12 octobre 2010
Communiqué de presse

Début de la semaine d’actions de la Marche mondiale des femmes

 

La Ministre St-Pierre refuse de s’engager sur les demandes de milliers de femmes  

Montréal, 12 oct. – Le 12 octobre marque la première journée d’actions de la Marche mondiale des femmes au Québec. Du 12 au 17 octobre, des milliers de femmes et d’hommes de toute la province se mobilisent autour de sujets de première importance pour les femmes du Québec et pour la population dans son ensemble. On assiste à un recul des droits de femmes et la Marche mondiale des femmes rappelle l’importance de ses revendications pour y remédier. 

« Que ce soit sur les publicités sexistes, le droit à l’avortement, la privatisation et la tarification des services publics, le recrutement militaire dans les écoles, les droits des femmes autochtones, les cours d’éducation à la sexualité, la guerre en Afghanistan, l’abolition des catégories à l’aide sociale ou la hausse du salaire minimum, la Marche mondiale des femmes a présenté des solutions concrètes à ces enjeux ayant un impact majeur sur la violence et la pauvreté que vivent les femmes », explique madame Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec et porte-parole de la Marche mondiale des femmes.  

La ministre de la Condition féminine, madame Christine St-Pierre, a dit hier que le gouvernement du Québec ne peut répondre positivement et rapidement aux demandes exprimées par la Marche mondiale des femmes. « Il est inacceptable, arrogant et méprisant que le gouvernement soit si peu à l’écoute de demandes reçues il y a déjà plus de sept mois.  Il est encore plus arrogant de se faire dire par le gouvernement du Québec que certaines demandes de la Marche mondiale des femmes ne sont pas des enjeux de condition féminine. Le choix de nos revendications a fait l’objet d’un long processus démocratique au sein du mouvement des femmes. Cela représente plusieurs milliers de femmes de tous les milieux et de toutes les régions du Québec qui ont débattu et qui se sont questionnées sur ce que sont aujourd’hui les enjeux les plus importants pour les femmes au Québec » continue-t-elle. 

« Il est hors de question que le gouvernement en reste là ! C’est en ce moment que les femmes marchent ! Et elles se feront entendre toute la semaine.», s’exclame madame Conradi. 

Plusieurs regroupements nationaux membres de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes étaient représentés aujourd’hui à la conférence dont L’R des centres de femmes du Québec, le Front commun des personnes assistées sociales du Québec, Au bas de l’échelle, le Comité de condition féminine de la CSN, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Femmes autochtones du Québec (FAQ), la Fédération du Québec pour le planning des naissances et la Fédération des femmes du Québec.

La Marche mondiale des femmes se déroule toute la semaine partout au Québec et mobilise les femmes autour de plus de 300 activités. Elle culmine avec un rassemblement national à Rimouski le 17 octobre qui regroupera plus de 4000 personnes. Les femmes ne se tairont pas tant qu’elles n’auront pas de réponses. 

Pour consulter le libellé intégral des revendications de la Marche mondiale des femmes, consultez le www.ffq.qc.ca.

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Renseignements : Charlotte Dussault, responsable des communications pour la Marche mondiale des femmes, Fédération des femmes du Québec, cellulaire : 514-585-3879, courriel : cdussault@ffq.qc.ca ; site : www.ffq.qc.ca

Mots-clés :
Luttes : Marche mondiale des femmes

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