30 mars 2010
Communiqué de presse

Réaction de la Fédération des femmes du Québec au budget “C’est la renaissance de la réingénierie de l’État sur stéroïdes anabolisants”

 

MONTRÉAL, le 30 mars /CNW Telbec/ – La présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Mme Alexa Conradi, dénonce le fait qu’avec ce budget, le gouvernement annonce le retour de la réingénierie de l’État et entérine la logique du rapport Montmarquette et du Comité consultatif des finances publiques. “Déjà, ce gouvernement défendait mal l’intégrité des services publics, notamment en santé et en éducation. Avec les mesures budgétaires annoncées aujourd’hui, il menace le maintien de notre patrimoine collectif. C’est la réingénierie sur stéroïdes anabolisants qu’on nous propose”, d’affirmer Alexa Conradi.

“Pour palier aux coupes et à la tarification des services publics et des programmes sociaux, les femmes se sentiront obligées d’assumer dans la sphère domestique ce que l’État déleste comme responsabilité”, s’indigne Alexa Conradi. Pourtant la Commission Bird (1970) affirmait que les femmes atteindront l’égalité seulement lorsque l’État partagerait la responsabilité de ces dernières en matière d’éducation et de soins aux enfants et aux personnes en perte d’autonomie. “Les annonces d’aujourd’hui confirme notre impression que le gouvernement rompt avec une approche égalitaire pourtant largement suivie depuis 1970.”

L’introduction de la logique de l’utilisateur-payeur (hausse des frais de scolarité, franchise et possible ticket modérateur en santé, etc.) est une forme de taxe régressive plaçant une pression accrue sur les personnes à faible revenu et annulant les baisses d’impôt consenties à la classe moyenne. De façon spécifique, l’augmentation des frais pèse plus lourdement sur les femmes car leurs revenus sont nettement moindres que ceux des hommes. “C’est tout simplement l’accès aux services publics universels qui est mise en cause” se désole la présidente.

Rien ne laisse croire que le gouvernement s’engage à améliorer les conditions de travail des femmes. Avec la nouvelle Commission nationale sur la participation au marché du travail, on se demande comment s’adapter à la montée du travail atypique plutôt que d’envisager adopter des moyens pour le contrer. Par ailleurs, alors que les femmes continuent à gagner environ 68% du salaire des hommes, la FFQ ne comprend pas le choix d’abolir la Commission sur l’équité salariale et de transférer son mandat au sein de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse.

Enfin, le crédit d’impôt remboursable à la solidarité ne fait que permettre le maintien des personnes pauvres dans la pauvreté. Avec ce budget, il est peu probable que le gouvernement respecte ses engagements en matière de droits sociaux et économiques lors du prochain Plan de lutte à la pauvreté.

Renseignements: Stéfany Ranger, LCOM Communication, (514) 393-3178, cellulaire (514) 679-7583; Source : Fédération des femmes du Québec

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