1 septembre 2010
Communiqué de presse

L’éducation à la sexualité en milieu scolaire : trop essentielle pour être optionnelle et aléatoire

 

Montréal, 1er septembre 2010 - La disparition des cours d’éducation à la sexualité, qui étaient intégrés au programme de formation personnelle et sociale jusqu’en 2001, a eu un impact majeur sur l’éducation des jeunes au Québec. Plusieurs personnes œuvrant dans les milieux de l’éducation et de la santé revendiquent avec la Marche mondiale des femmes que le gouvernement du Québec réinstaure un programme spécifique d’éducation à la sexualité dans une perspective de rapports égalitaires, non sexistes et non hétérosexistes. 

 «Selon le Ministère de la santé et des services sociaux, entre 2004 et 2008, l’augmentation du nombre de gonorrhées a été 5 fois plus importante chez les femmes, particulièrement chez les 15-24 ans, à un âge où la prévention et l’éducation sont primordiales. On constate aussi que les cliniques jeunesses et les infirmières scolaires sont de plus en plus sollicitées » explique Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et porte-parole de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF).  

 « Le contenu du programme d’éducation à la sexualité est maintenant « transversal » à toutes les matières. Il est donc sous la responsabilité de tout le personnel de l’éducation et de personne en particulier » déplore  Ainsley Jenicek, de la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN). « Pourtant, l’éducation doit offrir une vision globale de la société et la sexualité en fait partie » continue-t-elle. 

 « L’environnement des jeunes est hypersexualisé. L’éducation à la sexualité à laquelle trop de jeunes ont accès est souvent celle contenue sur Internet et dans les magazines. Quand ces images s’imprègnent dans leur imaginaire, cela peut être un obstacle à une sexualité saine » affirme Rosa Pires du Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS). 

« Le gouvernement doit prendre ses responsabilités. Il doit maintenant travailler à mettre en place un programme, du matériel adéquat, du temps spécifique et de la formation pour les personnes travaillant dans le milieu de l’éducation, afin que l’école puisse elle aussi assumer pleinement ses responsabilités face à l’éducation à la sexualité » termine Mme Conradi. 

Dans cette optique, des milliers de femmes marcheront partout au Québec le 14 octobre prochain. 

Pour plus d’informations sur la Marche mondiale des femmes au Québec, consultez le  www.ffq.qc.ca

 
Organismes et individus en appui :
 

À deux mains/Head & Hands

Comité Condition féminine de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ)

Comité de la condition des femmes de la Centrale des syndicats du Québec

Coalition nationale contre les publicités sexistes (CNCPS)

Fondation Filles d’action/Girls Action Foundation

Mme Josée Scalabrini, enseignante et vice-présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ)

Dr Réjean Thomas, fondateur de la clinique L’Actuel

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Renseignement :

Charlotte Dussault, Responsable des communications pour la Marche mondiale des femmes, Fédération des femmes du Québec, Cellulaire : 514-585-3879, Courriel : cdussault@ffq.qc.ca Site : www.ffq.qc.ca

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