7 septembre 2010

Une campagne qui a du mordant!

 

L’avez-vous vue notre première capsule? Moi je l’aime beaucoup, je trouve que ça montre que le mouvement des femmes se renouvelle constamment tout en continuant de lutter pour des revendications qui sont toujours d’actualité.

Tel que discuté avec la Coordination du Québec pour la Marche mondiale des femmes, nous avons décidé de hausser le ton et c’est ce que nous espérons faire avec ces capsules.  C’est un test, un changement de ton, plus mordant et subversif. Nous espérons que ça vous plaira.

Donnez-nous vos commentaires pour que nous puissions évaluer la portée de cette nouvelle approche! Nous avons hâte de vous lire!

Et surtout, n’oubliez pas de diffuser ces capsules. Il faut créer un débat de société.

On a assez étiré l’élastique, il est temps que ça change!

Commentaires

8 commentaires sur “Une campagne qui a du mordant!”

  • Chantal Mantha dit :

    Il était temps ! Nous nous disions justement que pour que le discours féministe élargisse son cercle d’initiées et rejoigne plus de monde, il faudrait le dépoussiérer. Voilà qui est fait !

  • Geneviève Hétu dit :

    Moi je suis mal à l’aise devant la position prise envers les travailleuses du sexe. Peut-être aurait-elle pu se ramasser devant le choix déchirant de vendre ses meubles, ses cd et ses vêtements et de se ramasser à la rue (qui aurait plutôt dénoncé l’itinérance en réponse à la pauvreté sans cesse grandissante de plusieurs femmes) plutôt que d’enlever sa brassière? Que faites-vous de celles qui choisissent de faire ce travail et pour lesquels vous devriez aussi lutter (dans le but d’améliorer leurs conditions de travail difficiles)? La FFQ a-t-elle finalement pris position au sujet du travail du sexe?
    C’était mon opinion!

  • Bonjour Geneviève, merci pour ton commentaire pertinent. Pour répondre à ta question, la FFQ n’a pas changé sa position concernant le travail du sexe. Cette capsule Web a pour objectif de faire prendre conscience que notre filet social n’est pas si sécuritaire qu’il n’y parait et que les choix que les femmes doivent faire pour sortir de la pauvreté sont parfois difficiles. Il est vrai que nous aurions pu choisir une solution différente pour illustrer notre propos et tu en nomme quelques unes. Ainsi, la prostitution/travail du sexe n’est certes pas le seul moyen de sortir de la pauvreté.
    Merci encore de ton commentaire.

  • Amélie Jolie dit :

    Je suis travailleuses du sexe, qui s’implique énormément pour la décriminalisation de notre travail. Lutter aussi contre les préjuger et le mépris envers nous. Je sais très bien que c’est frustrant d’être au salaire minimum. Bien des féministes abolitionniste veulent même nous faire croire que le travail du sexe c’est une absence de choix… ou ce n’est pas un travail. Je lutte souvent contre cette propagande abolitionniste. C’est un choix qu’on a fait, on aimerait un peu de respect envers nous et on sait très bien que ce n’est pas un travail pour tout le monde. Et des choix il y en a d’autre.

    Dans votre vidéo, je cite l’actrice. «Vas tu falloir que j’enlève ma brassière pour arriver?»

    C’est quoi… c’est une menace de faire le travail du sexe? On est rendu au plus bas de l’échelle humaine, quand on fait ce travail. Réalisez vous à quel point c’est choquant pour nous Travailleuses du sexe de voir une vidéo comme ça?

    Le reste de la pub j’ai rien à redire, c’est très vrai, c’est super bien fait. Mais, je trouve ça vraiment bas, que vous vous serviez des travailleuses du sexe pour faire passer votre message. Surtout que vous savez très bien à quel point c’est dure pour nous de faire tomber les préjuger et de faire respecter nos droits. On est encore criminel aux yeux de la loi.

    Une autre chose, on fait rentrer plein immigrant au pays pour combler les postes que les québécois/canadien ne veulent pas, car les salaires sont trop faible. Du travail il y en a plein… c’est le salaire qui ne suis pas toujours.

    Moi je vois que du mépris… et ça continue à alimenter les préjuger envers nous. Un gros merci à la FFQ.

    Amélie Jolie, travailleuse du sexe depuis 4 ans et demi.
    Membre de l’union des TDS du Québec

  • Une femme entre 2 monde dit :

    Avez-vous déjà pensé qu’en banalisant les problèmes que connaissent certaines femmes, en donnant la simple explication que celles qui se prostituent le font car elles n’arrivent pas avec le BS, vous faites du tords à toutes les femmes…Vous croyez que prostituée=paumée ? Prostituée = certainement difficultés, mais elles peuvent être du à autre chose que leur manque de compétences profesionnelles. Comme si les femmes n’ont que 2 choix dans la vie, le bs ou la prostitution. Dans les deux cas, elle est une victime du méchant dominateur homme.

    Certaines femmes se prostituent, sans être plus “un choix” ou “un travail” et ce n’est pas car elles n’arrivent pas avec leur BS. Que faites-vous de ces femmes qui sortent de ce milieu sans se sentir victime ? Avec ce type de message, vous en faites des victimes car vous leur collé une étiquette. Pourtant, leur discours de la réalité du milieu pourraient vous être utile. Est-ce ça la vision de la féministe québécoise ?

    La prostitution est un phénomène beaucoup plus complexe que les gens pensent. Mais je comprends, vous cherchez “un coupable” et pendant ce temps il n’existe AUCUNE RESSOURCE A MTL POUR LES AIDER À S’EN SORTIR, mais je comprends, vous avez besoin de nous pour faire avancer votre cause…Au fait, qu’elle est votre cause ?

    Elles ne le font peut-être pas par choix “éclairé”, par plaisir, goût du sexe, mais elles ne méritent pas pour autant cette étiquette. Peut-être comprendrez vous ce message le jour ou vous serez dans cette situation car oui, vous pourriez en venir un jour à vous dire “j’ai pas le choix” et après, quand vous vous en serez sorti, vous comprendrez ce qu’est d’être jugé par “les siennes”. À ce moment, peut-être comme moi, vous vous direz “il faut arrêter cette danse qui nous mène nulle part, au contraire”, mais il sera trop tard, car on vous écoutera plus, vous serez dans l’imaginaire des gens, une victime de votre propre système de victimisation.

  • Une femme entre 2 mondes dit :

    Le pouvoir, ça ne se quémende pas, ça se prend. L’égalité, je pense que les femmes n’en veulent tout simplement pas dans le fond.

  • lulu, artiste féministe dit :

    Moi, je suis déçue par l’utilisation du corps d’une femme pour vendre un discours contre la précarisation économique des femmes. Franchement, était-il nécessaire et pertinent de la voir en brassière, alors que l’on comprend bien le propos par le dialogue de l’interprète? Je trouve le geste, j’oserai dire antiféministe et manquant d’originalité, même s’il na pas été conscient de la part de ces auteures. Une réflexion collective doit être enclenchée sur notre condionnement aux images.

    On tombe dans le panneau de la subversion pour attirer l’attention, la même tactique que la publicité. Pourquoi? Pour atteindre un public plus large? Moi je dis, pas question de reculer sur nos positions politiques, ni sur notre réflexion visuelle sur les impacts de la propagande du patriarcat dans notre imaginaire. Il faut déconstruire!

  • Alexandre Leduc dit :

    Je trouve cette capsule très audacieuse. Bravo pour votre courage politique! J’ai hâte de voir les suivantes et de les commenter.