25 janvier 2010
Communiqué de presse

Conférence internationale des pays donateurs pour la reconstruction d’Haïti

 

Mettons en place un plan viable, solidaire et respectueux des droits des femmes

Montréal, le 25 janvier 2010 – En distribuant des tracts à l’ouverture de la Conférence des pays donateurs pour la reconstruction d’Haïti, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et la Maison d’Haïti ont voulu sensibiliser les décideurs sur l’importance et le respect de certains principes devant guider l’aide internationale et le processus de reconstruction.

L’ampleur du désastre en Haïti a fait des milliers de réfugiées en quête de paix et de sécurité. Dans l’immédiat, la FFQ et la Maison d’Haïti demandent aux gouvernements d’assouplir leurs règles d’immigration et de faciliter la réunification des familles. « Les infrastructures et les services de base nécessaires à la vie se sont effondrés avec le séisme. Les pays donateurs ont les moyens d’accueillir les membres de nos familles, surtout que la diaspora sera là pour les recevoir et subvenir à leurs besoins. Qu’attendent-ils pour faciliter leur venue? », soulève Alain Philoctète, porte-parole de la Maison d’Haïti. Même si la distribution de nourriture, d’eau et de soins médicaux se met peu à peu en place, il ne faut pas oublier les mesures pour protéger les femmes et les filles des agressions sexuelles et du trafic dont la fréquence augmente dans un contexte aussi chaotique. « On doit rapidement protéger les femmes et les filles des violences sexuelles et travailler en étroite collaboration avec les militantes féministes en Haïti », recommande Alexa Conradi, présidente de la FFQ.

Les deux organisations ont également voulu rappeler aux pays donateurs la nature de la solidarité souhaitée. Les pays donateurs doivent se mettre au service des Haïtiennes et des Haïtiens. Ces derniers doivent garder la direction de la reconstruction de leur pays alors que l’aide internationale doit renforcer la souveraineté d’Haïti. « La solidarité des pays donateurs ne doit être attachée à aucune conditionnalité ni chercher à servir les intérêts des pays donateurs. Ce qu’Haïti a besoin, c’est de moyens pour se reprendre en main », ajoute Alain Philoctète.

Avant même le séisme, Haïti avait contracté une dette extérieure importante réduisant ainsi la capacité d’action du pays. La crise actuelle ne doit pas conduire à un nouvel endettement. « Pour permettre à Haïti de s’en sortir, il faudra que la communauté internationale annule sa dette extérieure et n’offre que des dons, pas des prêts », insiste Alexa Conradi. Cette proposition est partagée également par le Secrétariat international de la Marche mondiale des femmes situé au Brésil. Faisant aussi écho aux demandes des féministes haïtiennes, Alexa Conradi rappelle aux pays donateurs que « les femmes doivent être associées au processus de reconstruction dès le départ, car elles sont les piliers de la vie sociale et économique en Haïti ».

Source : Fédération des femmes du Québec (FFQ) et Maison d’Haïti

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