26 avril 2010

Une question de justice

 

Comme membre de l’AREQ (Association des retraitées et retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec, CSQ) et responsable du comité des aînées de la FFQ, je me réjouis de la prise de position de plusieurs associations de personnes âgées ainsi que des partis d’opposition oeuvrant sur la scène fédérale concernant le projet de loi du Bloc québécois visant la bonification du Supplément de revenu garanti (SRG) pour les personnes âgées de 65 ans et plus vivant dans une situation de pauvreté. Cette mesure touchera un grand nombre de femmes âgées vivant sous le seuil de faible revenu. Rappelons-nous en effet que pour une majorité de femmes âgées de 65 ans et plus, le revenu dont elles disposent provient en très grande partie des régimes publics de pension. Actuellement, une femme seule qui n’a comme seule source de revenu la Pension de sécurité de la vieillesse (PSV) ainsi que le Supplément de revenu garanti a un revenu disponible de 14 034$ ! Et si elle reçoit des revenus autres que la PSV, son SRG sera amputé de 50% de ces revenus. Nous pensons notamment que ce pourcentage devrait être réduit.

Autre fait à ne pas oublier, selon des chiffres de 2006, le revenu moyen des femmes de 65 ans et plus représente globalement 62% de celui des hommes (21 909 $ par rapport à 35 404 $). C’est donc dire que les femmes aînées seront particulièrement désavantagées par les récentes mesures prévues au dernier budget.

Commentaires

Nous ne publions jamais les adresses courriel.

Veuillez saisir le code de sécurité ci-dessous :