18 août 2009
Communiqué de presse

Avortement : deux groupes de femmes nationaux se réjouissent des recommandations du Collège des médecins

 

Montréal, le 18 août 2009 – La Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) et la Fédération des femmes du Québec (FFQ) se réjouissent de la prise de position du Collège des médecins du Québec qui recommande le retrait de l’avortement de la loi 34. Aussi, elles demandent au ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, qu’il respecte ces recommandations.

Les groupes de femmes ont préalablement demandé le retrait de l’avortement de la loi 33, considérant que cela limiterait l’accès aux services d’avortement dans un délai acceptable. Au contraire, l’application de nouvelles normes restrictives comprise dans la loi 34 aurait comme effet de restreindre la pratique de l’avortement, et par le fait même, son accessibilité.  « L’avortement doit être retiré de la loi 34. Plutôt que de la restreindre avec la loi 34, nous devons travailler à augmenter l’accessibilité aux services d’avortement partout au Québec. Encore de nombreuses femmes doivent attendre parfois jusqu’à quatre semaines avant d’avoir accès aux services. Aussi, seul une cinquantaine de médecins pratiquent ce type d’interventions au Québec et moins de 25 % des établissements du réseau public offrent ce service », déclare Nathalie Parent, coordonnatrice à la FQPN.

Bien qu’étant une intervention simple au plan médical, l’avortement porte une teinte politique particulière. Ce service doit donc être considéré de façon distincte des autres interventions médicales. D’où l’importance d’offrir des services d’avortement de façon humaine, sécuritaire et respectueuse du choix des femmes et ce, dans un lieu réservé à cette fin. L’annonce du Collège des médecins vient appuyer les revendications portées par le mouvement féministe du Québec depuis plusieurs années. « Voilà donc une excellente occasion pour le gouvernement de démontrer sa volonté politique et d’affirmer sa position pro-choix en retirant l’avortement des lois 34 et 33, et en investissant davantage de ressources humaines et financières pour améliorer l’accessibilité des services d’avortement », de conclure Nancy Burrows, coordonnatrice de la FFQ.

Source :
Fédération du Québec pour le planning des naissances www.fqpn.qc.ca
Fédération des femmes du Québec www.ffq.qc.ca

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