7 octobre 2010
Communiqué de presse

La Marche mondiale des femmes exige des réponses : On a assez étiré l’élastique!

 

QUÉBEC, le 7 oct. /CNW Telbec/ – Dans le but de rappeler aux gouvernements leur responsabilité à l’égard des femmes, des dizaines de militantes de la Marche mondiale des femmes au Québec ont signifié leur détermination à obtenir des réponses de Jean Charest et Stephen Harper devant l’Assemblée nationale, à Québec. Des députés de l’Assemblée nationale ont assisté à l’événement.

On a assez étiré l’élastique!

L’action mettait en scène une conférence de presse où les premiers ministres du Québec et du Canada réagissent aux demandes de la Marche mondiale des femmes (MMF). Sur le ton irrévérencieux des capsules web de la MMF, cette conférence fait la parodie des orientations gouvernementales en matière d’égalité et de solidarité sociale. Un « lance-pierre » en forme de soutien-gorge a projeté des souliers géants de marcheuses sur un mur symbolisant les politiques gouvernementales, réussissant par le même coup à défaire leur résistance.

« Les gouvernements ont assez étiré l’élastique. Plusieurs indices démontrent qu’un recul de l’égalité s’opère en ce moment. On conscrit les femmes pour remplacer l’État providence », déclare Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et porte-parole de la Marche mondiale des femmes. « Les gouvernements affaiblissent le droit à l’équité salariale et les revenus des femmes stagnent, et dans certains cas reculent. La sexualisation de l’espace public et les publicités sexistes portent atteinte à la dignité des femmes et remettent en cause l’égalité dans les relations entre les femmes et les hommes. C’est à se demander si les gouvernements prennent ces reculs au sérieux », ajoute-t-elle.

« L’action d’aujourd’hui visait à rappeler aux gouvernements que nous voulons des réponses aux solutions que nous leur avons proposées en mars dernier. La Marche mondiale des femmes commence dans moins de 5 jours et nous n’avons toujours pas reçu de réponses concrètes à nos demandes », poursuit madame Conradi.

Demandes au gouvernement du Québec

Pour combattre la pauvreté chez les femmes, le gouvernement doit augmenter le salaire minimum à 10,69$ l’heure et abolir les catégories à l’aide sociale. Pour mettre fin à la marchandisation du corps des femmes, la MMF propose d’introduire un programme spécifique d’éducation sexuelle à l’école et une loi interdisant les publicités sexistes. Dans la lutte contre la violence envers les femmes et la militarisation, le gouvernement du Québec doit interdire le recrutement militaire dans les établissements scolaires. Il doit aussi mettre fin à la privatisation et à la tarification des services publics, notamment en éducation et en santé, et protéger nos biens communs, comme l’eau et l’air, de la commercialisation.

Demandes au gouvernement du Canada

La Marche mondiale des femmes exige le retrait immédiat des troupes canadiennes de l’Afghanistan, une garantie que le droit inaliénable des femmes de décider d’avoir ou non des enfants sera respecté et demande au gouvernement du Canada d’adhérer, sans conditions, à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Du 12 au 17 octobre, des milliers de femmes et d’hommes seront en marche partout au Québec. De nombreuses actions collectives sont prévues et les gouvernements doivent donner des réponses positives à toutes celles et ceux qui participeront à cette importante mobilisation populaire. Un rassemblement regroupant plus de 4000 personnes aura lieu le 17 octobre à Rimouski.

Renseignements:

Charlotte Dussault, responsable des communications pour la Marche mondiale des femmes, Fédération des femmes du Québec, cellulaire : 514-585-3879, courriel : cdussault@ffq.qc.ca ; site : www.ffq.qc.ca

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