13 mai 2010
Communiqué de presse

LE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC DOIT RECULER SUR DAVANTAGE QUE LE TICKET MODÉRATEUR !

 

MONTRÉAL, le 13 mai 2010 – La présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Mme Alexa Conradi, se dit satisfaite de l’annonce, faite hier, par le gouvernement Charest à l’effet de ne pas aller de l’avant, du moins pour l’instant, avec la franchise santé (ou ticket modérateur). Cependant, elle rappelle que le budget du Québec, présenté le 30 mars dernier, introduisait plusieurs autres mesures qui atteindront durement les personnes pauvres et de la classe moyenne, encore majoritairement des femmes, si elles ne sont pas elles aussi revues.

« Hier, le ministre Bachand annonçait du même souffle la mise en place de la taxe fixe sur la santé, sa fameuse contribution santé. Or, l’imposition d’une contribution d’un montant fixe pour tous et toutes, sans égard à leur revenus, est une forme de taxe régressive plaçant une pression accrue sur les personnes à faible revenu », d’affirmer Mme Conradi.

Le gouvernement va de l’avant avec la marchandisation des soins de santé, de l’éducation et de l’ensemble des services publics, avec l’introduction de la logique de l’utilisateur-payeur (hausse des frais de scolarité, franchise et en santé, etc.) et une vision anémique de la lutte à la pauvreté. « C’est ni plus ni moins que le renoncement aux valeurs de solidarité et aux actions pourtant fondamentales de notre gouvernement pour la redistribution de la richesse! », s’indigne Mme Conradi.

Or, la privatisation et la réduction des services publics rendent plus difficile l’accès à ces services pour les femmes et leurs enfants et les forcent souvent à assumer elles-mêmes ces services dans la sphère domestique. Dans une sortie publique, hier, le Conseil du statut de la femme affirmait qu’avec la contribution santé et la franchise santé, le gouvernement Charest « trahit son obligation constitutionnelle de respecter l’égalité entre les femmes et les hommes » (Christiane Pelchat, présidente du Conseil du statut de la femme (CSF), citée dans Le Devoir, 12 mai 2010).

Aux côtés de nos allié-e-s de la Coalition opposée à la tarification et aux privatisations des services publics, la Fédération des femmes du Québec demande au gouvernement de reculer sur l’ensemble des mesures régressives du dernier budget et exige des services publics de qualité financés par des mesures qui n’appauvriront pas les moins nanti-e-s et la classe moyenne.

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Renseignements: Stéfany Ranger, LCOM Communication,                             Bureau 514 393-3178, 1 877 393-3178; cellulaire 514 679-7583

Source : Fédération des femmes du Québec, www.ffq.qc.ca

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