11 juin 2010

Profilage racial : rendons les femmes visibles!

 

C’est en substance que la FFQ est allée plaider hier lors des consultations de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) sur le profilage racial. Les membres de la Commission ont semblé apprécier notre contribution féministe et nos pistes de réflexions, soit :

  • se pencher sur les impacts spécifiques du profilage racial sur les femmes comme citoyennes, mères, conjointes, etc.;
  • élargir la définition du profilage afin qu’elle prenne en compte des  discriminations qui se traduisent par une invisibilité des problématiques. Par exemple, le manque protection des femmes autochtones par la police, en lien avec des préjugés tenaces.

Le profilage, qu’il soit racial, social ou politique, est une question qui soulève beaucoup de passions en ce moment. En plus des consultations de la CDPDJ, la FFQ participe, hier et aujourd’hui, à un colloque de la Ligue des droits et libertés et du RAPSIM sur le profilage discriminatoire. Ce colloque pose des questions essentielles : À qui appartient l’espace public? Les itinérantEs, les personnes racisées ou minorités visibles, les militantEs politiques et autres marginaliséEs ont-ils la légitimité pour l’occuper? Évidemment, à la dernière interrogation, les participantEs du colloque répondent fermement : Oui! Le racisme et les discriminations ne peuvent JAMAIS être le prétexte évoqué pour « maintenir l’ordre public ».

Le phénomène du profilage nous rappelle quand même que les rapports de domination s’expriment aussi dans les espaces publics. Cependant, comme les lieux de travail pour les marxistes ou l’espace domestique pour les féministes, c’est aussi dans ces lieux porteurs de sens qu’il est possible d’agir collectivement.

Lire la position défendue par la FFQ dans le cadre de la commission

Pour en savoir plus sur les consultations de la CDPDJ

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