre système de santé public.

CHIFFRES ET DESCRIPTION

Les citoyennes, au nombre de huit, étaient réparties en trois groupes. Le premier a déployé une bannière (voir image ci-jointe) sur le viaduc René Laennec qui chevauche la 440. Le second était sur le viaduc St-Martin au-dessus de l’autoroute 15. Puis le troisième était au-dessus de la 19, un peu au sud du boulevard Concorde. Les deux premiers groupes ont tenu leur bannière pendant une quarantaine de minutes, alors que le troisième a tenu la sienne pendant 1 h 45. Les estimés faits au-dessus des autoroutes suggèrent que 60 voitures passent à toute les minutes : un total de 11 110 voitures auront vu nos bannières.

POLICE, LOI & DEVOIRS CITOYENS

La police de Laval a été courtoise dans son application de la loi. En fait, les citoyennes ont ressenti l’approbation du corps policier, des automobilistes, piétons et cyclistes. Il semble que la cause défendue soit légitime aux yeux de toutes et tous : l’accessibilité universelle aux services de santé et aux services sociaux, et un certain ras-le-bol à l’endroit du premier ministre. Néanmoins, les Citoyennes Unies Résistantes et Ecoeurées (CURE) n’ont pu exercer pleinement leur devoir citoyen.

En effet, lorsqu’un gouvernement élu met en danger les fondements de la démocratie, le peuple a la responsabilité de le dénoncer afin de préserver l’état de droits. C’est pour cette raison que les Citoyennes Unies Résistantes et Ecoeurées ont déployées trois bannières visant à alerter la population des dangers découlant des choix politiques du gouvernement qui menacent un droit fondamental.

LE MESSAGE POLITIQUE

 « Selon nous, les choix politiques des derniers gouvernements provinciaux s’inscrivent dans une logique économique allant à l’encontre de l’accessibilité aux services de santé et aux services sociaux. Parce que les plus démuni-e-s et les femmes seront les plus touché-e-s, nous sommes inquiétées par cette tendance déstructurante. Nous la trouvons illégitime, injuste, inadmissible et antidémocratique. N’oublions pas que ce sont les femmes qui sont les principales usagères du réseau, et qui en sont les principales travailleuses (80%). De plus, ce sont elles, le plus souvent, qui prennent la relève, comme proches-aidantes, lorsque le système fait défaut. »

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Source et information :

Justine L.

Attachée de presse – CURE

Cellulaire : (514) 756-5117

http://www.youtube.com/watch?v=p1gGoPgc4sk&feature=player_embedded

Citoyennes unies, résitantes et ecoeurées

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